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Femmes de sciences. Quelles conquêtes ? Quelle reconnaissance ?
Bréchemier Dominique ; Laval-Turpin Nicole
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782343151052
Les rencontres précédentes organisées par Mix-Cité 45 sous le libellé " Femmes des lumières et de l'ombre " ont rendu vie, chaque année, à des figures oubliées ou méconnues issues d'une époque précise, du Grand Siècle classique à l'entre-deux-guerres. La septième session ouvre une nouvelle perspective, thématique et diachronique, autour des femmes de sciences - un immense continent dont n'émergent que quelques noms emblématiques, Emilie du Châtelet au temps des Lumières ou Marie Curie au XXe siècle. Il y eut pourtant, et bien en amont du XVIIIe, de remarquables chercheuses dans des domaines aussi divers que les mathématiques, la paléontologie, la médecine ou l'ethnologie. Trop souvent dans l'ombre d'un mari ou de collègues prompts à récupérer - voire à s'attribuer - le fruit de leurs travaux, elles n'ont guère bénéficié de la moindre renommée, l'esprit de leur époque ne les autorisant d'ailleurs pas à envisager une légitime reconnaissance. Au-delà d'une approche biographique, il s'agit de présenter leurs découvertes, leur originalité, et les chemins étroits d'une émancipation laborieuse : la Recherche ne s'est pas toujours montrée prompte à ouvrir aux femmes les portes de la Science.
Les rencontres organisées par Mix-Cité 45 sous le libellé "Femmes des lumières et de l'ombre" ont rendu vie, chaque année, à des figures oubliées ou méconnues, d'abord issues d'une époque précise (du Grand Siècle classique à l'entre-deux-guerres) puis selon une perspective thématique et diachronique (Femmes de sciences en 2017). Cette huitième session s'est consacrée aux femmes en politique. Elle définit des questionnements internationaux dans les combats féminins qui ont fondé les avancées en un domaine essentiel à l'émancipation des femmes : les enjeux politiques. Un rappel des luttes d'hier - de l'emblématique Olympe de Gouges aux héroïnes du socialisme de toute l'Europe jusqu'à l'aube du XXe siècle - donne la mesure de notre dette à ces aînées hautement exigeantes du journalisme, de la magistrature, du syndicalisme, de la littérature, etc. qui sont allées parfois jusqu'au sacrifice (figures de la Résistance). Les mouvements d'aujourd'hui ne manquent pas de nous interroger sur l'héritage transmis, le rôle crucial des médias, l'identité des femmes en lutte, ici et au-delà des frontières (Turquie, Maroc, Iran...). La diversité des communications témoigne en tous cas de la vigueur des engagements féminins, et de leur courage à conquérir la parité, sinon l'égalité.
Femmes en scène célèbre les origines antiques du théâtre avec des textes portant sur le corps des femmes dans le théâtre tragique antique et sur sa réappropriation dans les mises en scène contemporaines. Les compagnies théâtrales ne sont pas oubliées avec un focus sur le théâtre des Trois Parques. Notre matrimoine théâtral (ici, ce terme s'impose ! ) est présenté, exploré, vivifié et célébré par plusieurs auteurs et autrices. Des femmes libérées très contemporaines font vibrer cette oeuvre collective par de nouvelles approches de la scène, tandis qu'une dimension internationale ou intercontinentale montre, les évolutions de la représentation en Espagne, en Argentine, au Liban ou à La Martinique.
Ce livre est consacré aux sorcières de toutes les époques. Xavière Gauthier, autrice a créé de 1975 à 1982 la revue Sorcières, les femmes vivent, une revue littéraire et artistique. Elle a présidé le colloque Sorcières êtes-vous là ? Les textes nous ouvrent des perspectives quant aux mythologies de nombreux pays. Les luttes passées comme actuelles contre le système du patriarcat sont présentes sous toutes formes de sorcières. Les rencontres organisées par Mix-Cité 45 sous le libellé "Femmes des lumières et de l'ombre" rendent vie, chaque année, à des figures oubliées ou méconnues. En 2020, ce sont les Sorcières qui occupent la scène.
Les cinquièmes rencontres orléanaises "Femmes des lumières et de l'ombre" abordent un second volet (tant s'avérait riche la période traitée) de ces parcours féminins qui marquèrent deux décennies charnières, de1918 à 1938. La session précédente abordait les luttes vers l'émancipation du sexe dit faible pour une nouvelle image du corps féminin, une place légitime des intellectuelles, et une audace marquée en matière d'identité sexuelle. Les figures présentées ici touchent à des domaines plus en prise avec les réalités socio-politiques, les combats pour une égalité des droits et les exigences de la vie quotidienne. Elles s'illustrent dans le journalisme militant ou littéraire (Séverine, Marthe Romains), les idéaux pacifistes (Camille Drevet), portent haut la "République des esprits" (la scientifique Hélène Metzger) et s'acharnent jusqu'en Espagne pour le droit de vote (Margarita Nelken, Victoria Kent et Clara Campoamor). Elles ouvrent aussi des chemins d'aventures, voyageuses intrépides (Alexandra David-Néel, Simone de Beauvoir) ou créatrices inattendues (Colette et son institut de beauté). Et si Zelda Fitzgerald ne peut échapper, malgré son talent de plume, à l'ombre de son époux, une autre artiste assume par la peinture sa totale singularité (Marie Laurencin). Annie Metz, en présidant cette session, la place sous le signe de leur combativité, puisqu'elle est conservatrice et directrice de la bibliothèque Marguerite Durand, une pionnière du journalisme féminin dès la Belle Epoque.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.