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Journal Tome 4 : Rue des Saints-Pères (1970-1979)
Brenner Jacques
PAUVERT
53,85 €
Épuisé
EAN :9782720215193
Né le 16 septembre 1922 à Saint-Dié (Vosges), Jacques Brenner, de son vrai nom Jacques Meynard, a fait toute sa carrière dans le milieu parisien des lettres. Elu membre du jury du Prix Renaudot en 1986, il a successivement travaillé aux éditions de Minuit, chez Julliard, puis chez Grasset dont il est devenu un des piliers. Critique littéraire respecté, collaborateur de nombreux journaux (de Paris-Normandie à L'Observateur, du Figaro au Matin de Paris et au Quotidien de Paris), il a animé, de 1955 à 1968, une excellente revue littéraire, les Cahiers des saisons. Il est l'auteur de romans, dont Les Petites Filles de Courbelles, (Julliard, 1955) et L'Armoire aux poisons (Grasset, 1976) et de plusieurs ouvrages de référence sur la vie littéraire, notamment Les Lumières de Paris (Julliard, 1962) et Histoire de la littérature française de 1940 à nos jours (Fayard, 1978). Dans ce quatrième volume, on le voit consacrer beaucoup de temps et d'énergie à ses propres écrits, à La Rentrée des classes d'abord, publiée en 1977 chez Grasset, puis à son grand projet d'Histoire de la littérature de 1940 à nos jours. Toujours employé au service des manuscrits de la maison de la rue des Saints-Pères, sa vie oscille entre petites misères du quotidien et engouements pour tel ou tel auteur connu ou méconnu. Un tableau pointilliste, bourré d'anecdotes sur le Paris littéraire des années 1970, ses intrigues amoureuses, amicales, ses jalousies mesquines et ses passions farouches. Galerie dans laquelle Jacques Brenner déambule aux côtés de son fidèle Olaf, atteint par les premières marques de l'âge, en posant un regard sarcastique et souvent désabusé sur ce monde des gens de lettres auquel tantôt il se force à se mêler, tantôt il prête bien des travers.
Résumé : Né le 16 septembre 1922 à Saint-Dié (Vosges), Jacques Brenner, de son vrai nom Jacques Meynard, a fait toute sa carrière dans le milieu parisien des lettres. Elu membre du jury du Prix Renaudot en 1986, il a successivement travaillé aux éditions de Minuit, chez Julliard puis chez Grasset, dont il est devenu l'un des piliers. Critique littéraire respecté, collaborateur de nombreux journaux (de Paris-Normandie à L'Observateur, du Figaro au Matin de Paris et au Quotidien de Paris), il a animé, de 1955 à 1968, une excellente revue littéraire, les Cahiers des saisons. Il est l'auteur de romans, dont Les Petites Filles de Courbelles (Julliard, 1955) et L'Armoire aux poisons (Grasset, 1976), et de plusieurs ouvrages consacrés à la vie littéraire, notamment Histoire de la littérature française de 1940 à nos jours (Fayard, 1978) et Les Lumières de Paris (Grasset, 1983). A sa mort en 2001, il a laissé plus d'une trentaine de cahiers, son journal, constituant une source irremplaçable sur la vie littéraire en France dans la seconde moitié du XXe siècle. Ce cinquième et dernier volume s'ouvre pour lui sur un double événement : l'accession de Jean-Claude Fasquelle à la présidence des éditions Grasset où il succède à Bernard Privat, et la mort de son chien Olaf, son fidèle compagnon. Employé au " service des manuscrits " de Grasset, Jacques Brenner voit tout de la vie littéraire parisienne, des intrigues et cabales qui l'animent. Membre du jury Renaudot à partir de 1986, il observe et consigne, désabusé, sarcastique et aigri, le détail de m?urs éditoriales qu'il réprouve sans oser s'en dissocier. Il ne trouve à s'en consoler que dans l'amitié des chiens et la rencontre de nouveaux talents littéraires.
Résumé : Dans ce deuxième tome de son Journal, mêlé à la vie du " village " de Saint-Germain-des-Prés, il se rapproche de Bernard Frank, de Françoise Sagan et de Pierre Herbart. Il continue à voir le petit cercle des collaborateurs de la revue 84 et prépare, avec l'aide du jeune Claude Perdriel, le lancement des Cahiers des Saisons, qui réunit entre autres André Dhôtel, Jean-François Revel, Jean-Louis Curtis et Armen Lubin. Responsable de la librairie des Éditions de Minuit, il participe à la vie du groupe d'écrivains réunis autour de Jérôme Lindon tout en s'occupant de placer ses propres manuscrits chez Gallimard ou Julliard. Sa fréquentation du groupe de Minuit lui inspirera d'ailleurs un roman à clefs, Les Lumières de Paris (1962). Enfin, la vie personnelle de Jacques Brenner connaît plusieurs événements douloureux, dont la mort de Gide et la disparition de sa mère. Il vit là des amours difficiles, sinon impossibles, en tout cas éphémères et ingrates, court après l'argent et une reconnaissance qui lui semble et lui semblera toujours insuffisante.
Résumé : C'est à Moscou, au temps des " bourses rouges ", que Chaïbane, étudiant-ingénieur algérien, rencontre Nawal, une Palestinienne, étudiante en médecine. Chaïbane tombe amoureux d'elle. Elle lui parle de son père et de son frère, égorgés par une milice libanaise. Mais, très vite, il perd sa trace. Il emprunte de l'argent et part à sa recherche en Syrie, dans l'enfer des camps de réfugiés, puis au Liban. Dans sa quête pour retrouver la jeune femme, il sera le témoin des pires folies humaines : nationalismes, fanatisme, vengeance sordide, mépris et destruction. Avec, toujours, en toile de fond, la " malédiction " d'être Arabe à la fin de ce vingtième siècle de fer, de sang et d'égorgements. Mais en même temps, et parfois dans le c?ur des mêmes personnes, Chaïbane rencontrera la bonté, la tendresse, une soif d'amour infinie. Entre Moscou et Beyrouth, Damas et Samarkand, un grand livre d'espoir et de désespoir.
Cette édition d' " Impressions d'Afrique " propose de rendre compte des nombreux états du manuscrit : d'où l'abondance de variantes et surtout de fragments inédits, parfois longs, qui renouvellent totalement la connaissance de ce roman. Ces inédits permettent de comprendre la singularité d'un livre qui révèle autant la vision imaginaire d'un continent qu'un continent de l'imaginaire. Avant les surréalistes, Apollinaire, Duchamp, Picabia ont reconnu immédiatement l'importance décisive, lors des représentations, de la version théâtrale d'" Impressions d'Afrique ", montée en 1912 par Roussel lui-même. Évoquant " Impressions d'Afrique ", Robert de Montesquiou parlait d'un " ensemble scientifique, musical et abracadabrant. " Et nul doute, en effet, que ce livre recèle parmi les pages les plus poétiques et les plus déconcertantes à la fois que Raymond Roussel ait écrites. Voilà le lecteur embarqué dans une Afrique de fantasmagorie, à travers la représentation d'un sacre et l'histoire d'un théâtre perdu qui prend les dimensions du continent noir pour devenir le plus éblouissant music-hall des profondeurs.
« Ne perdez point ces précieux moments : la beauté passe, le temps s'efface, l'âge de glace vient à sa place, qui nous ôte le goût de ces doux passe-temps. Profitez du printemps de vos beaux ans, aimable jeunesse : profitez de vos beaux ans. Donnez-vous à la tendresse. » Sur Molière (1622-1673), on a tout dit et on ne sait presque rien. Ses manuscrits ont disparu, les lieux qu'il a habités ont été détruits, sa tombe même est incertaine. Qui a-t-il épousé, sa fille ou la soeur de sa bien-aimée, Madeleine Béjart ? Quelles furent ses relations avec son père, grand bourgeois de Paris dont il brisa le rêve de dynastie ? Quels étaient ses rapports avec Louis XIV, roi secret qu'il faisait danser sur scène ? Molière, effacé à la ville, truculent sur la scène, était avant tout un homme de théâtre : acteur, directeur de troupe et auteur.
Résumé : "Puissant Alcinoos, très remarquable parmi tous les hommes, Oui, cela est beau, écouter un chanteur Comme celui-ci, pareil aux dieux par la voix". Qui est Homère ? A-t-il seulement existé ? Il y a ses poèmes, l'Iliade et l'Odyssée, composés sous une première forme en Grèce d'Asie Mineure au VIIIe siècle avant J.-C. Mais lui ? Les Anciens, qui croyaient en son existence, ont multiplié les récits sur sa vie, sa naissance (de père inconnu, ou est-ce un fleuve, ou Apollon ?), son apprentissage, sa cécité, ses voyages, sa gloire et aussi ses faiblesses : il meurt de ne pas avoir su résoudre une énigme enfantine qui portait sur des poux. Un mythe s'est créé, très tôt, étonnant, enjoué et magnifique. Le livre en suit les lignes en partant de l'idée que ce mythe qui parle d'un artiste sans patrie, mutilé mais créateur de merveilles, comme le dieu Héphaïstos, nous en apprend beaucoup sur le choc poétique et religieux qu'a provoqué l'apparition des poèmes homériques. Non pas un auteur, mais un événement révolutionnaire.
« N'allez pas croire que j'aie foi en une amélioration prochaine de l'humanité, ce visqueux monstre aux mille têtes. Mais ne s'améliorera-t-elle pas, l'humanité, que si l'on cesse de lui répéter qu'elle a emprunté quelque voie mystérieuse, alors qu'elle ne fait vraisemblablement que s'entortiller autour de son propre axe ? Allez, l'"illusion" fait partie intégrante de la mixture magique de l'existence. »Né à Vienne, Stefan Zweig (1881-1942) a peut-être souffert de sa trop grande renommée qui l'a mis à l'écart du monde littéraire. Cet écrivain tourmenté et secret, acharné de travail, a élaboré une oeuvre multiple entre nouvelles, romans, biographies et théâtre. Ce voyageur qui se décrivait avant tout comme un Européen a vu ses deux autres identités d'humaniste et de pacifiste voler en éclats dans l'horreur du monde nazi. Réfugié au Brésil, il se donnera la mort avec sa femme en 1942.
Colette (1873-1954) qui signa d'abord "Gabrielle Colette", puis "Colette Willy", puis "Colette Jouvenel", puis "Colette", qui aurait pu signer "Colette Goudeket" et ne le fit jamais, a été l'un des écrivains les plus célèbres et les plus admirés de son temps. Elle a séduit les publics les plus simples comme les plus raffinés. Auteur de nombreux romans et nouvelles, elle fut aussi mime, danseuse nue, actrice, journaliste, rédactrice de journaux à scandale, conférencière, esthéticienne. Sa vie privée, une fois débarrassée de ses légendes, de ses maris, de ses amants et de ses amantes, vaut bien un roman: celui d'une "écrivaine" éprise avant tout de liberté.