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Femmes et politique, femmes politiques. Quelle-s place-s pour les femmes ? Rencontres de Mix-Cité
Bréchemier Dominique ; Laval-Turpin Nicole
L'HARMATTAN
28,50 €
Épuisé
EAN :9782343175706
Les rencontres organisées par Mix-Cité 45 sous le libellé "Femmes des lumières et de l'ombre" ont rendu vie, chaque année, à des figures oubliées ou méconnues, d'abord issues d'une époque précise (du Grand Siècle classique à l'entre-deux-guerres) puis selon une perspective thématique et diachronique (Femmes de sciences en 2017). Cette huitième session s'est consacrée aux femmes en politique. Elle définit des questionnements internationaux dans les combats féminins qui ont fondé les avancées en un domaine essentiel à l'émancipation des femmes : les enjeux politiques. Un rappel des luttes d'hier - de l'emblématique Olympe de Gouges aux héroïnes du socialisme de toute l'Europe jusqu'à l'aube du XXe siècle - donne la mesure de notre dette à ces aînées hautement exigeantes du journalisme, de la magistrature, du syndicalisme, de la littérature, etc. qui sont allées parfois jusqu'au sacrifice (figures de la Résistance). Les mouvements d'aujourd'hui ne manquent pas de nous interroger sur l'héritage transmis, le rôle crucial des médias, l'identité des femmes en lutte, ici et au-delà des frontières (Turquie, Maroc, Iran...). La diversité des communications témoigne en tous cas de la vigueur des engagements féminins, et de leur courage à conquérir la parité, sinon l'égalité.
Les cinquièmes rencontres orléanaises "Femmes des lumières et de l'ombre" abordent un second volet (tant s'avérait riche la période traitée) de ces parcours féminins qui marquèrent deux décennies charnières, de1918 à 1938. La session précédente abordait les luttes vers l'émancipation du sexe dit faible pour une nouvelle image du corps féminin, une place légitime des intellectuelles, et une audace marquée en matière d'identité sexuelle. Les figures présentées ici touchent à des domaines plus en prise avec les réalités socio-politiques, les combats pour une égalité des droits et les exigences de la vie quotidienne. Elles s'illustrent dans le journalisme militant ou littéraire (Séverine, Marthe Romains), les idéaux pacifistes (Camille Drevet), portent haut la "République des esprits" (la scientifique Hélène Metzger) et s'acharnent jusqu'en Espagne pour le droit de vote (Margarita Nelken, Victoria Kent et Clara Campoamor). Elles ouvrent aussi des chemins d'aventures, voyageuses intrépides (Alexandra David-Néel, Simone de Beauvoir) ou créatrices inattendues (Colette et son institut de beauté). Et si Zelda Fitzgerald ne peut échapper, malgré son talent de plume, à l'ombre de son époux, une autre artiste assume par la peinture sa totale singularité (Marie Laurencin). Annie Metz, en présidant cette session, la place sous le signe de leur combativité, puisqu'elle est conservatrice et directrice de la bibliothèque Marguerite Durand, une pionnière du journalisme féminin dès la Belle Epoque.
Annie de Pène est née en 1871 à Blosseville-Bonsecours, près de Rouen et est décédée à Paris en 1918. Sa vie privée et son parcours professionnel offrent un mélange tout à fait personnel et subtil de fragilité et de force, de tradition et de modernité. Enfant naturelle, jeune femme divorcée, mère privée de ses enfants, elle fut libraire, éditrice, directrice de revues, journaliste et romancière. Cet ouvrage présente 4 années de sa vie professionnelle marquées par la fin prématurée de celle que Colette appelait "Mon Annie d'enfance". Reporteresse et chroniqueuse, de 1915 à 1918, Annie de Pène s'est impliquée comme beaucoup de ses concitoyennes dans la Grande Guerre. Elle est allée dans les tranchées et a livré ses reportages pour Le Matin et L'Oeuvre. Pendant quatre ans, elle a aussi décrit la vie à l'arrière en parlant des femmes et en s'interrogeant sur leur évolution. Ses reportages et ses chroniques, inédits, composent une bonne partie de ce livre.
Résumé : Du mouvement de libération de la femme des années 1970 à nos jours, cette anthologie rassemble plus de trente écrits de femmes d'exception qui ont consacré ou consacrent leur vie au combat féministe. Germaine Tillion et Michelle Perrot questionnent l'absence des femmes dans l'espace public, Manon Garcia s'intéresse au concept de soumission et Geneviève Fraisse nous parle de consentement. Tandis que Nadia Yala Kisukidi réfléchit à ce que cela signifie d'être une femme noire en France, Iris Brey et Alice Coffin condamnent la mainmise de l'homme sur l'art... Ces voix fortes et plurielles, en désaccord parfois, nous donnent les clés pour penser les débats d'aujourd'hui et construire un monde plus égalitaire.
Organisée par Mix-Cité, cette rencontre nous invite au XIXe siècle afin de découvrir comment, de George Sand à Louise Michel, les combats féministes, politiques et littéraires se sont entrecroisés. Nous sont présentées ici des femmes aux figures d'artistes et aux voix cosmopolites, dénonçant les inégalités faites aux femmes. Voici une étude approfondie conduite par des spécialistes de la question de l'émancipation féminine.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.