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Journal Tome 5 : La cuisine des Prix (1980-1993)
Brenner Jacques
PAUVERT
53,85 €
Épuisé
EAN :9782720215162
Né le 16 septembre 1922 à Saint-Dié (Vosges), Jacques Brenner, de son vrai nom Jacques Meynard, a fait toute sa carrière dans le milieu parisien des lettres. Elu membre du jury du Prix Renaudot en 1986, il a successivement travaillé aux éditions de Minuit, chez Julliard puis chez Grasset, dont il est devenu l'un des piliers. Critique littéraire respecté, collaborateur de nombreux journaux (de Paris-Normandie à L'Observateur, du Figaro au Matin de Paris et au Quotidien de Paris), il a animé, de 1955 à 1968, une excellente revue littéraire, les Cahiers des saisons. Il est l'auteur de romans, dont Les Petites Filles de Courbelles (Julliard, 1955) et L'Armoire aux poisons (Grasset, 1976), et de plusieurs ouvrages consacrés à la vie littéraire, notamment Histoire de la littérature française de 1940 à nos jours (Fayard, 1978) et Les Lumières de Paris (Grasset, 1983). A sa mort en 2001, il a laissé plus d'une trentaine de cahiers, son journal, constituant une source irremplaçable sur la vie littéraire en France dans la seconde moitié du XXe siècle. Ce cinquième et dernier volume s'ouvre pour lui sur un double événement : l'accession de Jean-Claude Fasquelle à la présidence des éditions Grasset où il succède à Bernard Privat, et la mort de son chien Olaf, son fidèle compagnon. Employé au " service des manuscrits " de Grasset, Jacques Brenner voit tout de la vie littéraire parisienne, des intrigues et cabales qui l'animent. Membre du jury Renaudot à partir de 1986, il observe et consigne, désabusé, sarcastique et aigri, le détail de m?urs éditoriales qu'il réprouve sans oser s'en dissocier. Il ne trouve à s'en consoler que dans l'amitié des chiens et la rencontre de nouveaux talents littéraires.
Des drames semblables à ceux qui se succèdent dans la famille du colonel Brazier et dans celle de son gendre, le pharmacien Bauvrain, se sont peut-être produits dans votre famille. Nul doute que quelques-unes de vos proches relations en aient connu d'analogues. Qu'il s'agisse de brouilles pour des questions d'argent et de captation d'héritages, ou bien de coups de folie et de morts mystérieuses, les situations qu'expose ce roman peuvent s'observer dans toute la société. Elles sont la banalité même, mais l'auteur de L'Armoire aux poisons les a liées dans une intrigue qui vous retient jusqu'au dénouement. Sur un thème qui se prêtait à des développements mélodramatiques, Jacques Brenner a composé un récit insolite, sobre et dépouillé. On est peu à peu envoûté par ce monde d'étouffement et de noirceur. Jacques Brenner est l'auteur d'un journal de la vie littéraire et de plusieurs romans où l'on retrouvera le mode de narration très personnel qu'il utilise ici. Citons, entre autres, La Tour Saint-André, Une femme d'aujourd'hui et L'Inconnue de la Seine.
Anouar Benmalek vient de sortir "L'Enfant du Peuple Ancien" aux Editions Pauvert. Un très beau livre, qui à la charnière entre le 19è et le 20è siècle, entraîne les héros dans un pays du bout du monde : l'Australie.Le dernier livre d'Anouar Benmalek se dévore. Et vous dévore. Car l'émotion est là, au détour de chaque page, au détour de chaque phrase. "J'ai au fond de la gorge des sanglots tapis comme des chacals à l'affût", une phrase que peut reprendre à son compte le lecteur, pris dans la vertigineuse histoire de "L'Enfant du Peuple Ancien".Entre 1870 et 1918, les destins de Kader l'Algérien, de Lislei l'Alsacienne et de Tridarir l'Aborigène vont s'entremêler jusqu'à ne faire plus qu'un. Ils ont chacun mené leur guerre : Kader en Algérie lors de la révolte sans avenir des tribus sahariennes contre les colons français, Lislei pendant la sanglante Commune à Paris, et Tridarir lors du véritable génocide mené contre les Aborigènes de Tasmanie et d'Australie.Le hasard - ou la chance ? - réunit Kader et Lislei, tous deux emprisonnés en Nouvelle-Calédonie. Ils s'échappent et prennent un bateau pour l'Australie. Sur celui-ci, ils rencontrent Tridarir : l'enfant est enfermé dans une cage comme un animal. Il est le dernier survivant des Aborigènes de Tasmanie, et son petit corps vaut cher pour les chercheurs anglais qui dissèqueront son cadavre. Ils s'enfuient tous les trois. Commence alors leur périple en terre australienne.La douleur semble être la chose la mieux partagée au monde chez Benmalek. Les hommes sont inhumains, la vie injuste, et la mort souvent une délivrance. L'amour semble être le seul remède pour se reconstruire de l'intérieur. Au-delà, le mysticisme aborigène accompagne les pas de Tridarir qui tente de retrouver les Sentiers des Rêves de ses ancêtres."L'Enfant du Peuple Ancien" est un formidable roman d'amour et d'aventures. Quant à Anouar Benmalek, c'est un formidable écrivain, qui parmi les auteurs algériens de sa génération est sans nul doute l'un des plus doués. -- Olivia Marsaud -- -- Afrik.com
Résumé : Freddy Saïd Skouma écrit comme il empoigne un adversaire sur le ring. Le gauche, l'attaque, le spectacle trouble et troublant de la boxe, l'épreuve de force physique et la préparation mentale. Gloire et trahison. Entre les coups des moments de relâche où il nous entraîne vers son passé : Casablanca et l'odeur de menthe fraîche dans la lumière magique de l'enfance, le départ pour la France, la sueur du combat des mâles et de l'amour des femmes, de toutes les femmes... Au fil des pages nous rencontrons Mina sa grand-mère, Mina omniprésente qui ouvre les portes de l'au-delà. Son père, ancien boxeur, dont le regard ami l'accompagne en silence. Son frère tué devant lui. M. jean Bretonnel, le maître, l'entraîneur dont la mort provoque l'effondrement moral, une descente aux enfers, la déchéance assumée. Puis Freddy Saïd Skouma se reconstruit. Toujours guerrier il baisse la garde, écrit. C'est la boxe traversée par la parole de l'introspection. Un grand champion de boxe nous livre sa vérité rythmée comme un combat.
Résumé : Le nom d'Alain-Fournier, pseudonyme d'Henri-Alban Fournier (1886-1914), reste attaché au Grand Meaulnes, roman publié en 1913. Mort le 2 septembre 1914, à la lisière du bois de Saint-Remy, il est l'auteur d'une oeuvre plus ample - correspondance, nouvelles, poèmes, chroniques et critiques - sur laquelle s'appuie Ariane Charton, nous donnant une image très vivante d'un écrivain marqué par son enfance campagnarde. Ami de Jacques Rivière. Alain-Fournier veut trouver la présence du monde au fond de l'âme et ne jamais la disjoindre de son idéal. Rêvant d'être marin "pour faire des voyages". affirmant "se jouer du monde avec la moindre de ses pensées", il ne voulait pas créer des personnages "moraux ou sympathiques, mais d'abord penser à les faire vivants".
Dire que la popularité de Charles Dickens (1812-1870) fut immense est un euphémisme. Tout le monde le lisait: la Reine et ses ministres, le petit peuple et la gentry, toute l?Angleterre en somme, mais aussi les Français, les Américains, les Allemands, les Russes. Pour trouver un équivalent français à sa gloire, il faudrait additionner celle de Balzac et de Hugo, de Zola et de Dumas. Etencore échouerait-on à saisir le tacite plébiscite en vertu duquel il devint, malgré les critiques féroces que lui inspiraient bien des coutumes et des institutions de son pays, le chantre de tout unpeuple. Raconter sa vie, c?est à la fois pénétrer les arcanes d?un créateur incomparable et tenter de comprendre comment les fantasmagories d?un fils de modeste fonctionnaire de province ont pu trouver pareil écho. C?est aussi aller à la rencontre d?une personnalité complexe, protéiforme, pétrie de contradictions encombrantes, mais toujours animée d?une infatigable énergie.
« N'allez pas croire que j'aie foi en une amélioration prochaine de l'humanité, ce visqueux monstre aux mille têtes. Mais ne s'améliorera-t-elle pas, l'humanité, que si l'on cesse de lui répéter qu'elle a emprunté quelque voie mystérieuse, alors qu'elle ne fait vraisemblablement que s'entortiller autour de son propre axe ? Allez, l'"illusion" fait partie intégrante de la mixture magique de l'existence. »Né à Vienne, Stefan Zweig (1881-1942) a peut-être souffert de sa trop grande renommée qui l'a mis à l'écart du monde littéraire. Cet écrivain tourmenté et secret, acharné de travail, a élaboré une oeuvre multiple entre nouvelles, romans, biographies et théâtre. Ce voyageur qui se décrivait avant tout comme un Européen a vu ses deux autres identités d'humaniste et de pacifiste voler en éclats dans l'horreur du monde nazi. Réfugié au Brésil, il se donnera la mort avec sa femme en 1942.
Résumé : "J'affirme que le monde des sens est à l'origine de toute compréhension humaine." Marin, chasseur de phoques, boxeur, chauffeur, repasseur, mineur, correspondant de guerre, vagabond du rail, chômeur, clochard, Jack London (1876-1916) vécut dans sa courte existence plus de mille vies. Sa bibliographie, qui compte une cinquantaine de volumes, comprend des nouvelles, des romans, des pièces de théâtre, des articles, des reportages, des discours enflammés au nom du socialisme. L'Appel de la forêt, Croc-Blanc, Construire un feu, Martin Eden, Le Talon de fer, autant de titres qui composent une ouvre dans laquelle l'autobiographie et le combat pour la vie occupent une place primordiale. A l'aube de sa quarante et unième année, consumé par tous les excès, il décide de mettre fin à ses jours en s'administrant une dose mortelle de morphine.