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La pâleur et le sang
Bréhal Nicolas
MERCURE DE FRAN
11,45 €
Épuisé
EAN :9782715201620
Le livre de Ballémor renferme les secrets de Vindilis, île de légendes et de superstitions, perdue dans les brume atlantiques et fief de l'étrange famille Bowley dont la chronique, qui captive l'imagination des adolescents de Vindilis, devient elle-même légende. Les insulaires n'ont jamais admis l'étrangère que Bernard Bowley a ramenée d'un voyage sur le continent. Sa froideur et son dédain à peine déguisé désignent à la haine et à la calomnie la nouvelle maîtresse de Kerlédan. Une sinistre prédiction de la Groac'h, guérisseuse et sorcière redoutée des pêcheurs, pèse sur la descendance des Bowley : Loïc et Isabelle qui semblent unis par des liens obscurs et plus que fraternels. Avec l'arrivée du valet de ferme Gonéri Lenn, géant aux yeux pâles dont la séduction trouble provoquera le jeu mortel des passions, tout est prêt pour que se déroule, entre l'océan et la lande battue par les vents, un drame à cinq personnages, dont l'intensité et l'horreur font évoquer certains mythes de l'Antiquité. Dans un style d'une limpidité classique qui confère aux personnages et aux images une singulière présence, qui mêle avec subtilité l'évocation d'un univers de sortilèges et l'observation réaliste d'une société fermée sur elle-même, Nicolas Bréhal nous conte une histoire exemplaire, pleine d'enchantements et de violences.
Résumé : Un siècle se termine. Un homme meurt. Tandis que l'opium soulage les douleurs du malade, les gestes quotidiens, semblables à l'odeur de la drogue, maquent l'angoisse de cette double fin. Dans cette demeure du Midi où trois générations d'une même famille, se retrouvent autour du lit de Laurent Kreutzer, autrefois célèbre pianiste, des énergies contraires s'affrontent. Comme les mouvements d'une musique lointaine, une dangereuse spirale s'enroule autour de ces êtes unis par les liens du sang et rapproche les deux adolescents, Nina et Geoffroy. Quelle force les pousse alors vers le lac ? Quelles secrètes vibrations y perçoivent-ils ? Un roman où la réalité la plus précise ouvre des brèches sur des régions inexplorées ; où les nostalgies, rancunes et souffrances font entendre une célèbre sonate, dont les mouvements préparent à toute chose qui s'achève.
Depuis des années, la fin du jour condamnait Marge à une petite mort. Quand le soleil sombrait, elle se rendait compte combien son existence était vague, nuageuse, fragile, et son anxiété incommunicable. Pendant quelques instants, où qu'elle fût, Marge s'éclipsait. Pour certains esprits sensibles, c'est un passage qui révèle la dualité du clair et de l'obscur, du connu et de l'inconnu. Mais à d'autres, qui en sont franchement bouleversés, ce mystérieux passage dénonce un combat plus ambigu encore : le pur contre l'impur, le Bien contre le Mal. J'ai approché un assassin qui, dans la tradition des grands monstres du crime, devenait fou à la tombée du soir. " Le crépuscule excite les fous ", écrit Baudelaire dans l'un de ses petits poèmes en prose ; puis il évoque la nuit comme un vrai moment d'espoir et d'apaisement. (Faut-il le croire ?...) On imagine plus volontiers Baudelaire, pris dans la fièvre nocturne de ses désirs, palper les ténèbres et se livrer à de sombres orgies. Mais revenons à mon assassin... "
Résumé : Baptiste raconte son étrange amitié pour Vincent. Dès les années de collège, ils sont à l'opposé l'un de l'autre. Baptiste, qui ignore le désir charnel, accorde une importance mystique au ciel. Vincent, lui, est attiré par les deux mondes : terrestre et céleste. Mais on dirait qu'il ne sait comment mener son existence. Après une longue séparation, les deux amis se retrouvent, fatalement. Vincent est marié à une comédienne très séduisante, Mathilde, qui confond le théâtre et sa vie. Mais il a aussi une relation avec Constance, jeune étudiante, prostituée à ses heures. Comme autrefois, Baptiste suivra les traces de Vincent, comme un double, un alter ego. A travers l'histoire de ces quatre personnages, ce roman est une méditation sur le destin de l'amour.
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.
Socialiste convaincu, John Reed (1887-1920) débarqua à Petrograd à l'automne 1917 pour rendre compte des bouleversements politiques de la Russie post-impériale. Parce que sa qualité de correspondant américain lui donna accès aux cercles les plus divers et qu'il joignit au sérieux de l'exposition des faits la volonté de donner un contour palpable à la foule des insurgés, il dressa un tableau incroyablement vivant des événements qui permirent aux bolcheviks de s'emparer du pouvoir. Publié pour la première fois en France en 1927, ce témoignage historique exceptionnel est également une grande leçon de journalisme.
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.
Mae découvrit à son réveil que Peter avait disparu. Elle s'assit, tendit l'oreille et se heurta au silence qui enveloppe un espace lorsque la personne que l'on attend n'est pas rentrée. Parfois les gens sortent et ne reviennent pas. Parfois les malheurs surviennent. Mae le sait depuis qu'elle a six ans. Peter. Son compagnon... L'homme qu'elle était sur le point d'épouser. Mae va vite découvrir que son "fiancé" est en réalité un redoutable escroc qui a la police à ses trousses. Eplorée, elle retourne chez ses grands-parents, qui l'ont élevée et tiennent une auberge sur les bords du Saint-Laurent. Au sein d'une nature magnifique, mais qui peut se révéler dangereuse quand le fleuve se déchaîne, elle va retrouver et affronter ses souvenirs : la mort inexpliquée de ses parents dans la fonte des glaces, la disparition brutale de son inséparable ami d'enfance, Gabe, les silences de sa grand-mère... Et tenter de trouver des réponses.