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La liturgie catholique. Quarante ans de pratiques en France
Bremond d'Ars Nicolas de ; Hervieu-Léger Danièle
PU RENNES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782753541757
La Liturgie catholique est le premier ouvrage d?ensemble sur la pratique liturgique catholique après Vatican II, dans le contexte français. Il propose, dans un premier temps, un inventaire précis des différentes liturgies auxquelles les fidèles ont accès dans les églises paroissiales ou cathédrales. L?approche qui est faite ainsi privilégie l?observation, dans le détail, des postures, des espaces, des scénarios liturgiques. Il peut alors se dégager une vue d?ensemble des réussites et des insuffisances (voire des échecs) de la réforme liturgique post Vatican II. Au fil de la seconde partie, l?auteur propose de comprendre la liturgie en tant que dispositif d?organisation des relations entre les individus et l?ensemble du groupe ecclésial. La liturgie produit de l?institutionalité, et organise le rapport aux croyances, non pas sur un mode dogmatique, mais plutôt avec une visée d?orthopraxie : faire, pourrait-on dire, c?est croire. Ce que les anciens Romains n?auraient pas renié. Au coeur du système ainsi formé, la question de la "glorification", qui est à la fois un processus de reconnaissance et une échappée hors du temps quotidien. On célèbre une liturgie parce qu?il faut montrer constamment au groupe des fidèles quelle est l?eschatologie dont il est porteur, et la place qu?il occupe. Le clergé, au premier rang duquel les prêtres, met en scène le dispositif liturgique. Il coordonne les différents acteurs tout en restant le pivot indispensable de la plupart des liturgies. Mais il est de plus en plus concurrencé parce que son amenuisement dégage la place pour d?autres (les laïcs), ce qui conduit à une fragilisation de fond de sa position au sein de l?institution ecclésiale.
Présentation de l'éditeur La liturgie est une action puissante qui vient nourrir la foi. Mais pourquoi cristallise-t-elle tant de passions ? Lorsqu'une équipe liturgique cherche à exprimer de façon différente un élément important de la liturgie - en accentuant une lecture, en favorisant une créativité mesurée -, il se trouve fréquemment un esprit chagrin pour protester. Mais si, au contraire, on ne fait que dérouler le rituel tel qu'il est écrit, d'autres fidèles se plaignent du formalisme et du manque de vitalité. Le sermon peut être très bien pour certains, et inacceptables pour d'autres. Les servants d'autel filles sont autorisés ici, refusés là. On n'en finit pas de relater les accrocs au rituel, ou l'ennui qui suinte du ritualisme, et on cherche en vain comment sortir de la situation de conflit qui mine les catholiques de France depuis plus de trente ans. La liturgie est une pièce tellement indispensable dans le fonctionnement du catholicisme, que sa gestion est une affaire hyper sensible. On n'en traite pas sans d'infinies précautions, parce qu'on affronte les sensibilités et l'Histoire avec un grand H. "Je crois malgré tout, en tant que sociologue et prêtre, qu'on n'est pas encore allé au fond des questions soulevées par la réforme liturgique de Vatican II. Ma conviction est que la liturgie est un trésor pour la vie chrétienne, et que le catholicisme romain peut être fier d'en être dépositaire. Mais un trésor ne doit pas moisir, il faut l'astiquer. Et le décaper lorsque c'est nécessaire !"
Résumé : Le roman de Madame de Lafayette est un des plus tragiques de la littérature française. Modèle fondateur du "roman d'analyse" , La Princesse de Clèves reste par-dessus tout une oeuvre fascinante, d'une étonnante modernité. Cet ouvrage propose également : Le texte intégral annotéUn questionnaire bilan de première lectureDes questionnaires d'analyse de l'oeuvreCinq corpus accompagnés de questions d'observation et de travaux d'écritureUne présentation de Madame de Lafayette et de son époqueUn aperçu du genre de l'oeuvre et sa place dans l'histoire littéraireUn dossier "Spécial bac" proposant un groupement de textes et des sujets d'écrit sur le parcours : Individu, morale et société. Véronique Brémond Bortoli, agrégée de Lettres classiques, professeur au CNED, professeur certifiée de Lettres modernes enseignant au collège.
On les dit "absents" des églises, peu pratiquants, souvent mal à l'aise dans les liturgies dominicales où les "seniors" sont majoritaires. On se demande si l'Eglise n'est pas, vis-à-vis des jeunes, en panne de transmission. Parents et grands-parents s'inquiètent. On perçoit pourtant chez nombre d'entre eux une forte soif spirituelle et d'engagement. Que faire pour mieux y répondre ? Qui sont ces jeunes qui majoritairement ne fréquentent plus - ou si peu - l'Eglise ? Que faudrait-il changer pour mieux les accueillir ? Fort d'une belle expérience d'engagement pastoral auprès des jeunes, Jean-Pascal Hervy tente, dans cet ouvrage éclairant, de faire le point sur ces relations jamais simples entre l'Eglise et les jeunes générations. Des jeunes qui, entre inquiétude et volonté d'investissement, entre révolte et désir de responsabilité, sont à accueillir tels qu'ils sont. Un accueil qui doit rester de plein vent, ouvert à tous. Bien documenté, avec pédagogie, l'auteur interroge la pastorale de l'Eglise d'hier et d'aujourd'hui pour dégager des clefs de compréhension et des lignes d'action concrètes.
Bermond Monique ; Alençon May d' ; Weulersse Odile
Résumé : 3 contes traditionnels à lire et à écouter avec les petits : L'Oiseau de pluie ; Une histoire de singe ; Epaminondas. Livre / CD audio dès 3 ans. 3 pistes de lecture. Durée : 38 min.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.