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La santé en Chine du Sud (1898-1928)
Bretelle-Establet Florence
CNRS EDITIONS
30,00 €
Épuisé
EAN :9782271060105
En Chine du Sud, les provinces du Yunnan, du Guangxi et du Guangdong sont depuis toujours entachées d'une mauvaise réputation sanitaire. À la fin du XIXe siècle, l'arrivée de médecins occidentaux, pasteuriens convaincus, va modifier notre connaissance de la santé en Chine. Ces praticiens, munis de microscopes et capables d'utiliser dans leur diagnostic une sémiologie nouvelle, identifient quelques pathologies et de grandes épidémies. Mais en essayant de traiter ou d'hospitaliser la population locale, ils modifient également les pratiques de santé. Au contact de ces médecins, qui restent dépourvus d'autorité officielle à l'égard de la population chinoise, le gouvernement des Qing met sur pied une police sanitaire, première autorité publique moderne à se voir confiée la santé de la nation chinoise. Là où les médecins occidentaux s'activent à soigner et à former la population, des notables et des riches marchands chinois établissent des structures charitables concurrentes qui diffusent notions et techniques occidentales de santé. Parallèlement, pour lutter contre l'influence étrangère, les médecins traditionnels s'efforcent d'unifier leurs savoirs et de s'organiser dans le cadre d'une véritable profession. Sous la triple impulsion des médecins occidentaux, de l'Etat et des élites locales, les pratiques individuelles de santé évoluent. Vers la fin des années 1920, et dans les villes ouvertes à l'étranger, si la médecine traditionnelle, la religion et la magie persistent, le recours à la médecine occidentale s'est élargi à toutes les classes de la population pour des pathologies de plus en plus variées. Grâce à l'exploitation systématique des archives sanitaires coloniales françaises, combinée à celle des " chroniques locales " chinoises rédigées aux XIXe et XXe siècles, l'auteur montre comment la multiplicité des références et des pratiques médicales a favorisé l'adoption de modèles thérapeutiques étrangers.
Guarnaccia Steven ; Giraud Sophie ; Bretelle Phili
Résumé : Il était une fois un empereur qui aimait tellement les vêtements qu'il dépensait toute sa fortune pour s'habiller avec élégance. Un jour, deux hommes arrivèrent en ville ils se vantaient d'être des grands couturiers. Non seulement les couleurs et motifs de leurs créations étaient d'une singulière beauté, assuraient-ils, mais elles étaient parfaitement invisibles aux yeux de ceux qui étaient des incapables ou totalement stupides.
Résumé : Salut les sacs d'os ! Un sac-costume décoré d'un squelette, pour se déguiser et s'amuser, ça vous plairait ? En parallèle de la parution de l'extraordinaire album "Os court !" de Jean-Luc Fromental et Joëlle Jolivet, de quoi effrayer même les squelettes !!
Résumé : Un animal étrange se balade en ville. Qui est-il ? Les habitants qu'ils croisent se le demandent... et personne ne trouve la réponse. Jusqu'à ce qu'il rencontre quelqu'un qui n'a aucun doute : c'est son amour ! Un album touchant sur l'acceptation et l'amour inconditionnel. Dès 2 ans.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
(Texte provisoire) En bref Tout sur la monarchie à son âge d'or. Le livre Issue d'un ouvrage collectif sur les monarchies à toutes époques, cette contribution d'Yves-Marie Bercé, synthèse sur une forme politique dominante en Occident de la Renaissance à la Révolution française, est une formidable introduction à l'histoire de l'Europe à l'époque moderne. Il ne s'agit pas d'un catalogue des rois et reines du XVIe au XVIIIe siècle, mais bien d'une histoire de la monarchie à travers l'analyse des fonctions royales. Roi-père, roi-justicier, garant de la Paix. Les nombreux attributs du souverain - vrais ou supposés - soulignent le caractère sacré alors attaché à cette fonction. Mais qu'en est-il vraiment du pouvoir du roi ? Que nous disent les chutes de trône du caractère supposément divin de leur élection ? Quels sont les rapports du roi à l'Etat, alors naissant dans le courant du XVIIe siècle ? Comment l'épithète " absolue " que l'on accole alors à " royauté " se traduit-il dans la pratique ? Et surtout, quelles relations le roi entretient-il avec son peuple ? De François 1er à Louis XVI, d'Elisabeth 1re à Jacques II, de Charles Quint à Charles III le Bourbon, c'est l'âge d'or de la monarchie que nous fait revivre Yves-Marie Bercé, en fin connaisseur de la période. L'auteur Yves-Marie Bercé, chartiste, ancien membre de l'Ecole française de Rome, est professeur d'histoire moderne. Arguments - Une synthèse claire et accessible.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.