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SINGULARITE ET SUJET. Une lecture phénoménologique de Proust
Breeur Roland
MILLON
25,75 €
Épuisé
EAN :9782841370917
Comment le peintre ou le poète, demande Merleau-Ponty, seraient-ils autre chose que leur rencontre avec le monde ? Certes, ils ne sont rien de plus. Mais ne sont-ils pas moins que cela ? Le poète ne serait-il pas plutôt l'expression de l'épreuve d'avoir d'entrée raté ce monde, comme Marcel dira d'avoir d'entrée raté Gilberte ou Albertine ? Il y a en effet quelque chose qui trouble la complicité qui lie le sujet au monde. Au sein de la réversibilité qui conditionne notre rapport au monde ou à l'Etre, quelque chose insiste qui ne contribue pas à l'approfondissement de ce rapport. Ce quelque chose s'excepte du mouvement selon lequel le sujet répond aux sollicitations venant du monde : il s'agit d'un noyau sourd et muet, sourd parce qu'il n'entend rien, muet parce qu'il ne donne rien à entendre. Il ne s'inscrit pas dans l'ordre d'être que je découvre et par là me rend étranger au monde qui me regarde. Ce noyau, c'est la singularité. Comment cette singularité, qui semble fortement déterminer les descriptions proustiennes du sujet, s'affirme-t-elle ? Il semble qu'il y ait bel et bien un " solipsisme " chez Proust, au sens où le contact avec le monde est lui-même alourdi d'un rapport à quelque chose en moi qui ne se répand pas dans ce contact, m'isolant dès lors du monde et d'autrui. Décrire ce " solipsisme " selon lequel tout rapport au monde et à l'Etre semble d'emblée singularisé, voilà l'enjeu de cet ouvrage.
Les Etudes sur l'hystérie de Breuer et Freud, parues en 1895, sont d'un grand intérêt historique pour l'histoire de la psychanalyse. C'est ce travail qui ouvrit la voie à la psychanalyse proprement dite, dont la méthode cathartique constitue pour ainsi dire l'échelon initial. Mlle Anna O..., le premier cas traité, était une patiente de Breuer, tombée malade après la mort de son père et qu'il soigna par la catharsis sous hypnose. Ainsi put-il libérer ses affects coincés. Les quatre cas suivants furent traités par Freud lui-même. D'un grand intérêt scientifique sont les trois essais théoriques : la Communication préliminaire, de Freud et Breuer, De la théorie, de Breuer, et De la psychothérapie de l'hystérie, de Freud. Le lecteur y trouvera en germe, à côté d'hypothèses depuis abandonnées par Freud, maints concepts qu'il devait développer par la suite quand il créerait la psychanalyse.
Le lièvre est un maître du camouflage avec une excellente audition et des jambes rapides. Le photographe Michael Breuer a néanmoins réussi à capturer les animaux timides de près dans des images impressionnantes. Ses photos sont publiées régulièrement dans de nombreux livres, magazines et calendriers. Calendrier mural de qualité supérieure avec 12 magnifiques photos. L'environnement nous tient à coeur. C'est pourquoi nous utilisons exclusivement du papier certifié FSC provenant de forêts gérées de manière écoresponsable. Nous évitons la surproduction et donc des quantités significatives de déchets, en produisant dans l'UE à l'unité et sur demande. Nous réduisons nos distances de transport et assurons une logistique respectueuse de l'environnement. 14 pages dont 1 couverture | 12 pages mensuelles | 1 page d'index | dos cartonné Ce calendrier à succès a été réédité cette année avec les mêmes images et une grille calendaire mise à jour. QUALITATIF - un calendrier annuel de qualité supérieure avec 12 magnifiques motifs, sur papier d'impression photo, avec une reliure spirale robuste et un crochet de suspension. DURABLE - réduction significative des déchets grâce à une fabrication sur papier certifié FSC à l'unité et sur demande, production dans l'UE, logistique écologique. CADEAU IDEAL - destiné à vos contacts privés ou professionnels, à la famille ou aux amis, aux jeunes adultes ou aux moins jeunes, pour un cadeau de Noël ou d'anniversaire ou juste pour le plaisir d'offrir. DIVERSIFIE - de nombreux formats DIN A4 ou DIN A3, pour s'adapter à toutes vos envies et vos cadres de vie. Portraits de beautés à longues oreilles par l'auteur(rice) : Christina Krutz
La galerie du passé est longue et le narrateur se promène d'épisode en épisode, de personnage en personnage. Quelque part sans une ville qui pourrait être Montréal, un bistro invraisemblable - le Sarcophage andalou - où chacun vient boire la mort bleue, déguster des olives acides, se raconter, aimer et se faire aimer. Une ferme à la campagne, un major anglais sans visage, une jument qui sait danser, le tableau de la ville au loin, composition en rose. Dans le logis-refuge de Samère, le professeur Tagueule, ayant vomi son existence de petit bourgeois, la femme, les enfants et les traites mensuelles, joue au chien et aboie pour se refaire une première jeunesse. Et tant d'autres décors, d'autres aventures, d'autres personnages. Le narrateur, d'office de placement en ballade et en bar, regarde, comprend, partage. Se marie même. Puis se tire vite fait et change de peau dans les bains de boue de Laguna Verde. Alors il se retourne, regarde une dernière fois tous les bonshommes de sa vie qui, comme les musiciens de la Symphonie des Adieux, se sont retirés un à un, sur la pointe des pieds et sont devenus tels qu'en eux-mêmes enfin l'écriture les a changés, réinventés. La vérité ! Bon débarras. Dans un style d'une invention et d'un humour toujours renouvelés, Claude Breuer regarde et raconte ses personnages joyeusement, tendrement. S'il ne se prend pas plus au sérieux qu'il ne les y prend, c'est pour mieux nous faire partager le bonheur et les petits malheurs d'une existence changée en roman, en poésie permanente. Un écrivain invente son passé, en fait un tableau heureux et drôle, pathétique aussi, et nous l'offre pour notre plaisir.
Selon cet essai, la bêtise se situe entre deux extrêmes : celle de l'idiot et celle de l'esprit de sérieux. Il examine la bêtise en tant que " phénomène ", en l'intégrant lui-même à des problématiques concrètes inspirées par des penseurs qui l'ont analysé (comme Sartre, Flaubert, Proust, Deleuze).
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
Boncour Elisabeth ; Gire Pierre ; Mangin Eric ; Co
Pourquoi Maître Eckhart connaît-il aujourd'hui un tel succès auprès d'un public aussi large ? Parmi les raisons qui expliquent cet engouement, il convient sans aucun doute de mentionner la beauté de ses textes et leur étonnante saveur pour un lecteur contemporain. Le maître rhénan nous a laissé une oeuvre importante et variée. Ecrite en latin et en moyen-haut-allemand, la langue du peuple, cette oeuvre s'exprime à travers des genres littéraires très différents et son style est particulièrement bien soigné. Mais il ne suffit pas d'écrire, ni même de bien écrire, pour être reconnu comme un grand écrivain, d'autant plus que ce terme peut paraître anachronique pour le Moyen Age. Et pourtant, il se confie quelque fois en ces termes : "J'ai écrit un jour dans mon livre" (Sermon 73). Eckhart occupe ainsi une place originale pour la période médiévale dans la mesure où il évoque le projet d'écrire "un livre", qu'il appelle "mon livre", et dans lequel il souhaitait consigner des propos plus personnels. Mais ce qui fait véritablement entrer son oeuvre dans la grande littérature, ou tout au moins dans une certaine idée de la littérature, c'est sans doute la conscience très nette qu'il avait que l'écriture doit nécessairement affronter ce qui ne peut se laisser contenir à l'intérieur des mots : "Qui peut exprimer cette parole ? Personne ne le fait" (Sermon 74). Alors son écriture sera toujours inachevée, d'un inachèvement irréductible et essentiel, parce que ce qui est à dire ne peut être dit. Ce nouveau volume rassemble pour la première fois des spécialistes appartenant à des disciplines très différentes comme la philosophie, l'histoire et la théologie, mais aussi la littérature, et même la linguistique. Il propose ainsi des perspectives de recherche intéressantes dans le champ des études eckhartiennes.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.
Au début du XXe siècle, la préhistoire est une science en gestation, et les affaires de faux sont à l'origine de vives controverses qui divisent une partie de la communauté scientifique, puis le grand public, avec de nombreux épisodes judiciaires et des querelles d'experts. Deux grands débats d'authenticité ont dominé la recherche préhistorique : l'affaire de Piltdown et celle de Glozel. André Vayson de Pradenne qui avait participé activement aux deux polémiques, sans doute par crainte d'un procès en diffamation, ne les évoque pas dans son livre. Sous sa plume défilent les plus célèbres affaires de faux du XIXe et début du XXe : c'est l'affaire qui dura huit ans des autographes du géomètre Chasles abusé par Vrain-Lucas, celles des silex de Pile de Riou, du trésor de Curium imaginé et imposé par Luigi Palma di Cesnola, de la tiare de Saïtapharnès, acquise par le musée du Louvre en 1896... On s'étonne avec l'auteur que des simulations, le plus souvent grossières, aient pu tant de fois égarer de véritables savants. Cet ouvrage, paru en 1932, reste le document de référence sur les fraudes préhistoriques.