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RIEN OU QUELQUE CHOSE
BRETON STANISLAS
FLAMMARION
14,70 €
Épuisé
EAN :9782082115315
Un tableau de Tumer pourrait être l'indicatif de ces pages qui se préoccupent des "pauvres" du langage, de ces figures du quasi-néant linguistique, écrasés qu'ils sont tantôt par la signifiance du verbe tantôt par le poids du substantif. Parmi ces figurants, on a choisi ceux qui sont à la limite du sémantique. "Rien, quelque chose, peut-être, il y a, c'est ainsi". Toutes formes de l'impersonnel qui "manquent d'être" et qui manquent "à être". Par un curieux renversement, ils trahissent une certaine affinité avec les maîtres-mots du langage philosophique: Principe, fondement, Dieu. Aptes eux aussi à prendre tous les visages, ils posent le problème fascinant du rapport entre ce qu'on appelait jadis "Néant par défaut", "Néant par excès". En courant ce beau risque, l'auteur s'est souvenu d'un "paradoxe" de Diderot: "Le comédien est rien et tout. Et c'est parce qu'il n'est rien qu'il est tout par excellence". Paradoxe qui commente peut-être la ruse du nom ulysséen "Je m'appelle personne".
Résumé : Le thème de la préexistence, lié à celui de la vie en Dieu, ne peut que heurter, de prime abord, une sensibilité d'entendement qui le reléguerait, sans doute, l'abandonnant à quelques attardés nostalgiques, au grand cimetière des choses passées, dont nulle archéologie, si attentive soit elle aux vieilles pierres, ne voudrait exhumer la poussière pour en confier la précieuse relique à une liturgie des nobles défunts. Tout au plus, tel ou tel desperado se hasarderait-il, l'estimant profondément inactuel, à en réactiver la mémoire sous l'étrange rubrique des impossibles qui nous sont nécessaires. En deçà de l'oubli et de la célébration, il s'agit ici d'honorer une question disputée, comme on disait au Moyen Âge, qui mérite d'être considérée tant en elle-même qu'en son possible intérêt pour l'intelligence de notre modernité. Il se trouve, de surcroît, qu'une question de ce genre pourrait être une façon de nouer entre l'Orient et l'Occident de nouveaux rapports, bien que, sur ce dernier point, et pour justifier d'éventuelles convergences, il conviendrait, ce qui n'entre pas dans le projet de cet ouvrage, d'entreprendre une étude détaillée de certaines ?uvres ou traditions. Les textes médiévaux qui y sont pris en considération ne présentent pas de difficultés spéciales d'interprétation. Ils appartiennent à la métaphysique, à la théologie, et à la spiritualité en son inflexion spéculative. Le commentaire proposé ne relève pas de l'érudition, mais de l'intelligence du public cultivé.
Résumé : " Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. Or, la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l'abîme, un vent de Dieu tournoyait sur les eaux... " La Genèse, premier livre de la Bible, n'est ni une véritable cosmogonie, ni une rigoureuse préhistoire. Elle raconte, les comptant comme les jours d'une semaine, les gestes fondateurs du Créateur. Voici l'univers et l'homme, la chute originelle, la corruption croissante châtiée par le Déluge, la vie des grands patriarches : Abraham, Jacob, Isaac, Joseph... Elle conte, sous une forme populaire, l'origine du genre humain et retrace l'histoire des ancêtres, pères du peuple élu. Le lecteur d'aujourd'hui trouvera dans ces vieux textes, qu'il s'en enchante comme d'un premier matin ou qu'il y perçoive l'écho d'une enfance révolue, l'une ou l'autre de ses plus vieilles et profondes pensées.
Stanislas Breton (1912-2005) était un philosophe et théologien français. Docteur ès lettres, docteur en théologie, prêtre de la Congrégation des Passionnistes, il fut professeur aux Instituts catholiques de Paris et de Lyon. Depuis 1970, il était maître de conférences à l’Ecole normale supérieure. Il compta parmi les proches de Louis Althusser, Michel de Certeau, Paul Ricoeur ou encore Barbara Cassin. Représentant majeur de la philosophie chrétienne en France, son oeuvre comprend un versant théologique centré sur les mystères de la Passion et de la Croix et un versant philosophique centré sur les contraintes logiques et conceptuelles qui déterminent les conditions et les limites des systèmes métaphysiques. Cet intérêt pour les systèmes métaphysiques l’a amené à écrire plusieurs articles sur la métaphysique du philosophe allemand Nicolai Hartmann. Dans la filiation du néoplatonisme, il a également réfléchi avec une particulière acuité sur des notions telles que le principe ou le rien, origines de toute pensée.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)