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La France face aux marchés financiers
Brender Anton
LA DECOUVERTE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782707142733
Ce livre est une version mise à jour et augmentée de Face aux marchés, la politique (La Découverte, 2002) qui a obtenu le prix Turgot du meilleur livre d'économie financière et a été salué par des journaux et magazines d'horizons variés. Les Échos : " Rarement un économiste, qui a été universitaire avant d'être un praticien de la finance, aura aussi bien " dédiabolisé " les marchés et plaidé pour une réhabilitation de la politique. " La Croix : " Il fait partie du cercle des économistes les plus écoutés par sa capacité à rendre l'économie lisible et accessible. [...] Les marchés n'imposent leur loi qu'aux sociétés qui renoncent à leur en imposer une, affirme-t-il. " Challenge : " Un livre à la fois subtil et plein de bon sens qui chamboule les idées toutes faites. " Le Figaro-économie : " Il entend montrer, et il y parvient, que " les marchés ne sont pas intelligents. Loin de prévoir quoi que ce soit, ils se contentent de découvrir le présent et de se souvenir du passé ". " Alternatives Economiques : " [..] Il faut lire le dernier Brender. "
D'un bout à l'autre de la planète, la montée du poids des dettes, qu'il s'agisse de celles des Etats, des ménages ou des entreprises, inquiète. En même temps, savoir que les ménages épargnent et que leur patrimoine augmente rassure. Pourtant, si personne ne s'endette, personne non plus ne pourra mettre d'argent de côté : dans une économie marchande, les fourmis ont besoin des cigales ! Source de risques, régulièrement à l'origine de crises, la dette est indispensable à l'expansion de l'activité d'une économie dont les agents ne dépensent pas tout leur revenu. Ce trait paradoxal de la dette amène à répondre autrement aux interrogations récurrentes sur les limites de la dette publique. Tant que les ménages souhaitent épargner plus que les agents privés n'empruntent, nos Etats peuvent et doivent continuer de s'endetter. S'ils utilisent à bon escient les sommes qu'ils mobilisent, ils ne feront pas faillite...
Une partie de bras de fer est engagée depuis plus de deux siècles entre les démocraties et le capitalisme : l'aspiration des hommes à vivre mieux s'oppose à la recherche du profit. Le progrès social que les sociétés "avancées" ont connu est issu de ce bras de fer. A la fin du siècle dernier, toutefois, nos sociétés ont baissé les bras. Non seulement, elles ont laissé le capitalisme de plus en plus livré à lui-même mais elles ont aussi négligé d'entretenir les infrastructures sociales (l'hôpital, l'école, la police, la justice...) qu'elles avaient mises en place et qui traduisent le prix élevé qu'elles ont voulu donner à la vie humaine. Dans un monde de plus en plus conflictuel, ces dérives doivent être enrayées si nous ne voulons pas voire notre cohésion sociale exploser. Poser sur l'avenir un regard moins myope devrait suffire à nous persuader qu'il faut maintenant réagir non pas en entravant le capitalisme ou en cherchant la décroissance mais en nous appuyant, comme hier, sur son dynamisme pour pouvoir à nouveau investir dans nos infrastructures sociales et réduire les inégalités. Cela passe par une réhabilitation du rôle de l'Etat et de l'action publique. Pour y parvenir, il nous faut retrouver notre capacité à débattre et à vouloir ensemble". A. B.
Résumé : La crise de la finance globalisée a été lourde de conséquences pour les Etats des pays développés. Afin d'éviter un effondrement de l'activité, ils ont accepté, à la fin des années 2000, de laisser leurs déficits budgétaires se creuser, jetant ainsi les germes d'une autre crise, celle des dettes souveraines. S'ils ne veulent pas que leur solvabilité soit mise en doute, ils doivent maintenant enrayer la hausse du poids de leur dette. Mais ils ne peuvent le faire rapidement sans freiner dangereusement l'activité. Face à ce dilemme, les gouvernements de la zone euro ont tenté un ajustement budgétaire rapide. L'activité a été asphyxiée, les équilibres sociaux ébranlés... et la hausse du poids des dettes publiques s'est souvent poursuivie. Les Etats-Unis n'ont pas commis la même erreur : leur effort budgétaire progressif a permis aux comportements de dépense privée de se normaliser et à la croissance de reprendre. Quant au Japon, il s'est dit, début 2013, prêt à maintenir un déficit public important pour sortir de la déflation. Presque partout, le poids des dettes publiques, déjà élevé, continue donc de monter. Il ne pourra le faire indéfiniment. La crise des dettes souveraines n'a pas fini de faire parler d'elle...
Résumé : Face à l'énorme déficit de la balance courante américaine, les pays d'Asie comme les pays exportateurs de pétrole ont accumulé des excédents tout aussi spectaculaires. L'économie la plus riche de la planète emprunte ainsi massivement à des pays beaucoup moins développés. Comment en est-on arrivé là? La situation est-elle aussi paradoxale qu'il y paraît? Peut-elle se dénouer sans catastrophe? À ces questions, le présent ouvrage apporte des réponses qui vont parfois à l'encontre des idées reçues. Il démonte les mécanismes qui ont conduit à la formation des déséquilibres actuels, soulignant le rôle, dans un monde où les pressions déflationnistes sont fortes, des politiques économiques et des systèmes financiers. Certes, le dollar doit baisser dans les années qui viennent, mais les États-Unis ne sont pas menacés de faillite et leur devise n'est pas près de s'effondrer.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.