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Le paysage, entre art et nature
Bret Jean-Noël ; Escande Yolaine
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753554924
Examiner dans le rapport à l'art et à la nature la construction du paysage, la façon dont il se façonne et dont il façonne le regardeur lorsque la pensée envisage sa composition, tel est un des objets majeurs du présent ouvrage. C'est la question du rapport à la nature, dans la pratique des peintres, mais aussi des artistes contemporains, qui est posée. Le paysage, entre art et nature se situe dans un courant d'études sur le paysage à la jonction entre plusieurs disciplines - histoire de l'art, esthétique, philosophie - initié il y a plus de cinquante ans par Ernst Gombrich ou Georg Simmel. La nouveauté de cet ouvrage tient à la complémentarité des approches entre des recherches inédites et pointues, effectuées par des experts du domaine pictural. Le fil d'Ariane de la réflexion est le regard : celui que porte l'artiste sur le monde qui l'entoure et qui le conduit à construire un "tableau", une "scène" qualifiés de "paysage", celui du commanditaire, et du ou des spectateurs qui découvrent le paysage puis sont émus ou transformés par celui-ci. Le passage d'un regard à l'autre ou aux autres est guidé par divers procédés qui visent à le canaliser ou à le conditionner. Si la peinture de paysage apparaît en Europe comme un moyen de comprendre et de s'approprier le monde, en Chine, elle revient à "épanouir son esprit". Dans tous les cas, peindre ou composer un paysage implique de se confronter à la nécessité de faire des choix, de hiérarchiser les éléments naturels pour ensuite, soit les donner à voir dans leur infinie variété tout en constituant un monde ordonné, qui tende vers le rationnel en Europe, soit les agencer en un ensemble organique qui fonctionne par analogie comme un tout cosmique en Chine.
Résumé : Au mois de juillet 1798, les troupes françaises commandées par le général Bonarparte débarquent à Alexandrie. Cette confrontation avec l'Egypte constitue un véritable choc culturel. Pendant trois ans, les Français découvrent le désert, ses mirages et ses Bédoins, le labyrinthe de la ville orientale et la crue du Nil. L'armée rencontre des ennemis plus implacables que les mamelouks : la peste et le typhus. Savants et ingénieurs dressent la carte de la région, préparent le percement de l'isthme de Suez et font l'inventaire systématique du pays ; ils explorent les monuments pharaoniques, les dessinent et les relèvent dans des conditions difficiles. En ville, la petite communauté s'installe, avec ses quartiers, ses ateliers et manufactures, ses journaux, ses cafés, son théâtre... L'ordre français règne dans la rue mais, pour le peuple égyptien, c'est un pouvoir étranger à sa religion, qui dérange ses règles et ses routines. Si les contacts entre les français et la population sont nombreux, ils restent superficiels, parce que les rapports sont inégaux et qu'il faudrait apprendre les coutumes de l'autre... L'expédition laisse pourtant des traces profondes et, une fois les Français partis, les relations franco-égyptiennes se font plus étroites. La modernisation germera dans l'Egypte de Muhammad Ali.
En intitulant ce livre Penser l'art, nous entendons seulement rappeler que notre savoir respectif dans ces deux disciplines serait bien mince si leurs deux artisans fondateurs, Johan Joachim Winckelmann, l'historien d'art et archéologue, et Alexander Gottlieb Baumgarten, le "philosophe des Grâces et des Muses" , n'avaient oeuvré, à la même époque, en plein siècle des Lumières, afin de conférer par des voies différentes un statut scientifique cohérent et "moderne" à un ensemble de connaissances jusqu'alors éparses et mal définies. L'un comme l'autre ont ainsi instauré un espace de penser autonome pour tenter d'analyser, de comprendre et d'interpréter la création artistique et la production d'oeuvres capables de susciter passions et émotions au cours de l'histoire. Marc Jimenez
Le peintre romantique Caspar David Friedrich fait aujourd'hui partie de nos classiques dans le champ de l'art. Ce livre propose les réflexions d'éminents spécialistes du romantisme allemand et de l'oeuvre du peintre, qui portent sur la manière de regarder et de percer un peu le prestige mystérieux d'une peinture connue pour être énigmatique. En un parcours à travers l'histoire de l'art et de la civilisation allemande, la philosophie, la politique, la religion et la littérature, il interroge le lien de Friedrich au romantisme. Ce faisant, il fournit une approche renouvelée de quelques-uns des enjeux fondamentaux d'un mouvement artistique en quête d'harmonie entre le monde extérieur et l'imagination qui le dépasse si facilement, en plongeant ses racines dans la pure intériorité seulement accessible à "l'oeil de l'esprit".
L'histoire de Villeurbanne depuis l'Antiquité. Cette ville de Rhône-Alpes, importante en terme de population, a toujours revendiqué son indépendance par rapport à Lyon et leurs histoires ont souvent été différentes malgré leur voisinage. Villeurbanne continue de se démarquer en accueillant de nombreux pôles culturels et de nombreuses entreprises.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.