A la lecture de ce fascicule, nous pensons que chacun sera d'accord pour dire que l'échographie des lésions musculaires ne se résume pas à la recherche d'un hématome, c'est malheureusement beaucoup plus complexe que cela. La difficulté de cette échographie des lésions musculaires, et donc de leur classification, explique par ailleurs pourquoi de nombreuses classifications sont proposées et qu'aucune d'entre elles n'emporte la conviction. Par contre, il ne faut pas perdre de vue que c'est la détection des éléments modifiant la durée de l'arrêt sportif qui est importante. Les idées principales sont que les lésions musculaires traumatiques sont essentiellement hyperéchogènes à l'inverse de ce que beaucoup imaginent. De plus, comme on visualise à la fois la lésion et le saignement réactionnel, qui est variable, la taille de la lésion est à interpréter avec beaucoup de précautions même s'il est évident qu'une atteinte qui s'étend sur 20 cm est plus grave qu'une lésion millimétrique ! Grâce aux travaux de Garret [19], on était déjà passé du stade de "déchirure musculaire" à celui de désinsertion myoconjonctive ; maintenant grâce à Folinais [39] nous recherchons les lésions à point de départ conjonctif. On se rend compte qu'elles sont non seulement nombreuses mais que leur détection majore la durée de l'arrêt sportif. Cela explique certainement pourquoi des atteintes qui paraissaient identiques, comme les désinsertions distales du gastrocnémien médial, entraînent des conséquences très variables. C'est aussi pour cette raison que les muscles des parois, qui ne renferment pas de squelette conjonctif, ont des lésions complètement différentes de celles des muscles des membres qui possèdent un "squelette". L'aspect échographique rencontré est fonction de ces différences. Un élément qui ne change pas est la nécessité de la connaissance anatomique. Chacun de ces groupes musculaires doit être connu et en particulier ses éléments conjonctifs principaux doivent être repérés systématiquement car ils guident l'examen échographique. Celui-ci se fera toujours au départ dans le plan axial, de manière comparative, pour la détection de la lésion mais il ne faut pas oublier ensuite l'étude dans l'axe longitudinal du muscle pour la caractériser au mieux. L'échographie est certainement la meilleure technique pour la surveillance de ces atteintes et pour déterminer le stade de cicatrisation. Elle permet le repérage des hématomes en phase liquide qui doivent être systématiquement évacués sous contrôle échographique mais détermine aussi à quel moment la cicatrisation est acquise. Il ne faut par contre jamais oublier que l'échographie peut dire qu'une cicatrice est acquise mais c'est le clinicien qui dira si elle est solide ; il est donc indispensable de négativer à la fois les signes cliniques et ultrasonores avant de remettre un sportif sur le terrain.
Résumé : Ce tome 7 de la série " Actualités en échographie de l'appareil locomoteur " regroupe les conférences présentées lors de la journée organisée par le service de radiologie centrale du Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière. Comme chaque année, liberté a été donnée aux auteurs pour le choix du thème de leurs interventions. Cela semble la meilleur manière d'éviter les redites et d'avoir ensuite un nombre maximum d'analyses,, et donc de chapitres intéressants pour tous. Au niveau du membre supérieur, 2 chapitres sont consacrés à l'épaule nous montrant pour l'un, l'intérêt du teres minor, souvent oublié dans nos examens, et pour l'autre, l'apport de l'échographie en cas de capsulite et, en particulier à sa phase précoce lorsque le diagnostic clinique est difficile. Au coude, un chapitre " écho-anatomique " nous rappelle la bifidité du tendon du biceps brachial au niveau de son insertion sur la tubérosité du radius et les conséquences pratiques résultant de cet aspect. Le poignet donne lieu à 3 chapitres traitant : du carré pronateur, autre muscle souvent oublié; de l'échographie de la sangle ligamentaire dorsale et de celle de la plaque palmaire au niveau de laquelle des lésions post traumatiques doivent être recherchées. Au niveau du membre inférieur, un chapitre " franco-canadien " fait le point sur les ressauts de hanche et une autre équipe sur celui des conflits psoas-cupule. Plus distalement, une étude écho-anatomique montre que le tendon distal du biceps fémoral est lui aussi le siège d'une bifidité et n'est pas simplement inséré sur la tête de la fibula. La question de la " repousse " tendineuse après prise de greffon pour réparation du pivot central est également détaillée. Au niveau de la jambe, l'équipe " italo-suisse " nous rappelle l'importance du plantaire et de sa rupture souvent méconnue. Ensuite, la cheville et le pied regroupe 3 chapitres : une mise au point sur l'importance du peroneus quartus dans le diagnostic différentiel des douleurs rétromalléolaires, une étude échoanatomie sur la fusion entre les tendons fléchisseurs et une revue des pathologies iatrogènes au niveau de l'avant pied. Les muscles ne sont pas oubliés avec une description grade par grade de la progression écho-graphique de la cicatrisation des lésions musculaires, fort utile bien sûr en pathologie sportive. Un autre chapitre montre l'aspect échographique des différentes phases de la myosite ossifiante circonscrite en montrant l'importance du rôle de l'échographie dans ce diagnostic. Dans le cadre de la pathologie inflammatoire, 2 chapitres traitent de la synovite en analysant d'une part l'intérêt de l'injection du contraste ultrasonore et d'autre part les variations de ces synovites au cours de la journée. 2 sujets originaux sont également traités : tout d'abord, les différents aspects de la graisse dont l'aspect échographique peut être étonnant et trompeur ; enfin, une étude danoise sur la fusion écho/irm nous montre des perspectives d'avenir séduisantes. Ces 20 chapitres forts différents composent le 7er?e tome de cette série. L'échographie de l'appareil locomoteur est encore en pleine essor ; ce livre en est une preuve indéniable.
Ce 5e tome des "Actualités en échographie de l'appareil locomoteur montre un nouveau palier de l'évolution de la technique. Elle est devenue incontournable et il est loin le temps où l'évocation d'une échographie de l'appareil locomoteur entraînait un haussement d'épaule narquois. Ce qui était illusoire il y a 10 ans est devenu évident pour tous; les critiques les plus acerbes devenant parfois nos meilleurs" fans ". Les différents chapitres correspondent aux présentations effectuées lors de la journée annuelle" Actualités en échographie de l'appareil locomoteur organisée chaque année par le service de Radiologie du GH Pitié- Salpêtrière. Cette année encore, les auteurs vous proposent des thèmes fort variés, reflet de la diversité de notre discipline. L'épaule est abordée dans 3 chapitres traitant du problème important des ruptures isolées du subscapulaire, montrant de précieux éléments de diagnostic échographique dans les ruptures partielles mais aussi l'importance de l'apport de l'imagerie 3D en cas d'atteinte transfixiante. Pour le reste, le membre supérieur est étudié dans 4 chapitres montrant la détection des nerfs interosseux au niveau de l'avant bras, une complication par conflit avec le matériel chirurgical après fracture du poignet, la vascularisation nerveuse dans le syndrome du canal carpien et les différents aspects échographiques de la maladie de Dupuytren. La partie "inflammatoire" sera abordée par 3 auteurs qui nous décrivent la place de l'échographie dans l'arthrite juvénile et l'aspect des arthropathies micro-cristallines avec en particulier l'apport de l'étude de la surface du cartilage dans ce type d'atteinte. Les conséquences des traitements par antiaromatases sont également abordées, nous permettant de mieux comprendre les complications de ces molécules utilisées de plus en plus souvent et ainsi éviter de nous faire piéger... Un chapitre fait le point sur l'utilisation du contraste en échographie ostéo-articulaire et en démembre les indications. Les bulles vont-elles devenir un outil journalier? L'étude du gaz et des calcifications en échographie représente 2 chapitres originaux qui montrent bien que ce qui est un piège pour le débutant peut devenir une excellente indication de l'échographie. Le membre inférieur n'est pas oublié puisqu'il est abordé dans 4 chapitres. Dans le premier, les lésions partielles, fasciculaires, du tendon quadricipital sont détaillées en montrant pour certaines lésions les limites de l'étude ultrasonore. L'anatomie échographique et les différentes étiologies du syndrome du tunnel tarsien sont analysées permettant de démembrer cette atteinte dont le diagnostic clinique est souvent difficile. Un chapitre montre l'importance de la recherche d'une incarcération du plantaire au sein du tendon d'Achille pour expliquer une douleur résiduelle voire une limitation fonctionnelle après lésion ou chirurgie de ce tendon calcanéen. Enfin, un chapitre traite d'une structure anatomique réputée non détectable en échographie: le ligament talocalcanéen. L'auteur montre que cette structure est en fait souvent visible et doit être systématiquement explorée pour faire le bilan complet de ces entorses qui atteignent fréquemment non seulement la talo-crurale mais aussi la sous-talienne. Des sujets variés, des éléments nouveaux, des recettes pour éviter de se faire piéger... et surtout, nous l'espérons, des heures de lecture passionnantes et un outil de recherche souvent utile dans notre pratique.
Brasseur Jean-Louis ; Mercy Guillaume ; Massein Au
Ce livre regroupe les conférences de la journée "Actualités en échographie de l'appareil locomoteur" organisée par le service de radiologie du GH Pitié-Salpêtrière. Pour ce 10e tome, après discussion, nous avons préféré garder la même formule et laisser les auteurs présenter un sujet de leur choix en fonction des travaux qu'ils mènent. Cela nous permet d'avoir, cette année encore, des chapitres variés et originaux. Le guidage échographique se développe ; dans ce livre aussi, puisque cinq chapitres y sont consacrés : une équipe suisse et une belge nous montrent deux techniques pour aborder, ponctionner et laver les calcifications ; une équipe bordelaise explique comment affaisser un kyste synovial du poignet ; l'équipe stéphanoise nous rappelle la manière d'effectuer la sclérothérapie surtout pratiquée dans les pays scandinaves et Raphaël Guilin nous montre comment extraire un corps étrangers sous guidage échographique. Les nerfs, qui sont de plus en plus étudiés en échographie, font l'objet de deux chapitres ; une équipe bruxelloise établit une cartographie ultrasonore des nerfs sensitifs cutanés du membre supérieur et Denis Jacob nous rappelle l'anatomie, les sites de détection et les pathologies du nerf musculocutané. Au niveau de la cheville, une équipe toulousaine et une grenobloise montrent l'impact de l'échographie en urgence dans les entorses de la cheville, Stefano Bianchi nous rapporte son étude sur la corrélation écho-anatomique des synostoses sous-taliennes et Gérard Morvan nous explique qu'il nous serait pratiquement impossible de marcher sans long fléchisseur de l'Hallux. Enfin, le travail écho-anatomique d'une équipe danoise nous démontre qu'il existe bien une bourse sous-calcanéenne mais pas à l'endroit où l'on pensait la trouver ! Restons au membre inférieur avec un chapitre de Guillaume Mercy faisant la synthèse des connaissances échographiques sur le ligament patellaire et trois chapitres sur le bassin et la hanche. L'aspect des muscles pelvitrochantériens en échographie est détaillé par Jérôme Renoux, une corrélation écho-IRM des lésions des tendons des adducteurs est montrée par une équipe bordelaise et un rappel de l'intérêt de l'échographie pour démembrer les douleurs du carrefour inguinopubien termine le livre. Au membre supérieur, Antoine Moraux nous détaille l'aspect échographique de l'intervalle des rotateurs et Raphaël Campagna nous fait découvrir les pathologies fréquemment méconnues du dos de la métacarpophalangienne. Deux autres chapitres complètent le livre : celui de l'équipe de la Pitié sur la consolidation osseuse en échographie et celui de Jacques Malghem qui nous fait découvrir, car personne ne l'avait décrit avant lui, l'aspect des pseudotumeurs à D repens. Au total, vingt chapitres qui vous montrent qu'on est loin d'avoir tout découvert en échographie de l'appareil locomoteur !
Brasseur Jean-Louis ; Mercy Guillaume ; Massein Au
Ce 11ème tome des «Actualités en échographie de l'appareil locomoteur» regroupe les conférences de la journée organisée par le service de radiologie du GH Pitié-Salpêtrière. Comme chaque année, le choix des sujets a été laissé aux auteurs pour obtenir un contenu varié représentant des sujets d'actualité. A la demande des participants, en plus des travaux originaux, trois sujets plus généraux ont été intégrés pour rappeler certaines données fondamentales. Gérard Morvan débute en nous montrant le lien entre la biomécanique et les lésions du tendon d'Achille, Guillaume Mercy nous rappelle l'échographie des ligaments du coude et le livre se termine par l'étude échographique du creux poplité car de nombreuses lésions, en dehors du kyste peuvent être l'origine d'une symptomatologie douloureuse. Au membre supérieur, quatre chapitres sont consacrés à l'épaule ; l'équipe de Bordeaux revisite le conflit sous-acromial, celle de Toulouse nous rapporte une confrontation écho-IRM des entorses acromioclaviculaires, celle de Lille la pathologie de l'intervalle des rotateurs et Henri Guerini nous détaille un nouveau signe permettant de repérer certaines petites ruptures de la coiffe. Une proposition d'examen échographique standardisé du poignet traumatique est également décrite par Philippe Meyer et l'équipe de Cochin nous montre l'aspect des fibrolipomes des doigts. Deux autres chapitres sur la pathologie tumorale nous sont proposés par Jacques Malghem qui nous rapporte son tiercé des petites tumeurs cutanées et sous-cutanées et par Thierry Puttemans qui nous montre le diagnostic échographique des tumeurs du canal de Nuck. Une autre démarche allant dans le sens de la standardisation des examens est faite par l'équipe lyonnaise pour les rayons latéraux du pied. Deux autres chapitres concernent également le membre inférieur : la description échographique du trajet et des pathologies du nerf saphène interne par Raphaël Guillin et l'aspect des ruptures partielles du tendon d'Achille (rares mais par-fois présentes) par Anne Mique !. Deux chapitres sont consacrés au grand dorsal dont Viviane Créteur nous montre l'aspect écho-graphique et Antoine Ponsot ce qu'il devient après transfert à l'épaule. Un autre chapitre concerne le muscle dont Audrey Massein nous détaille les lésions du squelette conjonctif. Au niveau du bassin, Hervé Bard nous explique l'anatomie et les pathologies décelées en écho-graphie au niveau de l'épine iliaque postérosupérieure et Jérôme Renoux nous détaille l'anatomie ultrasonore des différents nerfs pouvant être décelés dans cette région. L'échographie interventionnelle est abordée par David Petrover qui nous explique le traitement des poulies digitales sous contrôle échographique. Deux autres chapitres complètent le livre : celui des lésions des cyclistes par Denis Jacob et la description de quelques variantes trompeuses par Philippe Peetrons.
Depuis le séminaire de Strasbourg en 1993 consacré à la pathologie et la chirurgie cutanées chez l'enfant, c'est le premier consacré à la chirurgie plastique pédiatrique. Ce livre très didactique expose les différentes techniques de réparation tissulaire chez l'enfant des plus simples aux plus novatrices. La recherche et l'ingénierie tissulaire ouvrent de nouvelles perspectives. Ce livre s'adresse à tous les chirurgiens pédiatres quelque-soit leur spécialité et constitue un élément indispensable à la formation en chirurgie plastique pédiatrique. Un autre livre parcourant toutes les pathologies de l'enfant devrait paraitre prochainement. Que soient vivement remerciés tous les auteurs qui ont apporté leur contribution écrite et orale.
Résumé : Afin de faire le point sur l'état actuel de nos connaissances sur ce difficile problème que sont les fractures du calcanéum, nous avons voulu regrouper dans cet ouvrage les bases anatomiques, architecturales et biomécaniques du calcanéum. L'arrivée du scanner a permis à G. Utheza de proposer une classification qui permet mieux de comprendre les différents déplacements des fragments. Cette analyse est fondamentale pour envisager les meilleures man?uvres de réduction et les meilleurs modes de fixation. Après un chapitre clinique, nous abordons les différentes techniques d'ostéosynthèse et le résultat à long terme des fractures traitées par REEF. Enfin des techniques nouvelles sont présentées, comme le vissage percutané et l'apport de l'arthroscopie. Ensuite les traitements chirurgicaux sont développés par différentes équipes pour terminer par l'éventualité de l'arthrodèse primitive dans les fracas du calcanéum. Le but de cet ouvrage n'est pas de décider quel est le meilleur traitement à proposer, mais d'apporter les expériences de chacun afin que le lecteur puisse faire sa propre opinion.
Résumé : La traumatologie de la cheville regroupe des lésions osseuses, ligamentaires et tendineuses simples ou complexes, isolées ou associées, à l'origine de diagnostics lésionnels imprécis, de traitements mal codifiés et de séquelles parfois importantes. Le but de cette 9e Journée de Traumatologie de la Pitié-Salpétrière est de définir une démarche diagnostique cohérente devant un traumatisme de la cheville ; d'évaluer les différents traitements, préciser les techniques chirurgicales et leurs indications ; et de proposer des solutions thérapeutiques pour les séquelles (instabilité, raideur et arthrose).