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HISTOIRE DE L'EMPIRE PERSE. De Cyrus à Alexandre
Briant Pierre
FAYARD
61,70 €
Épuisé
EAN :9782213596679
Pratiquement inconnu jusqu'alors sur les registres de l'Histoire, le peuple perse, depuis sa base de l'Iran méridional (Fàrs), se lance vers 550 av. J.-C. dans une aventure prodigieuse qui, sous la conduite de Cyrus le Grand et de ses successeurs, va aboutir à la création d'un empire immense entre Asie centrale et Haute-Egypte, entre Indus et Danube. L'Empire perse ou Empire achéménide (du nom de la dynastie régnante) a rassemblé en son sein des pays, des peuples, des langues et des cultures d'une diversité prodigieuse. Cette conquête des pays du Moyen-Orient a causé un bouleversement dans l'histoire du monde: pour la première fois, un Etat unitaire aussi vaste que le futur Empire romain voit le jour et se développe durant plus de deux siècles (550-330). Cette histoire se poursuit jusqu'à la mort d'Alexandre le Grand (323) qui, du point de vue géopolitique, est en quelque sorte le dernier des Achéménides ". Aujourd'hui encore les terrasses, palais, reliefs, peintures et briques émaillées de Pasargades, Persépolis et Suse, les impressionnantes tombes royales de Naqsi-Rustam, la statue monumentale de Darius le Grand, tout vient rappeler au visiteur abasourdi la puissance et le luxe inouïs des Grands Rois et de leurs Fidèles.Longtemps reléguée dans une ombre épaisse par le prestige conjugué de l'" Orient millénaire "et de la" Grèce éternelle "dont elle était exclue, l'histoire achéménide a reçu une impulsion entièrement nouvelle au cours des vingt dernières années. Débarrassée des oripeaux de la" décadence orientale "et de la" stagnation asiatique ", la recherche a également bénéficié de découvertes documentaires décisives dont le nombre n'a cessé de croître, qu'il s'agisse de textes ou de vestiges archéologiques, numismatiques ou bien iconographiques.C'est cette documentation immense et diversifiée que le livre met entre les mains du lecteur: les multiples citations de documents écrits et insertions d'images permettent de suivre l'auteur dans sa démarche d'historien qui, à travers l'espace et le temps, cherche à comprendre comment naît, se développe et sombre un tel empire. Construit sur ces piliers documentaires, nourri par des discussions qui ne masquent pas les interrogations persistantes, clairement articulé autour de chapitres-bilans, ce livre sans précédent ni équivalent offre aussi le minutieux exposé des divergences interprétatives et des hypothèses alternatives, une bibliographie exhaustive et un index très développé. Il s'adresse aussi bien aux historiens, sociologues et anthropologues qu'au lecteur passionné de recherches historiques et de vastes espaces.Pierre Briant, professeur d'histoire de l'Antiquité à l'université de Toulouse-II Le Mirail, est spécialiste de l'histoire du Moyen-Orient à l'époque de la domination perse et des conquêtes d'Alexandre. Il est notamment l'auteur d'Alexandre le Grand (1994), d'Etat et pasteurs au Moyen-Orient ancien (1982), de Rois, tributs et paysans (1982) et de Darius, les Perses et l'Empire (1992)."
Résumé : Est-il encore nécessaire et utile de parler d'Alexandre le Grand -dira-t-on peut-être -, alors même que le rythme et l'ampleur des publications qui lui sont consacrées paraissent incontrôlables ? André Aymard, l'un des plus perspicaces parmi les historiens de l'Antiquité, eut en 1953 une formule lapidaire : "Alexandre ne manque pas d'historiens, et ceux-ci ne manquent pas d'Alexandres." Le moment est venu, non pas tant de faire un bilan des connaissances que de proposer une réflexion sur les manières variées et contradictoires selon lesquelles, au cours des siècles, de l'Islande à Java, ont été échafaudées, contestées, déconstruites et reconstruites les images et interprétations sur lesquelles les historiens continuent de se disputer et leurs lecteurs de rêver. On ne sera donc pas désarçonné de voir fleurir, dans cette ana- lyse critique des lieux communs et de leurs usages selon les époques, des entrées telles que "Croisade", "Mission civilisatrice", "Sikandar", "Maison de Bourgogne" ou "Chute de Constantinople", "Heavy Metal", "Mali", "Maudit Aliksandar" ou encore "Napoléon". Chacune traite de la mémoire d'Alexandre et de ses différentes strates, manifestations et instrumentalisations au cours des siècles, d'Est en Ouest et du Couchant au Levant.
Ce livre n'est pas une biographie d'Alexandre le Grand (356-323 av. J. -C.), figure historique célèbre pour ses conquêtes et l'empire qu'il parvint à édifier. A travers le sort de ce personnage fascinant qui régna sur trois continents, des questions plus générales se posent : quelle est l'origine de la domination d'Alexandre ? Comment comprendre ses objectifs ? Quelle était la situation de l'adversaire, l'empire perse-achéménide, et quelles résistances la conquête y a-t-elle suscitées ? Comment, enfin, l'empire s'est-il organisé, avec quels rapports entre les conquérants et les populations conquises ? Car, au-delà de la seule personne d'Alexandre le Grand, c'est un véritable phénomène historique que Pierre Briant analyse et dont il met en relief les principaux caractères.
C'est l'histoire des Lumières et des débuts de l'âge moderne à travers les tribulations d'Alexandre le Grand sous les plumes européennes des moralistes, antiquaires, philosophes, romanciers, historiens, et bientôt philologues qui le tirent à hue et à dia. Tour à tour, le Macédonien incarne la supériorité des héros antiques; la démesure d'une conquête qui échoue à marier la civilisation européenne à celle de l'Asie; le développement des échanges qui assoit la domination européenne; la première politique d'établissement de comptoirs destinés à devenir des têtes de pont d'une colonisation à entreprendre; une histoire obstruée de légendes et qu'il faut restaurer grâce aux connaissances nouvelles assurées par l'archéologie et la philologie. Cette traversée de l'Europe au tournant de sa modernité s'achève en 1833 avec la publication par un jeune historien, blessé par les invasions napoléoniennes, d'une Histoire d'Alexandre qui passe jusqu'à nos jours pour un tournant fondateur de l'historiographie de l'Antiquité. Il s'appelle Droysen, et pour ses contemporains il est d'abord l'auteur de la première grande histoire nationale de la Prusse. Entre-temps, l'Europe est passée de la Querelle des Anciens à l'ère des nationalismes.
Résumé : "Je suis Darius, le Grand Roi, le Roi des rois, le roi des pays, le fils d'Hystaspes, l'Achéménide..." En 522, un nouveau roi prend le pouvoir en Perse. Des territoires rassemblés par Cyrus il va faire un empire. Suse, Ecbatane, Persépolis en deviennent les symboles. De l'Indus aux Balkans, de Samarkand au Nil, le guerrier perse livrera bataille pour préserver des frontières sans cesse en expansion. Une histoire jalonnée de noms mythiques : les Thermopyles, Marathon, Salamine, Platées... Durant deux siècles, dans la tourmente des révoltes et des guerres, l'Empire perse tient tête au monde. Il devra s'incliner devant un jeune roi de Macédoine. De Cyrus à Alexandre, Pierre Briant fait revivre l'histoire du plus grand empire de l'Antiquité et celle de Darius, sa figure emblématique.
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Réservées d'abord aux professionnels - trop patients, circonspects et tenus par leur minutieux travail de sape pour les claironner à mesure -, les grandes découvertes de l'Histoire ont régulièrement besoin d'une longue maturation. Elles restent longtemps secrètes et se révèlent sans fracas. Il a fallu un siècle et demi de trouvailles, de génie, de fouilles et d'efforts, pour nous aviser que nous tenions bel et bien nos plus vieux papiers de famille, ceux de nos plus reculés parents identifiables en ligne ascendante directe. Ce sont les vénérables créateurs et porteurs de l'antique et brillante civilisation de Mésopotamie, née au tournant du IVe au IIIe millénaire, morte pas loin avant notre ère, et dont il nous reste un gigantesque butin archéologique et un demi-million de documents déchiffrables. Nos ancêtres les Mésopotamiens ont inventé l'écriture, et, grâce à elle, jeté un nouveau regard sur l'univers autour d'eux, mis au point une nouvelle manière de le penser, de l'analyser, de l'ordonner, comme ne l'aurait jamais permis la simple tradition orale - les propres linéaments de ce qui, repris, approfondi et systématisé par les Grecs, est devenu notre rationalité, la véritable armature de notre Science. A la recherche des dernières raisons d'être de cet univers et de l'ultime sens de notre existence d'hommes, ils ont édifié toute une somptueuse et savante mythologie, qui annonce déjà, sur plus d'un point, ce dont Israël, inventeur du monothéisme, composera sa "théologie", laquelle est encore la nôtre, même quand nous cherchons à nous en débarrasser. Ils sont au propre berceau de notre Occident et de sa civilisation, qui, pour l'heure, a presque entièrement conquis le monde. Après Naissance de Dieu, qui étudiait les origines d'un des traits les plus marquants et singuliers de cette civilisation, Jean Bottéro a voulu remonter plus haut, dans la même ligne, jusqu'à l'extrême horizon de l'Histoire - qui commence, en effet, à Sumer, puisque l'écriture et le document y sont nés -, et, dans l'énorme trésor des tablettes cunéiformes, jusqu'ici inventoriées par les seuls gens de métier comme lui, découvrir d'autres balbutiements plus archaïques de notre propre philosophie.
Vingt-trois coups de poignards : le 15 mars 44, le dictateur Jules César est assassiné dans la salle du Sénat romain par des conjurés convaincus qu'il est sur le point de rétablir la royauté à Rome. Comme eux, les spécialistes de la Rome antique ont longtemps considéré que César voulait mettre en place un régime monarchique, afin d'assurer la pérennité de la domination romaine. Depuis quelques années cependant, ce point de vue est remis en cause. César voulait-il vraiment devenir roi ? De ses origines patriciennes à la guerre sans merci qui l'opposa à Pompée, du prestige de l'imperator vainqueur de la guerre des Gaules à l'inquiétude grandissante des républicains face à son projet politique, Christophe Badel revient aux sources pour démêler la légende de l'histoire et retracer le destin tumultueux du premier des César. L'ouvrage analyse les différentes étapes de la vie de César en quatre temps. "Le patricien" rappelle son origine : une famille noble très ancienne prétendant remonter à la déesse Vénus, et sa jeunesse au milieu de la première guerre civile. "Le populaire" relate son ascension politique, en tant que chef du courant populaire jusqu'à la conclusion du premier triumvirat et l'accession au consulat (59 av. J.-C.). "L'imperator" raconte la conquête de la Gaule, qui révèle en lui un très grand général. Enfin, "Le dictateur" narre la guerre civile contre Pompée, la mise en place de la dictature et s'interroge sur sa volonté de s'attribuer la royauté.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Résumé : Depuis 180 ans, les archéologues explorent les sites archéologiques du Proche-Orient à la recherche de cités entrées depuis longtemps dans la légende, à travers la Bible ou la tradition gréco-romaine. Le temps n'est plus à une démarche naïve de confirmation de l'existence de tels cité ou épisode légendaires, car la recherche moderne sur le Proche-Orient ancien s'est nourrie d'un va et vient entre ces légendes (bibliques mais aussi mésopotamiennes), la recherche historique et les travaux des archéologues. Derrière chacun de ces sites archéologiques se dessine par-delà la légende toute une vision d'un monde hautement sophistiqué marqué très tôt par des épisodes catastrophiques, mais aussi par une extraordinaire capacité de régénération, celle de métropoles extraordinairement créatives, d'Uruk à Babylone. Chaque chapitre s'attache donc à évoquer à la fois une thématique issue de récits légendaires, qui est liée à des recherches archéologiques, et à des personnages historiques eux-mêmes souvent pris entre légende et histoire tels Sargon, Assurbanipal ou Nabuchodonosor.