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Un enfant sage
Bredin Jean-Denis
FOLIO
8,10 €
Épuisé
EAN :9782070385218
Trois mois de la vie d'un enfant, d'un enfant sage. "Tiens-toi droit." Julien se redresse, cambre les reins, baisse la tête. "Ne te vautre pas." Il s'assied au bord du fauteuil. "Va travailler." Il y court. S'il parle, il surveille sa voix, il prépare ou il rectifie ses mots. S'il marche, il se regarde marcher. Comment parler, marcher, vivre sans déranger ? Trois mois d'une vie... ou de deux vies. Son père, sa mère éloignés au point qu'ils semblent ne s'être jamais rencontrés, deux maisons qui s'ignorent, deux lits, sans vrai repos, deux gâteaux d'anniversaire pour fêter les douze ans, deux mondes qui n'ont en commun qu'un passé enfoui, interdit, Julien est l'enfant du partage. Il va de son père à sa mère, de sa mère à son père, il sourit, il approuve, il veille sur l'un, il veille sur l'autre, il les garde, il ment chaque fois qu'il est nécessaire. Et si bascule soudain cet équilibre, fiévreusement défendu, si le drame les secoue tous les trois, que peut encore un enfant sage ? Courir dans la nuit en braillant ses poèmes ? Partir, au bout du monde, là-bas, où peut-être il sera libre de rire, et de vivre ? Danser sous les étoiles ? Boire la mer ?
Quatrième de couverture «Il eût aimé être Dieu. Il eût fait le monde autrement. L'homme n'eût pas été si malheureux, ni si bête. La vie n'eût pas été si courte. S'il avait été Dieu, personne n'eût souffert, personne n'eût vieilli, surtout personne n'eût embêté personne. Dieu n'aurait toléré ni religion, ni patrie, ni famille, ni prison, chacun eût été seul, et libre. Par surcroît, Charles eût été un Dieu modeste, un parfait serviteur, discret, effacé, et qui n'aurait cessé de se faire pardonner la place où le destin l'avait installé.»
Résumé : Des pitres, tous des pitres... Casimir Pioche prépare le grand soir, nettoie les taches, toutes les taches qu'il découvre... La voix d'une étudiante arrache au doute philosophique le professeur Lingowski et son sexe devient fou... Rien n'arrêterait l'ascension d'Hugues Desgrottes, un gagneur-né, si le lacet de sa chaussure... Emile Poulet, l'héritier des vertus nationales, entend coûte que coûte résister à la marée montante des barbares... Natacha est belle, si belle qu'elle ne peut plus que célébrer son corps... L'ambition de paraître un soir à la télévision, de s'entendre, de se regarder, fait perdre l'esprit à Maître Bonpied... Des pitres ? Chacun d'eux se détruit à force de ne voir que son reflet : son utopie, son image, sa maison, sa réussite... Ce sont les enfants ridicules et égarés de ce siècle. Des enfants qui lui ressemblent trop.
Tous je les ai rencontrés, dans la vie, ou ailleurs, leurs coeurs battaient trop vite, ou trop fort, ou n'importe comment. Mademoiselle a tant chéri les enfants des autres, accomplissant son devoir de parfaite gouvernante. Si Bernard de Récy regardait, haletant, le corps de ses jeunes camarades, c'est qu'ils étaient beaux, comme doivent l'être les fils de Dieu. Feldman, le bon élève, a pu travailler, donner des leçons, s'acharner à devenir professeur : l'étoile juive, cousue sur sa poitrine, veillait à détruire son rêve. Servante au grand coeur, Dolorès s'en est allée, si mince, si noire, bonne à rien, sauf à aimer. Aimer un peu, beaucoup, à la folie ? Aimer jusqu'à tuer, aimer jusqu'à mourir et au-delà, ils y ont cru, Auguste Velours et sa belle Emma, ils ont imaginé la vie et la mort mêlées comme leurs jambes. Monsieur Fouille avait donné son impartageable tendresse à sa vieille compagne et à sa jeune maîtresse, il aurait voulu qu'elles soient heureuses, mais l'une était de trop. Comme aucune mère Mademoiselle Write adora sa fille, mais elle avait peur pour elle, si peur que vînt l'âge de raison. Lorsque Lulu, notre ami, tomba amoureux d'une lapine, et qu'il voulut l'épouser, devant Dieu, devant les hommes, nous le crûmes un peu fou. Un peu fou ou trop sage, qu'en savons-nous ? Ce qui est sûr, c'est qu'aucun d'eux n'eut le coeur avare. Au bout du rêve, la mort a fait taire ces coeurs trop battants. La fièvre fut leur commune aventure, le froid son même achèvement. J. -D. B.
Arrêté à Rabat le 31 août 1940, Pierre Mendès France est accusé de désertion pour avoir embarqué sur le Massilia en juin 1940. Quand s'ouvre son procès le 9 mai 1941, cette accusationodieuse mêle la soumission de Vichy à l'Allemagne, la médiocrité du régime, la volonté de revanche sur le Front populaire dont Mendès fut le plus jeune député, et bien sûr la haine antisémite. En suivant pas à pas le procès, en soulignant la révolte et la fermeté de l'accusé, Jean-Denis Bredin retrace lecombat d'un homme pour son honneur, pour sa patrie, et peut-être avant tout pour la justice, qu'il se fera un devoir de servir sa vie durant. Une leçon d'histoire, de morale publique aussi.
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"
Il s'agit de la principale somme romanesque de George Sand, ?uvre de sa maturité (1842), dont elle renferme les secrets. L'héroïne est une cantatrice. La première partie se déroule à Venise, c'est une nouvelle musicale avec une intrigue amoureuse ; la deuxième est un roman historique et fantastique, situé à Riesenburg ; la troisième, récit de voyage, d'aventures, musical et historique, se tourne vers Vienne, où se passe la quatrième, ainsi qu'à Prague, qui mélange tous les éléments précédents. L'action se déroule entre 1742 et 1755. Consuelo est d'abord un roman d'aventures passionnant. Mais la trame soutient les idées historiques, sociales, politiques, esthétiques, musicales. La protagoniste est une fille du peuple, comme l'auteur par sa mère. Elle vivra entourée d'hommes, jusqu'à son mariage avec le comte de Rudolstadt.
Le XXe siècle a vu naître les deux plus belles théories physiques jamais inventées. La première, la relativité générale, est l'oeuvre du seul Albert Einstein. Son domaine d'application est l'infiniment grand. La seconde, la mécanique quantique, est l'oeuvre collective de certains des plus grands esprits du XXe siècle. Son domaine d'application est l'infiniment petit. Mais ces deux théories sont incompatibles entre elles. Cherche-t-on à les réunir dans ce qu'on appelle la "théorie du tout", on se heurte alors à d'insurmontables difficultés. Aujourd'hui, la "théorie des cordes" semble en passe de réussir là où toutes les précédentes théories ont échoué: ce faisant, elle bouleverse notre conception de la matière, de l'espace et du temps. C'est l'histoire pleine de rebondissements de cette révolution en marche - où les particules élémentaires s'avèrent semblables à d'infinis bouts de ficelle, où l'espace-temps se déchire, se répare, se replie en dix dimensions invisibles, où le Big-Bang et les trous noirs prennent des formes inattendues - que nous raconte ici l'un de ses éminents acteurs. Après la relativité générale et la mécanique quantique, l'avenir appartient-il à la "théorie des cordes"?
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero