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Historiciser le mal. Une édition critique de Mein Kampf d'Adolf Hitler
Brayard Florent ; Wirsching Andreas ; Mannoni Oliv
FAYARD
100,00 €
En stock
EAN :9782213671185
Historiciser le mal, une édition critique de Mein Kampf. Avertissement aux lecteurs. Historiciser le mal propose une analyse critique, une mise en contexte, une déconstruction, ligne par ligne, de Mein Kampf, une des sources malheureusement fondamentales pour comprendre l?histoire du XXe siècle. Nous avons agi en responsabilité en mettant en place un dispositif global afin de respecter l?exigence scientifique et éthique qui s?imposait. La nouvelle traduction présentée dans Historiciser le mal a été confiée à l?un des meilleurs traducteurs de l?allemand en langue française, Olivier Mannoni, qui a ensuite travaillé avec une équipe d?historiens, tous spécialistes du nazisme, de la Shoah et de l?histoire des Juifs. La rédaction d?Historiciser le mal a été menée dans le cadre d?un partenariat signé par Fayard avec l?Institut d?Histoire de Munich, qui a publié en 2016 une édition critique de Mein Kampf en Allemagne, un travail de référence qui a mobilisé une équipe d?historiens allemands. Historiciser le mal a été rédigé par un comité d?historiens, dirigé par Florent Brayard, qui a traduit, adapté, prolongé les 3 000 notes de l?édition allemande et rédigé une introduction générale et 27 introductions de chapitres. Dans la forme, les notes encadrent ainsi la nouvelle traduction et sont indissociables de sa lecture. L?ensemble compte près de 1 000 pages et constitue un jalon historiographique sur la genèse du nazisme. En définitive, l?appareil scientifique inclus dans Historiciser le mal est deux fois plus volumineux que la traduction du texte de Hitler. Il n?est pas question, bien évidemment, que la publication d?Historiciser le mal puisse être lucrative. Ainsi, la Fondation Auschwitz-Birkenau, chargée de la conservation du site du camp de concentration et d?extermination, percevra des droits au premier exemplaire vendu et la totalité des bénéfices qui pourraient être issus de la vente d?Historiciser le mal. Pour savoir où l?on va, il est indispensable de comprendre d?où l?on vient. Nous sommes convaincus que le travail des historiens est nécessaire pour lutter contre l?obscurantisme, le complotisme et le refus de la science et du savoir en des temps troublés, marqués par la montée des populismes. C?est le sens de notre démarche d?éditeur.Notes Biographiques : Florent Brayard est historien, directeur de recherche au CNRS. Membre du Centre de Recherches Historiques (EHESS-CNRS), dont il a été le directeur entre 2013 et 2016, il est responsable de l?équipe « Histoire et historiographie de la Shoah ». Ses recherches portent sur l?histoire de la politique nazie de persécution et d?extermination des Juifs. Andreas Wirsching est le directeur de l?Institut für Zeitgeschichte de Munich et le titulaire de la chaire d?histoire moderne à l?université Ludwig Maximilian de Munich. Ses travaux portent entre autres sur l?histoire du communisme, du fascisme et du national-socialisme entre 1918 et 1945.
L'histoire - la discipline historique - ne peut rien changer à ce qui est advenu: presque six millions de juifs d'Europe ont été exterminés par le régime nazi durant la Seconde Guerre mondiale. Du moins a-t-elle parfois la vertu de changer la perception que nous avons de notre passé, d'en modifier notre compréhension. C'est à une relecture de ce type que se livre magistralement Florent Brayard dans le présent ouvrage. De 1939 à 1942, la politique antijuive nazie avait connu de profondes mutations, et la "solution finale de la question juive" avait pu recouvrir des projets aussi différents que la transplantation totale des juifs hors d'Europe ou leur meurtre systématique. C'est cette évolution, parfois hésitante et dont Wannsee fut une étape, que l'auteur décrit en l'inscrivant dans le cours de la guerre et mettant au jour les soubassements idéologiques qui justifiaient ces politiques. Mais, une fois passée la phase d'élaboration, le moment de la réalisation venu, il n'y eut plus aucune hésitation. Et le moins stupéfiant n'est pas que, au bout du compte, en juin 1942, Hitler avait décidé que la "solution finale" - devenue à présent synonyme de meurtre - devait être achevée en une année: pour cette grande partie de l'Europe occupée par l'Allemagne, elle le fût.
Bayard Florence ; Guillaume Astrid ; Boyer Régis ;
Les formes régulières et symétriques, l'équilibre et la mesure étaient connotés positivement au Moyen Age ; on les considérait comme un signe du divin et l'effet des bonnes actions accomplies par le lignage. Il semblait dangereux, voire néfaste, qu'un être humain puisse s'affranchir de la norme. Par ailleurs, tout physique inhabituel ou toute marque singulière était censé être le témoignage d'un pouvoir spécifique, et les êtres qui portaient ces (in)signes paraissaient relever d'un autre ordre, mystérieux et inquiétant. La dissymétrie et la difformité, par conséquence, semblaient une punition divine, un don suspect, une malédiction diabolique se transmettant de génération en génération comme preuve d'une antique trahison familiale dissimulée, d'actes inavouables ou de mauvaise pensées. Les croyances et la religion du peuple, les légendes, les mythes dans les récits et dans les arts, plus quelques savants nourris de l'Ecriture sainte et de divers grimoires proposèrent naturellement des explications, qui furent la source de représentations effrayantes, engendrant elles-mêmes, dans une accélération de l'étrange où l'homme trouve sa vérité, de nouvelles images plus diaboliques encore. Au-delà du Moyen Age, ce livre explore encore d'autres époques et montre la continuité des peurs humaines face à celui qui ne " me " ressemble pas.
Il fut difficile pour les femmes du Moyen Age de trouver une juste place entre les figures d'Eve et de Marie. Entre la séduction et la maternité, elles étaient bien souvent réduites à leur corps ; tout droit et toute aptitude à penser leur étaient déniés. C'est le regard masculin qui les faisait exister, qui les façonnait, qui témoignait pour elles. Pourtant, quelques rares voix féminines, de l'Antiquité au haut Moyen Age, se firent entendre en dépit des interdits ; mais la censure restait forte. Alors les femmes observèrent, écoutèrent, imitèrent au besoin, apprirent, s'adaptèrent et trouvèrent les détours qui leur permettraient d'exprimer leur point de vue. Paradoxalement, la clôture sera pour elles un des moyens d'accéder à une forme de liberté, que ce soit dans les béguinages ou les monastères. En ces lieux, elles ne sont plus des mères, ni des épouses ; elles se réapproprient leur corps qui devient lui-même un moyen d'expression par l'ascèse ou la sainteté ; puis elles parviennent à la parole, soit directement, soit — le plus souvent — par l'intermédiaire d'un confesseur. Mais c'est bien leur voix qui porte enfin. Bien sûr, seule une partie de la population féminine accède à ces monastères et donc à cette libération, mais l'exemple des vies des béguines ou des moniales et leur parole parfois même se propagent dans la société laïque et proposent à toutes les femmes d'autres modèles que ceux jusqu'alors valorisés.
Tepl Johannes von ; Bayard Florence ; Ertel Judith
Un laboureur dont la femme vient de périr en couches convoque la Mort pour lui faire part de sa douleur et de sa colère. Pourquoi l'être aimé, incarnation de la vie et de la grâce, lui a-t-il été si injustement ravi ? La Mort répond à ses invectives avec sagesse, humeur ou moquerie. La confrontation entre l'homme humble et la Faucheuse laisse place, peu à peu, à l'apaisement. Ce "Dialogue avec la Mort" , construit sur le mode de la disputatio médiévale, est une véritable fête de l'esprit et une matière à jeu sans limites. En l'écrivant au début du XVe siècle, Johannes von Tepl offrait aux temps à venir une réflexion animée sur notre condition de mortels. La création du Laboureur de Bohême a eu lieu le 1er septembre 2020 au Théâtre de Poche-Montparnasse dans une mise en scène de Marcel Bozonnet et Pauline Devinat et avec la distribution suivante : Logann Antuofermo et Marcel Bozonnet.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).