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MEDUSES
BREA ANTOINE
QUARTANIER
10,00 €
Épuisé
EAN :9782923400631
Le train finit par venir, dans un chahut de tous les temps. Dans le train, la chaleur est à rendre. Étrangement, le train contient beaucoup de prostituées, quelques travestis à l'air paterne et un seul Jimmy Namiasz. Jimmy est accroupi dans un coin. Jimmy paraît mort avec des dents d'acier. Son corps gît là intact, ses yeux blancs mangés de taies. Tout le monde me regarde, lui seul feint de ne pas me reconnaître. Les putains me dévisagent, font claquer leurs strings et leurs mâchoires. Les travestis articulent des signes, relèvent leurs robes de mariée traînant au sol. Dans son sommeil, les yeux de Jimmy sont éteints. De grands phalènes viennent pourtant s'y poser, qui vivent dans les excavations. Jimmy les ôte mécaniquement, il les dévore sans se réveiller, ce qui fait rire tout le monde. Le train roule un train d'enfer. Ce jour-là, je comprends que Jimmy Namiasz et moi-même allons faire un bout de chemin ensemble. Ce jour-là, je comprends que jamais plus je ne marcherai seul dans un désert. J'ai très mal aux yeux. La lumière électrique. Maintenant on sera plusieurs entassés dans une même machine. " Récit d'une errance dans un demi-monde hanté d'êtres incertains, Méduses suit le narrateur au long d'une lente descente aux abîmes affective et sexuelle, où s'entend en écho, dans une langue magnifique et bâtarde, le rire de l'ennemi qui l'accompagne.
L'avenir de l'enseignement de ta Linguistique Romane est aujourd'hui en jeu et dépendra de la capacité de la discipline à se réorienter et à montrer qu'elle a encore beaucoup à apporter à la Science et à ta Société en général. Par ailleurs, loin de s'éteindre, la recherche en Linguistique Romane vit aujourd'hui des moments importants avec le cumul des savoirs hérités de plus de deux siècles d'études, des bases méthodologiques de plus en plus solides et le soutien des nouvelles technologies qui permettent de traiter toutes les informations de façon optimale. Les travaux qui composent ce livre contribuent non seulement à alimenter une réflexion sur l'avenir de ta discipline, déjà initiée depuis des années dans la communauté des Romanistes, mais également à mettre en évidence la fécondité de cette spécialité et l'intérêt indéniable qu'elle présente.
«Les auteurs de ces Carnets sont des personnages hors série. Mary Low, de souche australienne, avec des ancêtres britanniques, français et une grand-mère aborigène [...] a rencontré Juan à la terrasse de la Coupole à Montparnasse en 1933. Breá, cubain de souche française, a d?abord été un révolté romantique, admirateur de José Marti, puis animateur du groupe H, proche du surréalisme et revenu de Moscou trotskysant. [...] Après la rencontre avec Mary, [...] ils fréquentent, à Paris, le groupe surréaliste, rencontrent Benjamin Péret, André Breton. En août 1936, ils sont à Barcelone. Ils en partiront à la fin de l?année quand s?annonce la réaction stalinienne. Ils ont rédigé leurs carnets en quelques semaines. [...] Ce livre est un recueil de morceaux d?anthologie. [...] C?est la vision même qui a été révélée récemment à de nouvelles générations par le grand film de Ken Loach, Land and Freedom.» Pierre Broué, La Quinzaine littéraire.
On lui avait promis l'égalité des sexes et l'épanouissement maternel : aujourd'hui, dans un Paris engourdi par les attentats, entre la garderie et le cabinet de sa psychanalyste, une enfant des années quatre-vingt cherche ce qui a mal tourné ? si quelque chose a mal tourné. Sur les rives du lac Huron, une adolescente et ses frères traversent un été brûlant dans une ville sans avenir, à l'ombre d'une centrale nucléaire. Un jeune artiste d'origine kabyle en route vers New York reste coincé à Montréal après ce qui ne devait être qu'une escale, le matin du 11 septembre 2001. Un couple gardant une villa d'architectes sur l'île de Vancouver sombre dans le cauchemar. De motel en motel, un garçon et sa mère suivent un faux prophète sur les routes de la Nouvelle-Ecosse. Un vieux cowboy met au jour un secret, une danseuse retrouve le souvenir d'une ancienne amante, et un père prend sa fille en flagrant délit.
Quand mon père est mort, je n'ai pas hérité de boîtes pleines de documents et de lettres. Ses cendres ont été jetées à l'eau. Ses biens ont été donnés, détruits à la hâte. Il avait les yeux clairs et portait la barbe. Sur les photos, il avait cette allure virile et négligée caractéristique des années soixante-dix. Il ne pouvait pas se mettre à table sans son couteau de poche et du pain. Il disait "il" à ceux qu'il aurait dû vouvoyer, parce qu'il refusait de se soumettre à leur supériorité de classe. Il était drôle et colérique. Il était sensible. Il fumait, il buvait ; il n'a pas laissé grand-chose derrière lui. Je crois qu'il avait commencé à disparaître de son vivant déjà. Quand on a soulevé son corps, j'ai vu la légère empreinte qui creusait le drap, là où était posé son crâne. Puis elle s'est effacée, et le drap est redevenu lisse. C'est cette disparition qui a déclenché l'écriture de ce livre, cette absence que laissent les morts, avec laquelle ceux qui leur survivent tissent des fictions pour s'en sortir." C. H.
Avant la guerre, Carel Ender habite à Privine. Il est fonctionnaire de l?administration impériale. C?est toujours mieux que ce qu?en attendait sa famille.Ses amis se nomment Isabelle Van Duyck, fondatrice d?une résidence utopique; Jean Faber, militant politique de gauche; Nina Fischer, journaliste de renom donnant de son temps au Secours des réfugiés; Ilya Rehberg, jeune dramaturge intéressé par la «question kadienne»?Puis la grande histoire tombe sur Privine, et efface le souvenir de cette communauté.Des années plus tard, l?historienne Sabine Oloron rencontrera le nom de Carel Ender dans ses recherches. Peut-être saura-t-elle dire la morale de cette fable.4e de couverture : Avant la guerre, Carel Ender habite à Privine. Il est fonctionnaire de l?administration impériale. C?est toujours mieux que ce qu?en attendait sa famille.Ses amis se nomment Isabelle Van Duyck, fondatrice d?une résidence utopique; Jean Faber, militant politique de gauche; Nina Fischer, journaliste de renom donnant de son temps au Secours des réfugiés; Ilya Rehberg, jeune dramaturge intéressé par la «question kadienne»?Puis la grande histoire tombe sur Privine, et efface le souvenir de cette communauté.Des années plus tard, l?historienne Sabine Oloron rencontrera le nom de Carel Ender dans ses recherches. Peut-être saura-t-elle dire la morale de cette fable.