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La philosophie du moyen age
Bréhier Emile
SHS EDITIONS
29,90 €
Épuisé
EAN :9791041947898
Nous avons, dans des volumes antérieurs, ou naître, croître, s'affermir le psychisme. Par l'action des individus, dans les sociétés, où la coopération sert le développement de l'esprit, mais où l'institution souvent l'entrave, la pensée impersonnelle et suprasociale, la raison humaine se constitue. Léon Robin et Abel Reg ont marqué le rôle décisif de la Grèce travaillant avec son génie propre sur le "patrimoine commun" que lui ont légué les Empires orientaux, "A considérer l'évolution de la pensée humaine, la pensée grecque, aux VIe et Ve siècles, en est à la fois la résonance totale et la pointe avancée". Chez un peuple et en un temps privilégié, ce ressort profond de logique, qui, d'après notre hypothèse, anime toute activité, et, par conséquent, fournit le principe essentiel de l'explication historique, apparaît à la conscience réfléchie dans le besoin désintéressé de comprendre, exerce largement son pouvoir, se traduit en méthode rationnelle : et c'est là un des aspects, ce n'est pas nous l'avons dit l'aspect le moins important, du miracle grec"
La philosophie du MoyenAge" d'Emile Bréhier reste, malgré les années qui passent, l'ouvrage phare pour une introduction à la connaissance telle qu'on la concevait et la pratiquait durant ces neuf siècles qui vont de Boèce à Maître Eckhart, en passant par les Jean Scot, Anselme, Avicenne, Averroès, Bonaventure, Thomas d'Aquin, d'Occam... Présenter tous ces maîtres à penser d'une manière succincte, sans pour autant sombrer dans la simple encyclopédie superficielle, c'estàdire notamment en exprimant et en pénétrant un certain "esprit" qui régnera durant toute cette période et par rapport auquel se définissent, d'une manière ou d'une autre, tous ces maîtres, est une tâche que peu de spécialistes actuels oseraient entreprendre. L'ouvrage de Bréhier n'en est que plus précieux pour nous. Emile Bréhier est un écrivain, philosophe et historien français. Il est surtout connu pour ses travaux sur l'histoire de la philosophie. Il est le frère de Louis Bréhier, historien de l'art.
L'idée même d'entreprendre une histoire de la philosophie suppose que l'on a posé et résolu, d'une manière tut au moins provisoire, les trois problèmes suivants: Quelles sont les origines et quelles sont les frontières de la philosophie?... En second lieu, jusqu'à quel point et dans quelle mesure la pensée philosophique a-t-elle un développement suffisamment autonome pour faire l'objet d'une histoire distincte de celle des autres disciplines intellectuelles?... Enfin peut-on parler d'une évolution régulière ou d'un progrès de la philosophie?" ?uvre d'un seul auteur, cette histoire de la philosophie est une histoire chronologique de la philosophie occidentale, une histoire classée et ordonnée des auteurs et des systèmes philosophiques, un travail "inspiré par le désir de servir de guide dans cet immense passé de la philosophie, que les recherches historiques révèlent chaque jour plus complexe et plus nuancé". Chaque chapitre est accompagné de renvois aux textes les plus importants et complété d'une bibliographie. Toute l'histoire de la philosophie, des Présocratiques aux années 1940, en un volume, une somme indispensable à tous les étudiants philosophes, présentée dans une préface inédite de Jean-François Mattéi. Celui-ci remarque que: "Bréhier était un authentique philosophe et non seulement un historien académique" et précise "Une si vaste description du paysage philosophique a occupé toute sa vie, une vie d'historien qui cherchait dans les méandres de l'histoire, non pas une orientation vers une fin préalablement donnée, mais un sens philosophique qui créerait à mesure les conditions de son apparition dans la lumière, ou le mirage, des systèmes."
Résumé : Bernard Lazare (1865-1903) fut le premier des dreyfusards. Grande figure du judaïsme français, il fut un temps proche de Herzl sans jamais pour autant se départir de ses convictions anarchistes. L'Antisémitisme, son histoire et ses causes est l'ouvrage fondamental de Lazare, dans lequel il s'emploie à penser le rapport des juifs au politique. Cette histoire politique du judaïsme est devenu un classique pour pour ceux qui s'intéressent à l'histoire de la religion juive et ses relations à la politique et aux Etats.
Le sociologue Célestin Bouglé réunit en 1931 dans ce petit livre les résumés de quelques-unes de ses conférences données depuis la guerre auprès de divers groupements de propagande : pacifistes et féministes, laïques et coopérateurs. Comme il le reconnaît lui-même dans son avant-propos, "Le lecteur remarquera que, dans ces conférences elles-mêmes, je me suis efforcé d'incorporer et d'utiliser les résultats des-recherches de sociologie proprement dite auxquelles j'ai pu d'autre part me livrer, par exemple en étudiant les idées égalitaires, la démocratie ou les castes. La question reste ouverte : la difficile question des rapports de la science avec l'action, de la sociologie avec la morale proprement dite. J'ai touché pour ma part à cette question, qui obsède tant de philosophes aujourd'hui, en étudiant "l'évolution des valeurs" ; j'espère pouvoir y revenir quelque jour. Cet ouvrage comprend : Avant-propos, par Célestin Bouglé I. Tradition Française et Société des Nations II. La Coopération Intellectuelle Internationale III. Le Problème Moral de la Démocratie IV. La Vie Morale et l'Idéal National V. Féminisme et Sociologie VI. Producteurs et Coopérateurs.
Becq De fouquières louis ; Gimello-Mesplomb Frédér
Becq de Fouquières est un nom aujourd'hui totalement oublié des dictionnaires du théâtre ou des bibliographies sur la mise en scène. Pourtant, ce féru d'art dramatique et de scénographie signa en 1884 un véritable coup de maître en publiant, avec L'Art de la mise en scène, le premier essai théorique consacré à l'esthétique de la mise en scène théâtrale, et l'un des rares parus à ce jour sur le sujet. Cette véritable mine d'information paraît alors que la technique de la mise en scène est en passe de devenir un art, lequel jouera un rôle prépondérant dans l'avènement du statut de ""metteur en scène"". En effet, l'émergence de la mise en scène moderne est généralement datée de 1887, année de fondation du Théâtre Libre par André Antoine à Paris. En ce sens, le texte de Becq de Fouquières, paru trois ans auparavant, peut être vu et lu comme un témoignage sur la façon dont la mise en scène était alors pensée en cette époque charnière. Cet essai a aussi conservé toute son actualité. Abonné à la Comédie-Française et à l'Opéra, critique à ses heures, Becq de Fouquières laisse derrière lui l'oeuvre d'un ""prophète malgré lui de la mise en scène moderne"", comme le soulignera bien plus tard l'universitaire et historien du théâtre Bernard Dort. [Avant-propos de Frédéric Gimello-Mesplomb] Extrait : ""Quel rôle particulier est appelée à jouer la mise en scène dans l'évolution de l'art dramatique ? Jusqu'à présent, il paraît y avoir beaucoup de confusion dans les idées de ceux qui se réclament de l'école réaliste. Les théâtres semblent obéir à une tendance dangereuse qui ne peut aboutir qu'à leur ruine sans profit pour l'art. Cette tendance consiste à transformer la représentation du réel en une sorte de présentation directe, de telle sorte qu'ils cherchent à s'affranchir du procédé artistique de l'imitation et mettent leur ambition à nous intéresser à la vue des objets eux-mêmes. [... ] Par conséquent, l'art de la mise en scène ne peut avoir la prétention de prendre le pas sur l'art dramatique. Il ne le pourrait qu'en annihilant celui-ci, ce qui serait contraire à sa propre destination. Il doit donc lui rester subordonné, tout en le suivant forcément et en se préoccupant, à son exemple, du caractère individuel et particulier des objets qu'il évoque à nos yeux""".
Le mont Beuvray, situé à 25 kilomètres d'Autun, occupe la pointe méridionale de la chaîne du Morvan, à laquelle il n'est relié que par le col de L'Echenaux, placé à 255 mètres au-dessous de sa cime. Les nombreuses sources auxquelles il donne naissance forment autour de sa base un fossé profond de 20 kilomètres de circonférence; les montagnes, qui sont derrière lui, atteignent les Vosges à l'est et se prolongent jusqu'aux extrémités de l'Armorique; l'Yonne, affluent de la Seine, naît à ses pieds: le massif de 800 à 900 mètres d'élévation-dont il occupe un des sommets- forme donc le point d'intersection des trois principaux bassins de la Gaule centrale: ceux de la Loire, de la Seine et de la Sarthe. Bibracte était la capitale du peuple celte des Éduens, développée surtout au ier siècle av. J.-C. Centre névralgique du pouvoir de l'aristocratie éduenne, c'était aussi un important lieu d'artisanat et de commerces où se côtoyaient mineurs, forgerons et frappeurs de monnaies, sur une superficie de près de 135 hectares. Ce site remarquable est situé sur les communes de Saint-Léger-sous-Beuvray (Saône-et-Loire), de Glux-en-Glenne et de Larochemillay (Nièvre), et dans le Morvan au sommet du mont Beuvray (communément appelé le Beuvray dans la région). Le site héberge le musée de la civilisation celtique, qui retrace la vie de cette cité de quelque 5 à 10 milliers d'âmes au sein d'un oppidum fortifié, que les fouilles archéologiques du mont Beuvray révèlent peu à peu.Notes Biographiques : Jacques-Gabriel Bulliot, né à Autun le 23 janvier 1817 et mort au même lieu le 13 janvier 19021, est un érudit français, membre de la Société éduenne des lettres, sciences et arts constituée à Autun en 1836. Il découvrit le site de Bibracte qu'il localisa au Mont Beuvray (Saône-et-Loire). Il entreprit de nombreuses fouilles sur le site entre 1867 et 1895, date à laquelle il confie les travaux à son neveu Joseph Déchelette. En 1851, Bulliot communique au congrès de la Société française d'archéologie qu'il s'agit d'une ancienne chapelle (chapelle de Saint-Martin au mont Beuvray) ayant servi à christianiser les Éduens. Cependant, il retourne au Mont Beuvray pour continuer ses recherches. C'est alors qu'il découvrit une partie de camp romain au sommet du mont à proximité de la chapelle. Il décide alors de poursuivre ses recherches sur la Guerre des Gaules dans plusieurs ouvrages datés du Moyen-Âge. Il maintient contre une opinion unanime que les compagnies romaines de Bibracte et Autun sont les mêmes et basées au Mont Beuvray. Il publia alors un ouvrage sur le système défensif des Romains sur les terres des Éduens entre la Saône et la Loire. Il reçoit plus tard la visite d'un officier chargé par Napoléon III d'effectuer des fouilles sur la victoire romaine contre les Helvètes. Celui-ci porte peu d'intérêt à Bulliot sur l'instant, mais il confie cependant à un autre membre de la Société éduenne, Xavier Garenne, la mission d'effectuer des sondages au Beuvray. Le propriétaire des terres, le vicomte d'Aboville, effectue aussi ses propres recherches. L'archevêque de Reims, Landriot membre de la Société éduenne et ami de Bulliot (malgré leurs divergences sur la question de Bibracte) intéressé par ces fouilles en fait part à l'empereur. Ainsi, en 1867, Napoléon III missionne Bulliot pour des recherches au Beuvray.