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L'institution. Passé et devenir d'une catégorie juridique
Bras Jean-Philippe
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782296061927
Les temps semblent durs pour les institutions... La post-modernité ou l'hyper-modernité des sociétés contemporaines engagent les individus dans des rapports nouveaux au temps et à l'espace qui paraissent défier les paradigmes de l'institution, sa durée et ses territoires. Crise de l'institution ou crise des institutions ? L'objet du colloque qui s'est tenu à Rouen en juin 2006 a été de s'interroger sur le passé et le devenir d'une catégorie juridique fondatrice en réunissant autour de cette question historiens et théoriciens du droit, ainsi que philosophes et sociologues. Une manière de faire retour sur l'institution est d'examiner le récit de sa fondation, le lien établi entre cette catégorie et l'émergence de l'État moderne occidental. Lire l'institution dans une perspective historique différente, c'est ouvrir la possibilité d'autres diagnostics sur la crise contemporaine, et de la relativiser. Dans le même sens, un regard sur les évolutions récentes des différentes branches du droit dans leur rapport à l'institution et une ouverture sur les réflexions menées en parallèle dans le cadre des humanités et des sciences sociales permettent de s'interroger de manière plus rigoureuse sur le point de savoir si les concepts en vogue de la pensée contemporaine (mondialisation, gouvernance, société civile, régulation...) sont autant d'indices de la déstabilisation du socle des institutions construites autour de la catégorie État-nation, antérieurement appréhendée comme un référent universel. Les coups de boutoir de la modernité à l'encontre des institutions mettent-ils en péril le travail du légiste ?
Résumé : La " décentralisation " fait partie des modalités de changement promues par les bailleurs de fonds internationaux au Maghreb pour, d'une part, dégrossir les administrations centrales tentaculaires des Etats et, d'autre part, ouvrir le jeu politique local dans le sens d'une démocratisation des régimes politiques de la région. Depuis le milieu des années 1990, et plus encore durant la décennie 2000, elle a constitué un pan majeur des programmes de réforme des administrations locales mis en place par les pouvoirs publics. Si, à l'époque, la décentralisation a suscité débats et controverses, ainsi que de nombreux travaux de recherches, l'enjeu est désormais ? dans le contexte mouvant des " printemps arabes " et des appels à une transformation de l'organisation des pouvoirs ? de comprendre comment les dirigeants politiques et cadres des administrations centrales et locales (re)considèrent sa mise en oeuvre. Plus précisément, la question que nous nous proposons d'examiner dans ce dossier est celle des effets des mobilisations populaires sur la production d'une nouvelle donne territoriale, en focalisant l'analyse tant sur les modalités des mobilisations politiques que sur le décryptage des réponses apportées par les autorités publiques à la crise politique dans sa dimension territoriale. Or, faire face à une telle interrogation ne relève pas de l'évidence, dès lors que les mobilisations populaires des " printemps arabes " peuvent être lues comme une demande, à la fois, d'autonomie locale et d'un " plus d'Etat ".
Biographie de l'auteur Jean-Yves Bras a été directeur de la Documentation musicale de Radio France et a participé à de nombreuses émissions. Responsable artistique du Festival Chopin à Paris, il est l'auteur des Courants musicaux du XXe siècle (Papillon) et d'un ouvrage sur le chef d'orchestre Carlo Maria Giulini (Bleu nuit).
Je ne suis pas un chef d'orchestre ! ". C'est avec cette malice que le grand chef italien Carlo Maria Giulini aimait se définir... Au lendemain de sa mort peu avant l'été 2005, Jean-Yves Bras propose de (re)découvrir un homme et un musicien d'exception à travers un récit plein de passion, illustré de nombreuses photos inédites. Avec le livre, un CD inédit vous est offert : il s'agit du tout premier enregistrement par Giulini de la Messe de Cherubini. L'occasion d'écouter aussi l'art de ce grand chef italien ainsi que sa voix avec un extrait d'interview inédite.
Résumé : A l'été 1914, Paul Foucard rentre de Singapour, où il exerce le négoce des pierres précieuses, pour participer à la Grande Guerre. Pendant près de trois ans, il tient quotidiennement un carnet, dans lequel il consigne de manière rigoureuse observations et impressions. Ses carnets sont regard, d'une extériorité qui met la guerre en spectacle, restituant sa radicale transformation. La Grande Guerre fait entrer la troupe dans une forme de violence totalement inédite, où se volatilisent humanité des corps et signification des temporalités. La mort est l'omniprésente compagne du soldat. Elle rattrape Paul Foucard le 3 mai 1917 lors de l'offensive du Chemin des Dames. Une "époque étrange" , en vérité !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.