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Les collèges du peuple. L'enseignement primaire supérieur et le développement de la scolarisation pr
Briand Jean-Pierre ; Chapoulie Jean-Michel
PU RENNES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782753516984
On sait que la Troisième République a assuré l'enseignement primaire élémentaire pour tous et créé l'enseignement secondaire des jeunes filles. On sait moins qu'à partir de 1880 la France s'est progressivement couverte d'écoles primaires supérieures et de cours complémentaires offrant aux filles et aux garçons des études prolongées au-delà du certificat d'études. Ces "collèges du peuple", pour reprendre une expression d'époque, allaient permettre à des enfants issus de milieux modestes d'accéder à des emplois d'encadrement moyen. Le présent ouvrage étudie cette zone obscure dans le passé de l'institution scolaire. Rompant avec l'explication habituelle de la croissance de la scolarisation en termes de "demande sociale", il montre la contribution de l'institution scolaire à son propre développement: ainsi le succès de l'enseignement primaire supérieur tient à la fois à ses relations organiques avec l'enseignement primaire élémentaire et à sa souplesse d'adaptation à des populations aux intérêts variés. Autre découverte: à certaines périodes, les collectivités locales ont été des acteurs décisifs du développement de la scolarisation. Une dernière partie examine les relations entre les débats sur "l'école unique", apparus dès 1900, et les évolutions institutionnelles qui ont abouti à l'unification partielle des filières d'enseignement prolongé. La conclusion propose un schéma d'ensemble pour analyser l'école, qui renouvelle les interrogations sur l'école développées par les sciences sociales depuis trente ans.
Depuis toujours, Porsche rime avec course. Les exploits de cette marque, au plus haut niveau de la compétition, sont retracés, année par année, grâce à la description de toutes les voitures construites pour courir et qui menèrent Porsche au succès, assurant ainsi sa réputation mondiale. L'histoire, qui commence par les victoires de ces "tueuses de géantes" que furent les 550 Spyder du millésime 1953, conduira le lecteur à travers les différents types de compétition jusqu'aux extraordinaires 917 de la Can-Am et jusqu'à l'année 1975. Illustré de plus de 650 photos d'époque sélectionnées parmi les plus significatives, cet ouvrage retrace l'épopée des machines spécifiquement faites pour la course, mais aussi le destin d'une marque familiale et des hommes qui les ont conçues, construites et pilotées dans tous les pays du monde.
Bernard Nicolas ; Augustin Jean-Pierre ; Brigand L
Les activités nautiques ont connu ces dernières années un développement considérable, se traduisant par un essor du nombre des amateurs, par la diversification des pratiques et l'extension des espaces maritimes, littoraux ou " intérieurs " concernés. Au-delà des aspects récréatifs ou sportifs, ces activités engendrent des retombées économiques significatives, elles contribuent à modeler les territoires, à animer des groupes sociaux. Le présent ouvrage rassemble des contributions portant sur les implications économiques, sociales, juridiques, environnementales ou spatiales du nautisme. Les auteurs, issus de diverses sciences sociales et représentant plusieurs universités et laboratoires, proposent des approches disciplinaires de la question. Ce travail collectif offre aussi l'occasion de fédérer la recherche sur les loisirs nautiques, de confronter des analyses, de tracer quelques pistes de réflexion qu'il conviendra d'explorer plus encore tant le sujet est riche, complexe et mouvant.
Kossoy Boris ; Leenhardt Jacques ; Briant Jean ; T
Hercule Florence, français originaire de Nice, réalisa, à partir de 1833, au Brésil, des expériences inédites sur des matériaux photosensibles et sur des procédés de fixation de copies sur papier. Ses recherches tombèrent cependant dans l'anonymat et demeurèrent pendant 140 ans sans vérification scientifique. Elles furent cependant sauvées de l'oubli par Boris Kossoy dans les années 70 qui démontra historiquement et scientifiquement leur caractère novateur. Ainsi, sa découverte montre que la photographie pouvait être conçue par certains esprits en avance sur leur temps, indépendamment de l'endroit où ils se trouvaient.
Résumé : Ce livre constitue un cours de description et de fonctionnement des diesels les plus récents, installés à bord des navires de la marine marchande. Dans un souci pédagogique, à partir des notions simples de la physique, les auteurs traitent de l'alimentation en air, de la combustion et de la récupération de l'énergie contenue dans les gaz d'échappement. L'ouvrage s'adresse à tous ceux qui abordent sur le plan professionnel l'étude de ces moteurs si répandus. Il est particulièrement destiné aux officiers et aux élèves officiers de la marine marchande ; il sera de même très utile dans le cadre de toute formation technique sur les diesels. Les nombreuses illustrations et un langage très clair le rendent accessible à tous, en facilitant la compréhension du fonctionnement, des modes de construction, du lancement et du changement de sens de rotation. Avec de nouvelles planches descriptives, cette 6e édition couvre l'ensemble des types de machines actuellement en fonctionnement dans la marine marchande.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour