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D'après une image de Daesh
Branco Juan
NOUVELLES LIGNE
8,00 €
Épuisé
EAN :9782355261640
Au commencement de ce livre, une image, celle de cadavres traînés par des soldats de Daesh sur un sol moyen-oriental ; à la fin, les images du deuil national rendu aux victimes de l'attentat du 13 novembre 2015. D'après une image de Daesh tente de relier deux espaces que l'on aura longtemps cru et voulu étanches, avant que Daesh, groupuscule promis à la disparition, ne vienne rompre le sortilège que nous avions fabriqué. Un sortilège fait d'images et de fiction, d'une histoire de la représentation née de la mort d'Hector et parachevée dans celle d'Auschwitz. Une histoire de la représentation, un jeu d'images auquel Daesh a refusé d'adhérer, contre lequel Daesh s'est constitué. Un sortilège construit sur l'effacement de la mort, sur l'incompréhension de la logique sacrificielle. Sur un aveuglement dont nous nous sommes en partie rendu responsables. La radicalité de D'après une image de Daesh réside en ce qu'il implique, bien plus gravement qu'une défense, un constat implacable sur nos liens à leur terreur. Et qu'il laisse une interrogation tremblante : qu'avons-nous encore pour nous défendre ?
Oeuvre prophétique, annonçant la révolte des gilets jaunes, Contre Macron donne à comprendre la dérive policière et fascisante d'un pouvoir dévasté au moment même de sa gestation, examinant à travers une analyse fine et implacable les raisons de son effondrement. Jeune normalien et docteur en droit, conseiller juridique de Julian Assange et de WikiLeaks, avocat des plus importantes figures des gilets jaunes et spécialisé dans l'étude des violences politiques, Juan Branco appelle dans ce texte à un soulèvement, montrant comment, dès les premiers jours de son mandat, se dessinait chez M. Macron une pratique du pouvoir radicale, autocratique et violente, aux antipodes des discours alors portés.
Résumé : 25 juin 2014. Douze ans après sa création, la Cour pénale internationale rend définitive la première condamnation de son histoire. La personne concernée ? Un ancien chasseur d?okapis, nommé général à vingt-six ans pour être envoyé à La Haye et donner l?impression au monde que la République démocratique du Congo coopère avec l?institution. Maigre résultat, pour une Cour censée s?attaquer aux plus grands criminels de son temps. Saluée unanimement à sa création, l?institution ne s?est jamais montrée à la hauteur de ses ambitions. Progressivement affaiblie, soumise aux desiderata des grandes puissances, elle est très rapidement devenue l?actrice de son propre drame, jusqu?à faire s?interroger aujourd?hui sur le bien-fondé de son existence. A travers un récit haletant croisant droit et philosophie, Juan Branco retrace le devenir d?une organisation qui aurait dû tenir le monde entre ses mains. Il en montre la déliquescence, découverte au fur et à mesure de ses expériences auprès du premier Procureur de la Cour, au Quai d?Orsay puis comme chercheur et journaliste dans l?Afrique des Grands Lacs. Une mise à nu sans concessions d?un système dévoré par ses insuffisances et ses compromissions, et aujourd?hui sur le point de basculer.
« Ces êtres ne sont pas corrompus : ils sont la corruption », écrivait Juan Branco dans son best-seller Crépuscule. Dans Treize pillards, il donne la synthèse la plus accessible possible des corruptions politiques de nos dirigeants, Emmanuel Macron, Édouard Philippe, Xavier Niel, Benjamin Griveaux, Gabriel Attal, Arnaud Lagardère, Bruno Roger-Petit, Anne Lauvergeon, Thierry Breton, Martin Hirsch, Fabrice Fries? En treize chapitres explosifs, il expose les manipulations et l?avidité de ceux qui nous gouvernent.Une plongée sidérante dans le revers de notre démocratie.Un livre indispensable dans le débat politique qui agite la France.
Qu'est-ce que Cyril Hanouna ? Rien. Nada. Keutchi. C'est, au préalable, le point de vue qu'il nous convient d'adopter. Un pion dans un système qu'il serait inutile de, seul, faire tomber, et qui va justifier que nous nous comportions avec précaution à son égard, sans le dévaster. "
Il n'y a rien en effet comme la fin de quelque intermittence que ce soit qui soit moins à l'ordre du jour. C'est tout le contraire même. L'instance représentative du patronat (le Medef) regarde le statut de l'intermittence des travailleurs de l'industrie du spectacle et du divertissement de masse comme le modèle par excellence et comme, par anticipation, celui sur lequel aligner toute la législation du travail, dorénavant. Si bien qu'il faut dire ceci : les travailleurs intermittents de l'industrie du spectacle et du divertissement de masse eussent fait montre de lucidité politique en s'avisant que, au lieu de continuer à prétendre à l'exception qui était la leur, ils constituaient en réalité déjà une règle à laquelle il n'y aurait bientôt plus de travailleur, de quelque sorte que ce soit, à pouvoir s'excepter. . . Michel Surya dirige la revue Lignes. Écrivain et philosophe, il a récemment publié : L'Éternel Retour (roman) (Lignes-Léo Scheer, 2006) ; La Révolution rêvée (Fayard, 2004). Le présent volume, qui fait suite au Portrait de l'intellectuel en animal de compagnie (Farrago, 2000), est le quatrième de la série De la domination .
Entre nous, ce n'est pas parce qu'un président est élu que, pour des gens d'expérience comme nous, il se passe quelque chose. J'en ai assez dit sur le vote pour que vous sachiez que s'il s'est en effet passé quelque chose, on ne trouvera pas ce dont il s'agit dans le registre de la pure succession électorale. [...] On s'expérimente un peu aveugle, légèrement incertain, et finalement quelque peu dépressif. Oui, chers amis, je flaire dans cette salle une odeur de dépression. Je pose alors que Sarkozy à lui seul ne saurait vous déprimer, quand même ! Donc, ce qui vous déprime, c'est ce dont Sarkozy est le nom. Voilà de quoi nous retenir : la venue de ce dont Sarkozy est le nom, vous la ressentez comme un coup que cette chose vous porte, la chose probablement immonde dont le petit Sarkozy est le serviteur. Alain Badiou . . Ecrivain, philosophe, professeur de philosophie à l'Ecole Normale Supérieure, Alain Badiou a récemment publié Logique des mondes (Le Seuil, 2006). Le présent volume est le quatrième de la série Circonstances , dans la collection Lignes.
La mode a fait de l'inauthentique l'espace de ses expérimentations. Lorsqu'ils véhiculent les codes de la frivolité, créateurs et top-modèles le font en conscience, et se posent en sujets d'énonciation à part entière. L'examen du "phénomène de mode" fait apparaître la relation étroite qu'il entretient avec les motifs fondamentaux de la représentation occidentale : un platonisme "hétérodoxe" et une "inversion paradoxale de l'incarnation", entendue en son sens religieux.