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Journal Tome 1 : Du côté de chez Gide (1940-1949)
Brenner Jacques
PAUVERT
53,85 €
Épuisé
EAN :9782720215155
Né le 16 septembre 1922 à Saint-Dié (Vosges), Jacques Brenner, de son vrai nom Jacques Meynard, a fait toute sa carrière dans le milieu parisien des lettres. Elu membre du jury du Prix Renaudot en 1986, il a successivement travaillé aux éditions de Minuit, chez Julliard puis chez Grasset, dont il est devenu un des piliers au " service des manuscrits ". Critique littéraire respecté, collaborateur de nombreux journaux (de Paris-Normandie à L'Observateur, du Figaro au Matin de Paris et au Quotidien de Paris), il a animé, de 1955 à 1968, une excellente revue littéraire, les Cahiers des saisons. Il est l'auteur de romans, dont Les Petites Filles de Courbelles, (Julliard, 1955) et L'Armoire aux poisons (Grasset, 1976), et de plusieurs ouvrages consacrés à la vie littéraire, notamment Histoire de la littérature française de 1940 d nos jours (Fayard, 1978) et Les Lumières de Paris (Grasset, 1983). A sa mort en 2001, il a laissé plus d'une trentaine de cahiers, son journal, constituant une source irremplaçable sur la vie littéraire en France dans la seconde moitié du XXe siècle. Ce premier volume montre un étudiant fraîchement sorti du collège Corneille à Rouen, passionné de théâtre et éperdu d'admiration pour Gide, sûr de ses goûts littéraires comme de ses sentiments politiques antipétainistes et antinazis qui lui vaudront, à la Libération, de stigmatiser à la fois les résistants de la 25e heure et les excès de l'épuration. On assiste également aux efforts du jeune Brenner auprès de Jean Paulhan ou de René Tavernier (de la revue Confluences) pour se faire publier, et à ses débuts aux éditions de Minuit, maison d'édition issue de la Résistance.
Des drames semblables à ceux qui se succèdent dans la famille du colonel Brazier et dans celle de son gendre, le pharmacien Bauvrain, se sont peut-être produits dans votre famille. Nul doute que quelques-unes de vos proches relations en aient connu d'analogues. Qu'il s'agisse de brouilles pour des questions d'argent et de captation d'héritages, ou bien de coups de folie et de morts mystérieuses, les situations qu'expose ce roman peuvent s'observer dans toute la société. Elles sont la banalité même, mais l'auteur de L'Armoire aux poisons les a liées dans une intrigue qui vous retient jusqu'au dénouement. Sur un thème qui se prêtait à des développements mélodramatiques, Jacques Brenner a composé un récit insolite, sobre et dépouillé. On est peu à peu envoûté par ce monde d'étouffement et de noirceur. Jacques Brenner est l'auteur d'un journal de la vie littéraire et de plusieurs romans où l'on retrouvera le mode de narration très personnel qu'il utilise ici. Citons, entre autres, La Tour Saint-André, Une femme d'aujourd'hui et L'Inconnue de la Seine.
Résumé : Gerlier, 25 ans, enseigne le dessin à Courbelles, paisible sous-préfecture française du début des années 50. Peintre à ses heures, il a fait le portrait de Flo, 13 ans, qui lui voue un amour aussi secret que passionné. Mais voilà qu'une ribambelle d'écolières prétendent avoir été débauchées par de troubles automobilistes. Gerlier est accusé par une camarade de Flo... Cette évocation stylisée et taquine de la France profonde s'amuse des fables sensuelles de certaines jeunes filles en pleurs : certaines sont sentimentales et se déclarent, d'autres ont des curiosités précoces et affabulent. À la lumière des procès de pédophilie d'aujourd'hui, on ne peut s'empêcher de frémir devant la difficulté de trouver la vérité entre l'horreur de la pédophilie et celle de la vie brisée d'un innocent accusé par de troubles gamines. Drôle de roman simenonien, plutôt grinçant et étonnamment affranchi auquel Roger Martin du Gard rendait cet hommage sans réserve : " D'un bout à la perfection soutenue. "
Résumé : Dans ce deuxième tome de son Journal, mêlé à la vie du " village " de Saint-Germain-des-Prés, il se rapproche de Bernard Frank, de Françoise Sagan et de Pierre Herbart. Il continue à voir le petit cercle des collaborateurs de la revue 84 et prépare, avec l'aide du jeune Claude Perdriel, le lancement des Cahiers des Saisons, qui réunit entre autres André Dhôtel, Jean-François Revel, Jean-Louis Curtis et Armen Lubin. Responsable de la librairie des Éditions de Minuit, il participe à la vie du groupe d'écrivains réunis autour de Jérôme Lindon tout en s'occupant de placer ses propres manuscrits chez Gallimard ou Julliard. Sa fréquentation du groupe de Minuit lui inspirera d'ailleurs un roman à clefs, Les Lumières de Paris (1962). Enfin, la vie personnelle de Jacques Brenner connaît plusieurs événements douloureux, dont la mort de Gide et la disparition de sa mère. Il vit là des amours difficiles, sinon impossibles, en tout cas éphémères et ingrates, court après l'argent et une reconnaissance qui lui semble et lui semblera toujours insuffisante.
Préface de Raymond Abellio. Pour comprendre ce texte, le lecteur doit se mettre au-delà du système de pensée qui repose sur le dualisme ou le régime des oppositions, pour lequel comparer c'est connaître, où le savant, en faisant jouer les contradictoires, dira : "Chaque chose a son opposé, froid et chaud, bon et mauvais, gros et petit, orgueilleux et humble, fou et sage, mort et vie, haut et bas, lourd et léger, droite et gauche, proche et éloigné", etc. Ce dualisme laisse l'homme dans la division, coupe de l'harmonie. Car l'harmonie est dans le trinitaire (tel l'identité du différent, qui est la synthèse magique). Et alors que le dualitaire est statique, le trinitaire, qui met en pleine magie, est mouvant et porte dans le vivant. Et d'un langage internmédiaire et abstrait, nous passons au langage des évidences.
Résumé : Freddy Saïd Skouma écrit comme il empoigne un adversaire sur le ring. Le gauche, l'attaque, le spectacle trouble et troublant de la boxe, l'épreuve de force physique et la préparation mentale. Gloire et trahison. Entre les coups des moments de relâche où il nous entraîne vers son passé : Casablanca et l'odeur de menthe fraîche dans la lumière magique de l'enfance, le départ pour la France, la sueur du combat des mâles et de l'amour des femmes, de toutes les femmes... Au fil des pages nous rencontrons Mina sa grand-mère, Mina omniprésente qui ouvre les portes de l'au-delà. Son père, ancien boxeur, dont le regard ami l'accompagne en silence. Son frère tué devant lui. M. jean Bretonnel, le maître, l'entraîneur dont la mort provoque l'effondrement moral, une descente aux enfers, la déchéance assumée. Puis Freddy Saïd Skouma se reconstruit. Toujours guerrier il baisse la garde, écrit. C'est la boxe traversée par la parole de l'introspection. Un grand champion de boxe nous livre sa vérité rythmée comme un combat.
Résumé : C'est à Moscou, au temps des " bourses rouges ", que Chaïbane, étudiant-ingénieur algérien, rencontre Nawal, une Palestinienne, étudiante en médecine. Chaïbane tombe amoureux d'elle. Elle lui parle de son père et de son frère, égorgés par une milice libanaise. Mais, très vite, il perd sa trace. Il emprunte de l'argent et part à sa recherche en Syrie, dans l'enfer des camps de réfugiés, puis au Liban. Dans sa quête pour retrouver la jeune femme, il sera le témoin des pires folies humaines : nationalismes, fanatisme, vengeance sordide, mépris et destruction. Avec, toujours, en toile de fond, la " malédiction " d'être Arabe à la fin de ce vingtième siècle de fer, de sang et d'égorgements. Mais en même temps, et parfois dans le c?ur des mêmes personnes, Chaïbane rencontrera la bonté, la tendresse, une soif d'amour infinie. Entre Moscou et Beyrouth, Damas et Samarkand, un grand livre d'espoir et de désespoir.
« Ne perdez point ces précieux moments : la beauté passe, le temps s'efface, l'âge de glace vient à sa place, qui nous ôte le goût de ces doux passe-temps. Profitez du printemps de vos beaux ans, aimable jeunesse : profitez de vos beaux ans. Donnez-vous à la tendresse. » Sur Molière (1622-1673), on a tout dit et on ne sait presque rien. Ses manuscrits ont disparu, les lieux qu'il a habités ont été détruits, sa tombe même est incertaine. Qui a-t-il épousé, sa fille ou la soeur de sa bien-aimée, Madeleine Béjart ? Quelles furent ses relations avec son père, grand bourgeois de Paris dont il brisa le rêve de dynastie ? Quels étaient ses rapports avec Louis XIV, roi secret qu'il faisait danser sur scène ? Molière, effacé à la ville, truculent sur la scène, était avant tout un homme de théâtre : acteur, directeur de troupe et auteur.
Résumé : Parti à l'aventure en Asie à vingt-deux ans, prix Goncourt avec La Condition humaine à trente-deux, héros de la lutte antifasciste dans l'entre-deux-guerres, chef d'une escadrille d'aviateurs pendant la guerre civile espagnole, ministre des Affaires culturelles du général de Gaulle, romancier, essayiste, orateur de génie... André Malraux (1901-1976) eut plusieurs vies, comme les chats qu'il aimait tant. Flamboyant, révolté mais hanté par la mort, il a traversé son siècle et sillonné le monde, avide de grandeur et de beauté. Fascinant et agaçant, pudique et ambitieux, fraternel et secret, Malraux fut l'artisan de sa propre légende et s'inventa un destin. On a souvent dit que sa vie était sa plus belle oeuvre. Et si ses livres étaient plus grands encore ?
Résumé : "Emplissons jusqu'au bord la coupe des plaisirs : enivrons-nous de sa liqueur, notre nectar." George Gordon Byron, sixième baron Byron, plus connu sous le nom de "Lord Byron" (1788-1824), reste pour beaucoup celui que non seulement son pays, l'Angleterre, mais l'Europe entière considérèrent, de son vivant et dans les années qui suivirent sa mort, comme l'incarnation même du génie poétique romantique. Révolté contre la politique et la société de son temps, épris de liberté, le "ténébreux égoïste" fut plus que cela : un homme de conviction, indépendant, sulfureux, facétieux, aimant les femmes et les hommes, adorateur de la Grèce et de l'Italie, sportif, cinglant, exubérant, toujours moderne, comme en témoignent des ouvres telles que Childe Harold ou Don Juan. Engagé dans la lutte pour l'indépendance de la Grèce, il mourut à Missolonghi à l'âge de trente-six ans.
Colette (1873-1954) qui signa d'abord "Gabrielle Colette", puis "Colette Willy", puis "Colette Jouvenel", puis "Colette", qui aurait pu signer "Colette Goudeket" et ne le fit jamais, a été l'un des écrivains les plus célèbres et les plus admirés de son temps. Elle a séduit les publics les plus simples comme les plus raffinés. Auteur de nombreux romans et nouvelles, elle fut aussi mime, danseuse nue, actrice, journaliste, rédactrice de journaux à scandale, conférencière, esthéticienne. Sa vie privée, une fois débarrassée de ses légendes, de ses maris, de ses amants et de ses amantes, vaut bien un roman: celui d'une "écrivaine" éprise avant tout de liberté.