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Romans N° 1 : Un général sudiste de Big Sur. La pêche à la truite en Amérique. Sucre de pastèque
Brautigan Richard
BOURGOIS
18,29 €
Épuisé
EAN :9782267012538
L'?uvre de Richard Brautigan s'est achevée aux premiers jours d'octobre 1984. Elle avait débuté par plusieurs recueils de poèmes, à San Francisco, à la fin des années cinquante, aux orées de la Beat Génération. Un Général sudiste, première prose publiée, passa pratiquement inaperçue. Avec La pêche à la truite, le chef-d'?uvre de Brautigan, vint le succès. Enorme. Ainsi s'enclencha la mécanique qui devait réduire son auteur à une figure-culte, un personnage en papier-mâché. Comme Willard. Sucre de pastèque, qui empruntait ses tonalités à la génération Haight-Ashbury, acheva de figer les traits d'un écrivain original dont ne devait guère plus, désormais, compter que l'image, au demeurant contradictoire. Dans ses trois premiers " romans ", Brautigan met en fuite l'Amérique, son histoire, sa littérature, ses rêves informulés. Une traduction nouvelle s'attache à mettre en lumière les inventions d'écriture d'un artisan de la phrase qui mérite mieux que le ressassement des vieux clichés qui lui collent à la peau. Avec Brautigan, la littérature " d'évasion " change de sens. Le fugitif, ce n'est plus le lecteur, c'est l'écrivain. Marc Chénetier, 1994. Traduit de l'anglais par Marc Chénetier.
Le monde de Richard Brautigan est peuplé d'antihéros maladroits, d'oncles menteurs, d'après-midi de pêche à la truite, de méditations au bord de la rivière Long Tom, de parties de chasse en Oregon qui virent au tragique ou d'adolescents qui menacent de devenir de « dangereux criminels » s'ils n'obtiennent pas une nouvelle télévision... C'est l'Amérique du drame privé, de la catastrophe ordinaire racontée à travers ces récits très personnels et teintés d'humour. La Vengeance de la pelouse est aussi une plongée dans la période californienne de la vie de l'auteur, sans doute la figure la plus étrange et excentrique de la Beat Generation : on y aperçoit son sourire malicieux, sa mélancolie rieuse, son regard à la fois tendre et moqueur sur son époque.Notes Biographiques : Né en 1935, Richard Brautigan, poète, novelliste et romancier, est l'un des pionniers de la Beat Generation. Il est l'auteur de onze romans, dix recueils de poésie, deux scénarios qui feront de lui une icône de la contre-culture et du mouvement hippie. Richard Brautigan a acquis le statut d'artiste culte et continue d'inspirer nombre de cinéastes et d'écrivains.
On trouve de tout à bord du Tokyo-Montana express, des restaurants où toutes les serveuses sont choisies par le patron et se ressemblent comme des sosies et d'autres où personne ne vient, un taxi plein de carpes, des chiens errants, la plus petite tempête de neige jamais recensée (à deux flocons) et le plus grand film érotique du monde (...). Cela tient du haïku et du croquis sur un bout de nappe, du vide-poches et de l'autoportrait de l'artiste en puzzle. Un long bouquet - superbement traduit - de ces feux d'artifice que Baudelaire appelait des "fusées". Brautigan y est passé maître, il y a là au moins une douzaine de chefs-doeuvre instantanés.
Aucun autre livre de Brautigan n?est aussi chargé du lyrisme des souvenirs d?enfance, ni aussi marqué de cette sereine fraîcheur, exempte de toute complaisance, dont il est toujours tant loué. Si, en un autre temps, Brautigan rêvait de finir sur le mot mayonnaise, c?est un accompagnement aigre-doux qu?il paraît nous servir ici. Car ces soixante-deux courts textes, qu?on hésite à appeler nouvelles, sont autant de petites victoires sur les ruses du sort et du temps, et sur soi-même, une succession d?instants privilégiés où l?étrange impassibilité du conteur réalise l?alliance tranquille du malheur et de la blague, jusqu?à ce que telle révélation finale, en forme d?envoi, dissipe l?apparente légèreté du rien, une manière de réconciliation, enfin, avec ses propres amertumes, avec une société américaine en échec, avec l?absurde et le dérisoire de tout l?univers. L??uvre de Brautigan avait débuté par plusieurs recueils de poèmes, à San Francisco, à la fin des années 50, aux orées de la Beat Generation. Avec la Pêche à la truite vint le succès. Enorme. Ainsi s?enclencha la mécanique qui devait réduire son auteur à une figure culte, un personnage en papier-mâché. Richard Brautigan s?est suicidé en octobre 1984. Presque toute son ?uvre a été publiée par Christian Bourgois Editeur. Biographie: Richard Brautigan s'est suicidé en octobre 1984.
« En ces heures où le paysage est une auréole de vie, j'ai élevé, mon amour, dans le silence demon intranquillité, ce livre étrange... » qui alterne chronique du quotidien et méditationtranscendante. Le livre de l'intranquillité est le journal que Pessoa a tenu pendant presque toute sa vie, en l'attribuant à un modeste employé de bureau de Lisbonne, Bernardo Soares. Sans ambitionterrestre, mais affamé de grandeur spirituelle, réunissant esprit critique et imagination déréglée,attentif aux formes et aux couleurs du monde extérieur mais aussi observateur de « l'infinimentpetit de l'espace du dedans », Bernardo Soares, assume son "intranquillité" pour mieux la dépasseret, grâce à l'art, aller à l'extrémité de lui-même, à cette frontière de notre condition ou lesmystiques atteignent la plénitude « parce qu'ils sont vidés de tout le vide du monde ». Il seconstruit un univers personnel vertigineusement irréel, et pourtant plus vrai en un sens que lemonde réel. Le livre de l?intranquillité est considéré comme le chef-d?oeuvre de Fernando Pessoa.
Résumé : Suite à la mort des ses parents, Mélanie, une jeune adolescente, quitte sa belle maison de campagne avec son frère et sa soeur pour aller vivre dans le petit appartement londonien de son oncle Philip. Très vite, ce dernier, monteur de marionnettes, va se muer en personnage immense et effrayant, Barbe-Bleue en son château aux portes closes. Récit d'initiation, fable sur la confrontation du mal et de l'innocence, le roman d'Angela Carter est tout cela. Il joue des références littéraires et picturales : Lear, Carroll, mais aussi Coleridge, Melville et Poe sont convoqués dans cette histoire profondément mystérieuse et touchante.
Invité en 1966 à Princeton, à une session du Groupe 47, Peter Handke y fait un éclat en s'opposant à la vogue du "réalisme" en littérature : Une certaine conception normative de la littérature désigne d'une belle expression ceux qui se refusent à raconter encore des histoires, tout en étant à la recherche des méthodes nouvelles pour décrire le monde (...) : elle dit qu'ils "habitent une tour d'ivoire" et les traite de formalistes, d'esthètes. Que les écrivains se réfugient dans leur "tour d'ivoire", c'est ce que revendique paradoxalement Peter Handke. Confrontation avec Brecht, Horvath ou Bernhard, avec les méthodes du théâtre et du cinéma ou avec le discours de la justice, réflexions, critiques, satires, pamphlets..., cet ensemble de textes divers passe du sérieux à l'humour, des méditations austères aux "gais feuilletons". Handke s'attache à y définir sa position par rapport à l'écriture : longtemps, la littérature a été pour moi le moyen, si ce n'est d'y voir clair en moi, du moins d'y voir tout de même plus clair. Elle m'a aidé à reconnaître que j'étais là, que j'étais au monde.
Dora Chance, ancienne danseuse de music-hall, raconte avec verve soixante ans de vie du théâtre et du cinéma à travers l'histoire d'une famille où la bâtardise est de tradition. De génération en génération, les enfants seraient bien malins de connaître leur père ! Il y a de l'Evelyn Waugh, de l'Anthony Powell et parfois même du Wodehouse dans cette chronique facétieuse et attendrie qui nous mène des bastringues du Londres de l'entre-deux-guerres à Hollywood et aux plus beaux châteaux anglais. Mais le théâtre n'est qu'un prétexte et Angela Carter sait créer des personnages tous plus originaux, attachants et pittoresques les uns que les autres.