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LA PHILOSOPHIE DE PLOTIN
BREHIER
VRIN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782711680245
L'ouvrage consacré par Émile Bréhier est à tous égards un classique : il trouve son premier point de départ dans un cours donné à la Sorbonne dans l'hiver 1921-1922. Comme le soulignait l'auteur, avec une certaine coquetterie, on n'y trouvera pas un exposé complet de toute la philosophie de Plotin : " Des questions importantes y ont été omises ; ce sont celles qui concernent le monde sensible, la nature, la matière, le mal dans ses rapports avec la matière ". L'auteur a en effet porté principalement son attention sur l'Intelligible , l'un, l'Intelligence, l'Âme, mais comme il le souligne dès son introduction, la réalité intelligible chez Plotin garde toujours un caractère sensuel : " la contemplation de l'intelligible est sur la même ligne que la contemplation du sensible ; elle la continue directement sans passer du tout par l'intermédiaire d'idées logiquement enchaînées... Ce que l'expression est au visage, la réalité intelligible tout entière l'est à l'ensemble du monde sensible ; cette réalité est comme la physionomie de l'univers, l'expression du visage qu'il montre à nos sens ". En cherchant à dégager le problème fondamental de la philosophie de Plotin, cet ouvrage d'introduction aura contribué à en faire apparaître l'arrière-plan religieux et jusqu'à l'orientalisme, et parfaitement réussi à caractériser l'originalité de cet idéalisme que Hegel avait qualifié d'élevé.
Emile Brehier nous propose ici une présentation claire et précise de la philosophie au Moyen-Age : à partir du sommeil de la philosophie au VIe-VIIIe siècle, il dresse une histoire chronologique qui aboutit à la fin de la scolastique au XVe siècle. Il fait une courte biographie et un résumé des idées de tous les philosophes importants de cette longue période. Ce livre montre que le Moyen-Age, loin d'être la période d'obscurantisme que l'on a longtemps décrit, a été le cadre d'une activité intellectuelle très importante.
Ce volume s'attache à l'étude de la société, en analyse les structures et les fonctions : Louis Bréhier parle de "I'expérience sociologique que représente l'histoire de Byzance" . Expérience qui aurait pu se poursuivre bien plus longtemps si les principes politiques qui firent sa grandeur n'avaient pas été abandonnés au XIe siècle. Le progrès de l'absolutisme basé sur la puissance de l'armée avait déjà conduit Rome à la catastrophe. La nouveauté, par rapport à Rome, c'est que Byzance avait une mission spirituelle : la conversion de Constantin lui enjoignait "de soumettre tous les peuples et de faire régner le christianisme sur toute la terre" . Autour du souverain, il y a I'Administration, le Palais, dont les préoccupations essentielles semblent avoir été l'étiquette, la pompe des cérémonies, les titres et le luxe des costumes... Le lecteur sera étonné et émerveillé par les pages si documentées que Louis Bréhier consacre à ces "questions importantes" . Des chapitres sont consacrés aux grands Services de l'Etat, dont le mécanisme est soigneusement examiné : la justice, les finances, la diplomatie, la poste impériale, l'armée et la défense de l'Empire, la marine impériale. En mille ans les modes d`administration, les moeurs politiques ont bien souvent changé - mais pas toujours, hélas, dans le bon sens... La dernière partie de l'ouvrage analyse le statut et le rôle de l'Eglise. A Byzance comme pour tout Etat médiéval - chrétien ou musulman , les institutions civiles et religieuses sont liées intimement. II y eut enfin, dans les derniers siècles, le grand développement monastique que l'on sait et qui ne fut pas la moindre cause de l'effondrement final.
Le monde byzantin (1947-51) de Louis Bréhier, historien français spécialiste de l'Empire byzantin, est de nouveau disponible. Avec une plume claire et transparente, l'auteur retrace l'histoire de l'Empire romain d'Orient, de sa constitution jusqu'aux événements qui en provoquèrent la chute en 1453, lorsque, commandés par Mehmed II, les Ottomans prirent Constantinople. Cet ouvrage en trois volumes (Vie et mort de Byzance, Les institutions de l'Empire byzantin, La civilisation byzantine) analyse les faits et les aspects socio-culturels qui firent de la civilisation byzantine un empire à part entière.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.