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Les Simpson et les autres. L'extraordinaire animation de Matt Groening
Breton Justine
RABELAIS
32,00 €
En stock
EAN :9782386050121
Avec bientôt 37 saisons, une diffusion dans le monde entier et un style extrêmement reconnaissable, Les Simpson s'impose depuis les années 1990 comme le plus gros succès des séries d'animation américaines. Dans son sillage, la série entraîne tout un renouveau de parodies de sitcoms familiales, mais aussi deux séries d'imaginaire qui font appel aux mêmes outils, mis au service de la science-fiction et de la fantasy : Futurama (depuis 1999) et Désenchantée (2018-2023). Toutes les trois sont des créations du dessinateur Matt Groening, qui propose dans ces productions une vision satirique du monde et des médias. Les Simpson, Futurama et Désenchantée s'adressent principalement à un public familial, déclenchant souvent les rires, parfois les larmes, et donnant surtout à voir tous les défauts plus ou moins attachants de nos sociétés contemporaines. Le schéma peut paraître banal, mais il est à l'origine d'un véritable phénomène culturel au tournant du XXIe siècle. C'est peut-être justement cette illusion d'ordinaire qui rend ces séries si intéressantes. Analysant les trois oeuvres de Matt Groening à travers les récits qu'elles proposent, leur forme animée et les enjeux de leur réception, ce livre décrypte les raisons d'un succès exceptionnel qui traverse les frontières et les années. Entre Springfield, New New York et Dreamland, comment les séries font-elles de l'ordinaire un extraordinaire - et inversement ??
Le Graal pourrait-il être un bocal à anchois ? Comment Perceval connaît-il la Poétique d'Aristote ? Merlin tient-il du démon ou de la pucelle ? Les règles du sloubi seraient-elles inspirées de celles du trut ? Les dragons étaient-ils des anguilles ? Recrutait-on les chevaliers à la taverne ? Pourquoi le casque du Viking est-il cornu ? S'est-on rendu compte à Kaamelott que l'empire romain avait pris fin ? La série télévisée Kaamelott qui met en scène le roi Arthur et les chevaliers de la Table Ronde a marqué le public par son humour décapant, ses personnages loufoques et ses répliques devenues cultes. Mais faut-il prendre au sérieux la façon dont elle réécrit aussi bien la légende arthurienne qu'une période historique charnière, entre Antiquité tardive et Moyen Age ? C'est le pari qu'a fait une équipe de jeunes chercheurs : montrer que, au-delà des anachronismes qui font toute la saveur de la série, Kaamelott produit un discours riche d'enseignement. Tant il est vrai que chaque génération réactualise ses mythes, les parodiant ou les réinventant pour mieux se les approprier.
Résumé : " Comment se termine la légende de Geralt et de Ciri ? Mais tout le monde le sait, voyons ! " Cette réflexion, issue d'un personnage secondaire du septième tome de The Witcher, résume l'ensemble des enjeux soulevés dans la saga : l'histoire du sorceleur Geralt, de sa fille adoptive Cirilla et, dans une moindre mesure, d'autres protagonistes comme la magicienne Yennefer et le barde Jaskier, a tout de la légende. Toujours en construction aujourd'hui, elle est développée par étapes successives depuis 1986, d'abord et avant tout sous la plume de l'auteur. Et l'aventure transmédiatique The Witcher est loin d'être terminée. Cette étude se propose aussi d'examiner la façon dont The Witcher construit sa propre légende : comment la notion de légende devient-elle à la fois source, matériau et résultat dans cette oeuvre transmédiatique et polyphonique ? Par sa composition par accumulation de variantes, et par sa narration mêlant histoire et merveilleux dans une approche toujours épique, la saga The Witcher accède elle-même au statut de légende contemporaine. Elle propose un récit légendaire en construction, tissé d'emprunts à des mythes variés et développé à travers un faisceau transmédiatique, formant un vaste ensemble de récits glorifiant les exploits de héros - en d'autres termes, une légende.
Les récits, littéraires comme audiovisuels, multiplient les personnages de jeunes lectrices, dont l'identité se définit, ou même se résume à ce rapport privilégié aux livres et au savoir. Certaines sont passées à la postérité, comme Jo March, Hermione ou Matilda, et incarnent à elles seules ce motif littéraire de "la fille qui lit". Le fait qu'un personnage féminin lise, - souvent avec plaisir et régularité -, joue un rôle narratif essentiel dans ces oeuvres où les héroïnes utilisent leurs lectures pour dynamiser le récit et venir à bout de périls variés, selon l'idée "scientia potentia est". Car les filles lisent aussi autre chose que des romans et des contes, et emploient ce goût éclectique pour s'émanciper, aider leurs amis ou même sauver le monde.
Résumé : Le banquet est une activité représentative des valeurs de l'élite gréco-romaine du IIe siècle apr. J.-C. Il symbolise l'otium (loisir) et la paideia (culture). Le banquet était déjà le cadre de la transmission des normes comportementales et des valeurs de l'élite à l'époque archaïque, en Grèce, par l'entremise des poèmes épiques et lyriques et par l'observation des pratiques des Anciens. A partir du IVe siècle av. J.-C., dans les écoles de philosophie, les manuels de bienséance concourent également à la formation des futures élites politiques et intellectuelles de la Grèce ancienne. A leur époque, Plutarque de Chéronée, Lucien de Samosate et Athénée de Naucratis, par [entremise du banquet littéraire, participent, à leur manière, à la diffusion des connaissances et des bonnes manières. Ils réfléchissent aux manières de table contemporaines en convoquant les autorités littéraires appartenant au passé. Souvent, ils mettent en avant une dégradation des moeurs, faisant preuve d'un préjugé, d'une observation inverse à celle de Norbert Elias pour l'Europe moderne. La thèse du sociologue Elias sur le processus évolutif des bonnes moeurs n'est pas opérante pour [étude des mondes anciens. Au IIe siècle apr. J.-C., à l'époque de l'Empire, les élites grecques et romaines partagent les mêmes loisirs et les mêmes référents culturels. Les banquets grec et romain s'unissent pour former une seule et même institution, un banquet gréco-romain participant à la définition identitaire des élites de l'Empire, comme peuvent l'attester l'apparition de triclinia dans le monde grec et l'introduction de l'épouse grecque au banquet.
Les migrations internationales sont une clef de compréhension essentielle du fonctionnement du monde actuel. Elles constituent un enjeu fondamental dans chacune des sociétés qu'elles concernent, qu'il s'agisse des régions d'origine, des pays d'installation ou des zones de transit. Le "paradigme migratoire" offre un puissant outil d'analyse des transformations sociales et spatiales à l'oeuvre dans le monde. Aurait-on pu par exemple imaginer, il y a trente ou quarante ans, que la question migratoire marquerait à ce point les élections nord-américaines, britanniques, allemandes, hongroises, autrichiennes, néerlandaises, italiennes... et bien entendu françaises ? Les auteurs — géographes, sociologues, historiens, anthropologues, juristes, démographes — font le point sur la façon dont ont été conçues, élaborées et traitées les problématiques relatives aux migrations depuis une trentaine d'années. Chaque chapitre montre comment un domaine de recherche a émergé, tiraillé entre demande publique (possédant us propres objectifs généralement de court terme) et autonomie de la recherche attachée à la construction des savoirs. Il en résulte un ouvrage qu'on peut utiliser comme un manuel, utile à tous ceux qui veulent comprendre la complexité des migrations internationales.
Erigé en 1862 à Paris, au coeur du nouveau quartier de l'Opéra, fondateur avec le Grand Hôtel du Louvre de la grande hôtellerie contemporaine en France, le Grand Hôtel instaure à Paris une nouveauté qui n'eut de cesse de se développer. A l'heure de son inauguration, le Grand Hôtel émerveille et devient l'un des théâtres privilégiés de la "Fête impériale". La table est un atout fondamental sur lequel repose le succès primitif de l'entreprise créée par les frères Pereire. Toutefois, l'émergence de nombreux concurrents fait que le Grand Hôtel perd progressivement son rang. Aussi, à l'orée du XXe siècle, l'arrivée aux commandes d'Arthur Millon, restaurateur d'origine modeste, insuffle au Grand Hôtel une nouvelle ligne entrepreneuriale et pose les bases d'une nouvelle réussite. Du .fait d'une activité incessante, il édifie un véritable empire dans le monde de la grande hôtellerie et de la restauration parisiennes que son fils André se fait fort d'étendre. Au total, Arthur et André Millon incarnent deux personnages centraux de l'histoire de cette industrie majeure du développement du tourisme parisien et national. Cependant, les mésententes familiales font que le Grand Hôtel, tout comme le reste de l'empire, passe sous bannière italienne en 1972. C'est à la découverte de la riche histoire du doyen des palaces parisiens que ce livre convie.
Les informations relatives à la nourriture sont de nature extrêmement diverse. L'alimentation intervient dans les conceptions de la santé, des plaisirs, des moeurs, de l'ordre public. Les sources d'information disponibles sur l'alimentation sont nombreuses et leurs visées respectives peuvent, ou bien se renforcer, ou bien se contredire. La question est alors de savoir comment les consommateurs arbitrent entre santé et plaisir, nutrition et saveur, bienséance et confort, croyance et science, tempérament et pression sociale, innovation et habitude, ou encore considérations éthiques et servitudes quotidiennes. Quelle légitimité accordent-ils aux paroles d'interlocuteurs venant d'horizons divers, de la médecine à la publicité, du gouvernement à la philanthropie, et qui diffusent messages et recommandations concernant la nourriture et l'hygiène de vie ? Ce sont les questions qui animent ce livre. Les chapitres contribuent à la restitution de l'univers informationnel des consommateurs depuis le XIVe au XXe siècle. Ils s'attachent à décrire et expliquer l'émergence et le fonctionnement des repères qui nous orientent dans les marchés alimentaires et des services qui s'y rattachent. Les thèmes concernent l'identification des produits et de leurs caractéristiques, l'imagination liée à l'alimentation et à la cuisine, et l'intervention des autorités publiques dans les transactions alimentaires.