Résumé : 25 juin 2014. Douze ans après sa création, la Cour pénale internationale rend définitive la première condamnation de son histoire. La personne concernée ? Un ancien chasseur d?okapis, nommé général à vingt-six ans pour être envoyé à La Haye et donner l?impression au monde que la République démocratique du Congo coopère avec l?institution. Maigre résultat, pour une Cour censée s?attaquer aux plus grands criminels de son temps. Saluée unanimement à sa création, l?institution ne s?est jamais montrée à la hauteur de ses ambitions. Progressivement affaiblie, soumise aux desiderata des grandes puissances, elle est très rapidement devenue l?actrice de son propre drame, jusqu?à faire s?interroger aujourd?hui sur le bien-fondé de son existence. A travers un récit haletant croisant droit et philosophie, Juan Branco retrace le devenir d?une organisation qui aurait dû tenir le monde entre ses mains. Il en montre la déliquescence, découverte au fur et à mesure de ses expériences auprès du premier Procureur de la Cour, au Quai d?Orsay puis comme chercheur et journaliste dans l?Afrique des Grands Lacs. Une mise à nu sans concessions d?un système dévoré par ses insuffisances et ses compromissions, et aujourd?hui sur le point de basculer.
Au commencement de ce livre, une image, celle de cadavres traînés par des soldats de Daesh sur un sol moyen-oriental ; à la fin, les images du deuil national rendu aux victimes de l'attentat du 13 novembre 2015. D'après une image de Daesh tente de relier deux espaces que l'on aura longtemps cru et voulu étanches, avant que Daesh, groupuscule promis à la disparition, ne vienne rompre le sortilège que nous avions fabriqué. Un sortilège fait d'images et de fiction, d'une histoire de la représentation née de la mort d'Hector et parachevée dans celle d'Auschwitz. Une histoire de la représentation, un jeu d'images auquel Daesh a refusé d'adhérer, contre lequel Daesh s'est constitué. Un sortilège construit sur l'effacement de la mort, sur l'incompréhension de la logique sacrificielle. Sur un aveuglement dont nous nous sommes en partie rendu responsables. La radicalité de D'après une image de Daesh réside en ce qu'il implique, bien plus gravement qu'une défense, un constat implacable sur nos liens à leur terreur. Et qu'il laisse une interrogation tremblante : qu'avons-nous encore pour nous défendre ?
La République ne vous appartient pas." Le 9 décembre 2019 Juan Branco ouvre par ces mots son discours dans l'amphithéâtre d'honneur de Polytechnique. Face aux étudiants de la plus prestigieuse école du pays, il se livre à une leçon magistrale sur le dévoiement du système qui vient de les consacrer et donne les clés pour comprendre les finalités d'un système éducatif où les écoles du soi(disant mérite sont créées pour reproduire une logique de domination au profit de quelques-uns. Son appel au sursaut est un plaidoyer pour une idée de la République, abandonnée par leurs aînés. Suivi des échanges avec les étudiants, un discours qui s'adresse à tous les Français et fera date sur un système de sélection dont ils sont avant tout victimes.
Résumé : Qu'est-ce qui transforme une révolte en révolution ? Après le constat délétère de Crépuscule, Juan Branco livre un plan d'action révolutionnaire pour rendre au peuple sa souveraineté. Comment sortir de l'impasse et sauver un pays qui étouffe sous ses charges, la médiocrité et l'impunité de ses dirigeants ? En abattant l'ennemi. Pour les avoir beaucoup fréquentés, Juan Branco connaît ad nauseam l'égoïsme, la concupiscence mais aussi l'extrême fébrilité de ceux qui nous gouvernent et propose un changement de paradigme majeur.
« Ce qu'on va faire, c'est un braquage. Mais un braquage sans violence, sans arme, sans otage et sans victime. Un braquage tellement adroit que personne ne se rendra compte qu'il y a eu un braquage et si personne ne se rend compte qu'il y a eu un braquage, c'est parce qu'on ne va rien voler. On ne va rien voler, mais on aura quand même pris quelque chose qui ne nous appartenait pas, quelque chose qui va changer notre vie une bonne fois pour toutes. » Quel est le rapport entre un écrivain sans gloire, le rapt d'enfant et l'économie de la chaussure ? Vous le saurez en lisant la nouvelle satire sociale de Thomas Gunzig.
Résumé : Bébé rescapé d'un accident d'avion, Charles grandit dans la jungle africaine. Retrouvé par hasard le jour de ses seize ans et ramené à sa famille, il va découvrir les misères de la civilisation dans une petite ville du nord de l'Europe. La rage au ventre, il mettra tout en oeuvre pour retourner d'où il vient et où l'attend l'amour de sa vie. Un magnifique roman d'amour, classique et drôle, lyrique et cruel, sombre et optimiste.
Résumé : Est-il naturel d'être fidèle à la même personne toute sa vie ? Les alternatives à la monogamie mènent-elles à davantage de bonheur ? Peut-on empêcher la passion de s'user avec le temps ? D'orgies sous Viagra en cliniques pour dépendants sexuels, de laboratoires de pointe en harems des temps modernes, Neil Strauss va chercher des réponses... Ce qu'il croyait savoir sur l'amour, le sexe et lui-même en sera changé à jamais.
Atteint du syndrome d'asperger, Sacha porte à quatorze ans un regard décalé et innocent sur le monde. Retiré de l'école, il vit avec sa mère, médecin humanitaire. Lors d'une mission en république démocratique du Congo, il sympathise avec Destinée, une enfant soldat. Les deux ados se retrouvent embarqués dans une aventure dangereuse, pleine de suspense et d'émotions, pour échapper aux griffes de trafiquants sans scrupule...
Résumé : Parmi les espoirs et les craintes que suscite la numérisation de nos sociétés, la constitution de grandes bases de données confère une place de plus en plus centrale aux algorithmes qui gouvernent les comportements de chacun. L'ambition de ce livre est de proposer une exploration critique de la manière dont les techniques de calcul façonnent nos sociétés. Classement de l'information, personnalisation publicitaire, recommandation de produits, orientation des déplacements, mesures corporelles, etc., les calculateurs sont en train de s'immiscer, de plus en plus profondément, dans la vie des individus. Cet ouvrage voudrait montrer comment les techniques statistiques qui prennent leur essor avec les big data enferment des conceptions différentes de la société qu'elles calculent. Loin d'être de simples outils techniques, les algorithmes enferment un projet politique. La thèse défendue dans cet ouvrage est que la personnalisation des calculs est à la fois l'agent et la conséquence de l'individualisation de nos sociétés. Elle témoigne de la crise des catégories statistiques traditionnelles qui permettaient à la société de se représenter. Elle encourage le déploiement de la course méritocratique vers l'excellence, la compétition des individus pour la visibilité et le guidage personnalisé des existences. Comprendre la logique des nouveaux algorithmes du web, c'est aussi donner aux lecteurs les moyens de reprendre du pouvoir dans la société des calculs.
4e de couverture : Nous voilà immergés dans une nouvelle ère numérique. La profonde mutation que nous connaissons aujourd'hui n'est pas seulement le fait d'une révolution technologique impliquant des outils inédits, mais aussi le résultat d'une insurrection mentale. En passant d'un système analogique à un système numérique, notre mode de vie, nos réflexes se trouvent profondément modifiés. Afin d'expliciter ce changement, Alessandro Baricco remonte le temps et dresse un historique des événements fondateurs qui ont contribué à forger nos habitudes contemporaines. Avec son style si singulier, mêlant sérieux et humour, il établit une histoire et une géographie de cette nouvelle civilisation. De l'invention du jeu vidéo jusqu'au bouleversement qu'a représenté l'iPhone, en passant par l'invention de Google, chaque innovation a fait évoluer notre rapport au monde, un monde requalifié de «Game», où les problèmes deviennent des parties à gagner, et dans lequel le jeu est élevé au rang de schéma fondateur. Un essai documenté et accessible dans lequel chacun peut puiser quantité d'informations utiles à sa propre réflexion et qui s'adresse autant aux générations qui ont connu les différentes étapes de cette évolution qu'aux enfants de l'ère numérique.
Impossible de lâcher votre smartphone ? Vous (re)concentrer est devenu un challenge ? Vérifier ses mails plusieurs fois par heure, regarder son téléphone dès qu'une notification apparaît, surfer sur les réseaux sociaux machinalement, interrompre systématiquement une tâche en cours pour prendre un appel... Que celui ou celle qui ne se sent pas concerné(e) lève le doigt ! 2 heures Chrono pour déconnecter (et se retrouver) vous invite à repenser votre relation au digital pour mieux la gérer au quotidien. C'est le petit livre pratique pour : - apaiser votre relation au digital - mieux utiliser votre temps - et gagner en efficacité dans votre travail
Internet est un outil incontournable du monde dans lequel nous vivons. Cependant, les menaces qu'il porte semblent s'intensifier. Mais de quoi parle-t-on lorsqu'on dit piratage, diffusion de malwares, surveillance des Etats, vol de données personnelles ? Qui a réellement intérêt à pirater les sites de rencontre ou votre profil Facebook ? Pourquoi et comment voler vos données ? Qui sont les lanceurs d'alerte ? Et qu'est-ce que le darkweb où nous pouvons acheter, entre autres, des drogues, mais où sont aussi à l'abri des dissidents politiques ? Est-il si terrifiant et dangereux qu'on le dit ? Ce livre cartographie en des termes clairs et nuancés, et à travers des éclairages de spécialistes, les actions et les acteurs de cet espace virtuel et pourtant si réel, il en révèle les dessous, les démystifie, et nous aide à comprendre ce que ce monde en soi "cache" , ses enjeux, ses vrais dangers. Pour moins en avoir peur et mieux le maîtriser.