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La crise de la finance globalisée
Brender Anton ; Pisani Florence
LA DECOUVERTE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782707157362
Crise asiatique, bulle boursière, crise des subprimes... La finance globalisée, à l'origine de ces éruptions successives, est-elle un volcan mal éteint dont il faut se protéger ou bien une force qui, domestiquée, pourrait être mise au service du progrès économique? La question mérite d'être posée car la vigueur de la croissance observée pendant une grande partie des années 2000 tient, pour une part au moins, aux mécanismes par lesquels la finance globalisée a permis à l'épargne dégagée en un endroit de la planète d'être utilisée en un autre. Ces mécanismes ne résultent pas de la seule libéralisation des mouvements de capitaux, ils sont aussi le produit d'une vague d'innovations qui a transformé partout la manière dont les capitaux, comme les risques liés à leur investissement, circulent et sont portés. La globalisation financière a ainsi doté l'économie mondiale de dispositifs d'une puissance étonnante, mais aussi d'une grande vulnérabilité. Ce « Repères » éclaire le fonctionnement de ces nouveaux dispositifs et les enchaînements qui ont conduit à la première crise de la finance globalisée.
Résumé : Alternatives économiques : " Éloge de l'efficacité collective. [...] Le propos d'Anton Brender est simple et fort : la mondialisation réduit le pouvoir des États et met à mal la cohésion sociale. Face à ce défi, il ne faut pas tomber dans le piège libéral et rechercher la compétitivité dans l'exacerbation de la concurrence entre individus. Il faut au contraire renforcer la solidarité si l'on veut assurer la compétitivité de notre territoire et préserver sa richesse. " Le Nouvel Économiste : " Dans une préface subtilement laudative, Dominique Strauss-Kahn écrit que son grand mérite est de mettre en cause les idées reçues. On ne peut que s'associer à ce jugement. Voilà un livre intelligent, agréable à lire, qui rappelle que la richesse repose sur le progrès technique, l'investissement et la volonté d'une société d'agir et de maintenir sa cohésion sociale. "
Résumé : Face à l'énorme déficit de la balance courante américaine, les pays d'Asie comme les pays exportateurs de pétrole ont accumulé des excédents tout aussi spectaculaires. L'économie la plus riche de la planète emprunte ainsi massivement à des pays beaucoup moins développés. Comment en est-on arrivé là? La situation est-elle aussi paradoxale qu'il y paraît? Peut-elle se dénouer sans catastrophe? À ces questions, le présent ouvrage apporte des réponses qui vont parfois à l'encontre des idées reçues. Il démonte les mécanismes qui ont conduit à la formation des déséquilibres actuels, soulignant le rôle, dans un monde où les pressions déflationnistes sont fortes, des politiques économiques et des systèmes financiers. Certes, le dollar doit baisser dans les années qui viennent, mais les États-Unis ne sont pas menacés de faillite et leur devise n'est pas près de s'effondrer.
Résumé : La crise de la finance globalisée a été lourde de conséquences pour les Etats des pays développés. Afin d'éviter un effondrement de l'activité, ils ont accepté, à la fin des années 2000, de laisser leurs déficits budgétaires se creuser, jetant ainsi les germes d'une autre crise, celle des dettes souveraines. S'ils ne veulent pas que leur solvabilité soit mise en doute, ils doivent maintenant enrayer la hausse du poids de leur dette. Mais ils ne peuvent le faire rapidement sans freiner dangereusement l'activité. Face à ce dilemme, les gouvernements de la zone euro ont tenté un ajustement budgétaire rapide. L'activité a été asphyxiée, les équilibres sociaux ébranlés... et la hausse du poids des dettes publiques s'est souvent poursuivie. Les Etats-Unis n'ont pas commis la même erreur : leur effort budgétaire progressif a permis aux comportements de dépense privée de se normaliser et à la croissance de reprendre. Quant au Japon, il s'est dit, début 2013, prêt à maintenir un déficit public important pour sortir de la déflation. Presque partout, le poids des dettes publiques, déjà élevé, continue donc de monter. Il ne pourra le faire indéfiniment. La crise des dettes souveraines n'a pas fini de faire parler d'elle...
Chaque année, le quart du PIB mondial est produit aux Etats-Unis par une population qui représente moins de 5% de celle de la planète. Le rapprochement de ces deux chiffres donne une idée de la puissance de l'économie américaine. Elle n'est d'ailleurs pas seulement la plus productive des grandes économies développées, elle est aussi celle où s'inventent en permanence de nouveaux produits, de nouveaux services comme de nouvelles façons de produire. Pourtant, son efficacité et sa capacité d'innovation ne parviennent plus à masquer un dysfonctionnement inquiétant : depuis les années 1970, l'économie américaine peine de plus en plus à produire... du progrès social. Pire même, depuis une vingtaine d'années, les signes de régression se multiplient. Comment s'explique cette situation paradoxale ? Ce livre propose un survol de l'histoire et des structures de l'économie américaine qui éclaire les problèmes auxquels elle est aujourd'hui confrontée.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.