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La tache
Bredin Jean-Denis
GALLIMARD
11,15 €
Épuisé
EAN :9782070713073
Des pitres, tous des pitres... Casimir Pioche prépare le grand soir, nettoie les taches, toutes les taches qu'il découvre... La voix d'une étudiante arrache au doute philosophique le professeur Lingowski et son sexe devient fou... Rien n'arrêterait l'ascension d'Hugues Desgrottes, un gagneur-né, si le lacet de sa chaussure... Emile Poulet, l'héritier des vertus nationales, entend coûte que coûte résister à la marée montante des barbares... Natacha est belle, si belle qu'elle ne peut plus que célébrer son corps... L'ambition de paraître un soir à la télévision, de s'entendre, de se regarder, fait perdre l'esprit à Maître Bonpied... Des pitres ? Chacun d'eux se détruit à force de ne voir que son reflet : son utopie, son image, sa maison, sa réussite... Ce sont les enfants ridicules et égarés de ce siècle. Des enfants qui lui ressemblent trop.
Résumé : "...Claude ne viendra pas. S'il venait j'entendrais son pas, de très loin, son pas hésitant, il suspendait le pied gauche au moment de le poser, il retardait son pas comme s'il réfléchissait, il semblait boiter, je reconnaîtrais son souffle, son souffle trop lent, son coeur trop lent, son coeur d'enfant blessé, déjà blessé d'être né. Chaque geste, chaque mot le déchirait, il était trop intelligent, trop sensible, nous n'avons pas su le protéger, nous ne l'avons pas même rencontré. Il voyait mal parce qu'il regardait trop loin, son regard toujours au-delà, je parle, il écoute, il fait semblant d'écouter, il comprend mieux que s'il écoutait, il se lève, il m'embrasse sur la tempe, il balance entre la tendresse et la courtoisie, il s'en va, il se retourne, il me regarde encore, cette manière de vous rassurer, de vous consoler, lui il était inconsolable..." Le premier vendredi de novembre, Claude Hartmann est parti pour Venise, emmenant sa mère mourante. Dix jours ils ont vécu ensemble, dix jours, une vie. Elle est morte. Il a disparu. Ainsi commença, ou finit, son absence...
Résumé : Trois mois de la vie d'un enfant, d'un enfant sage. "Tiens-toi droit." Julien se redresse, cambre les reins, baisse la tête. "Ne te vautre pas." Il s'assied au bord du fauteuil. "Va travailler." Il y court. S'il parle, il surveille sa voix, il prépare ou il rectifie ses mots. S'il marche, il se regarde marcher. Comment parler, marcher, vivre sans déranger ? Trois mois d'une vie... ou de deux vies. Son père, sa mère éloignés au point qu'ils semblent ne s'être jamais rencontrés, deux maisons qui s'ignorent, deux lits, sans vrai repos, deux gâteaux d'anniversaire pour fêter les douze ans, deux mondes qui n'ont en commun qu'un passé enfoui, interdit, Julien est l'enfant du partage. Il va de son père à sa mère, de sa mère à son père, il sourit, il approuve, il veille sur l'un, il veille sur l'autre, il les garde, il ment chaque fois qu'il est nécessaire. Et si bascule soudain cet équilibre, fiévreusement défendu, si le drame les secoue tous les trois, que peut encore un enfant sage ? Courir dans la nuit en braillant ses poèmes ? Partir, au bout du monde, là-bas, où peut-être il sera libre de rire, et de vivre ? Danser sous les étoiles ? Boire la mer ?
Résumé : Trois mois de la vie d'un enfant, d'un enfant sage. "Tiens-toi droit." Julien se redresse, cambre les reins, baisse la tête. "Ne te vautre pas." Il s'assied au bord du fauteuil. "Va travailler." Il y court. S'il parle, il surveille sa voix, il prépare ou il rectifie ses mots. S'il marche, il se regarde marcher. Comment parler, marcher, vivre sans déranger ? Trois mois d'une vie... ou de deux vies. Son père, sa mère éloignés au point qu'ils semblent ne s'être jamais rencontrés, deux maisons qui s'ignorent, deux lits, sans vrai repos, deux gâteaux d'anniversaire pour fêter les douze ans, deux mondes qui n'ont en commun qu'un passé enfoui, interdit, Julien est l'enfant du partage. Il va de son père à sa mère, de sa mère à son père, il sourit, il approuve, il veille sur l'un, il veille sur l'autre, il les garde, il ment chaque fois qu'il est nécessaire. Et si bascule soudain cet équilibre, fièvreusement défendu, si le drame les secoue tous les trois, que peut encore un enfant sage ? Courir dans la nuit en braillant ses poèmes ? Partir, au bout du monde, là-bas, où peut-être il sera libre de rire, et de vivre ? Danser sous les étoiles ? Boire la mer ?
Fils d'un père breton, d'une mère algérienne, Ali-François Caillou, étudiant en droit, a été arrêté dans une manifestation pacifiste, inculpé de violences à agent, incarcéré à la prison de la Santé. La Justice l'a pris par hasard, elle le garde, elle le juge. Nulle perversion dans le fonctionnement de la machine judiciaire, dont ce livre est la scrupuleuse radiographie. Elle va honnêtement son train, selon ses habitudes, avec ses préjugés. Au bout du chemin elle broie l'innocent.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.