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Petit livre sur la surabondance des grâces. Suivi de "Etre une femme au Moyen Age et écrire"
Ebner Christine ; Bayard Florence
SUP
19,00 €
Épuisé
EAN :9791023106800
Il fut difficile pour les femmes du Moyen Age de trouver une juste place entre les figures d'Eve et de Marie. Entre la séduction et la maternité, elles étaient bien souvent réduites à leur corps ; tout droit et toute aptitude à penser leur étaient déniés. C'est le regard masculin qui les faisait exister, qui les façonnait, qui témoignait pour elles. Pourtant, quelques rares voix féminines, de l'Antiquité au haut Moyen Age, se firent entendre en dépit des interdits ; mais la censure restait forte. Alors les femmes observèrent, écoutèrent, imitèrent au besoin, apprirent, s'adaptèrent et trouvèrent les détours qui leur permettraient d'exprimer leur point de vue. Paradoxalement, la clôture sera pour elles un des moyens d'accéder à une forme de liberté, que ce soit dans les béguinages ou les monastères. En ces lieux, elles ne sont plus des mères, ni des épouses ; elles se réapproprient leur corps qui devient lui-même un moyen d'expression par l'ascèse ou la sainteté ; puis elles parviennent à la parole, soit directement, soit — le plus souvent — par l'intermédiaire d'un confesseur. Mais c'est bien leur voix qui porte enfin. Bien sûr, seule une partie de la population féminine accède à ces monastères et donc à cette libération, mais l'exemple des vies des béguines ou des moniales et leur parole parfois même se propagent dans la société laïque et proposent à toutes les femmes d'autres modèles que ceux jusqu'alors valorisés.
Gaston Pineau est une figure des Histoires de vie mais aussi de l'éducation des adultes. Il a vécu en alternance entre Tours et Montréal en contribuant à construire un nouvel espace francophone de la formation continue. Il a également développé des compagnonnages à travers le monde, au Brésil, au Portugal, en Grèce, entre autres. Cette co-production rassemble 28 auteurs qui, de tous pays, lui témoignent leur amitié en retraçant un bout de leur histoire avec lui et l'histoire des Histoires de vie en formation. Christine Abels-Eber a ainsi recueilli et rassemblé de nombreux témoignages de compagnes et compagnons de route de Gaston Pineau. Dans la première partie, ses amis posent leur regard, un regard personnel et professionnel sur Gaston Pineau, sa vie, ses oeuvres et ce qu'ils ont partagé avec lui. " Ces écrits réflexifs interpersonnels essaient d'articuler et de conjuguer du vécu à la première, deuxième et troisième personne, du singulier et du pluriel, au présent et au passé, à l'actif et au passif... Ils ne font pas qu'exprimer un trajet vécu. Ils le forment et le forgent en transformant une matière première expérientielle, sur l'enclume de la communication, avec le marteau des mots et la confrontation réflexive des locuteurs " (Gaston Pineau). Dans la deuxième partie, Gaston Pineau retrace sa vie, son parcours, dans un récit autobiographique qui permet de suivre et comprendre cet homme insolite, cultivé, complexe et attachant. A partir de tous ces regards croisés, récits de quelques compagnes et compagnons de route et récit de l'auteur-acteur, Gaston Pineau, c'est le trajet d'un forgeron de la formation qui laissera ses " traces " et ses " empreintes " dans l'histoire de la formation des adultes que ce livre propose.
En tant qu'écrivain ou écrivaine on se pose parfois la question pourquoi l'on écrit de la littérature. L'Autrichien Klaus Ebner essaie de trouver une réponse en analysant son propre développement professionnel. Ses réflexions le mènent à l'enfance et à l'école ainsi qu'aux premiers succès littéraires. Après avoir rédigé cet essai autobiographique en allemand, il le traduisit en français et en d'autres langues.
Stéphane Ebner nous entraîne à la suite d'un nuage coloré.?L'oeil le suit et descend petit à petit dans ce paysage onirique qui débute par une forêt, rencontre un village, croise la queue d'un renard... Au gré des pages, quelques ombres fugaces habitent le paysage qui s'étire et se transforme. Une rêverie au crayon de couleurs et une expérience sensorielle où le lecteur lâche prise et laisse ses pensées s'envoler. Stéphane Ebner réinvente sans cesse et avec brio sa pratique d'auteur et de dessinateur. Ici, il explore la profondeur et la douceur du crayon et l'expressivité des histoires sans paroles.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.