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20&21 N° 144
Branche Raphaëlle
SCIENCES PO
23,00 €
Épuisé
EAN :9782724636208
Une transformation s'opère, parfois à bas bruits, parfois avec fracas, depuis un large demi siècle, déstabilisant en profondeur des sociétés occidentales qui s'étaient organisées autour d'une civilisation industrielle : la désindustrialisation. Cette mutation, qui continue de marquer notre présent, constitue une piste féconde pour comprendre ce qui traverse nos sociétés. En multipliant les terrains d'investigation et les modes d'approche, en s'adossant aux historiographies qui, sur le plan international, se saisissent de ce sujet, ce numéro propose une analyse proprement historienne de la désindustrialisation. Insistant sur la discontinuité de ce processus, il vient déconstruire l'opposition classique entre croissance industrielle triomphante des Trente Glorieuses et crise du premier choc pétrolier. La vision linéaire et téléologique du passage d'un "archaïsme industriel" à une "modernité post-industrielle" y est ainsi remise en cause. Des ouvriers de Bourgogne à ceux de la Rust Belt, des mobilisations des ouvriers et des ouvrières aux politiques publiques, en passant par les enjeux de santé ou d'environnement, ces articles éclairent la mutation en cours, qui est également une histoire urgente : urgente à écrire et à entendre.
Résumé : Palestro, le 18 mai 1956 : vingt et un militaires français tombent dans une embuscade. Un seul d'entre eux survit, les corps des autres sont retrouvés mutilés. Quelques mois après que le contingent a été rappelé pour lutter contre l'insurrection qui se propageait en Algérie, la nouvelle fera l'effet d'une bombe dans l'opinion française. "Palestro" deviendra vite synonyme de la cruauté de cette guerre qui ne disait pas son nom. Pourquoi, alors qu'il y eut d'autres embuscades meurtrières, a-t-on plus particulièrement retenu celle-ci ? Pour comprendre les raisons de cette persistance dans l'imaginaire national français, Raphaëlle Branche a mené une longue enquête historique, en particulier en Algérie. Car il fallait aussi comprendre ce qu'il en était là-bas : cette action des maquisards de l'Armée de libération nationale avait-elle également marqué les mémoires ? En s'attachant au récit détaillé du drame de Palestro, ce livre de "micro-histoire" permet ainsi d'aller voir plus loin et d'interroger un passé plus ancien, là où se sont noués les liens coloniaux. Sous les pas des combattants de 1956, en effet, d'autres Français et d'autres Algériens avaient laissé leurs traces. Ce livre est aussi leur histoire. Dans sa postface inédite, où elle revient sur la réception de ce livre, l'auteure témoigne que l'enquête historique continue toujours.
Rubriques Archives Un guide pour les archives sud-africaines, Ariana Lissoni et Matthieu Rey - Le secret-défense opposé à l'accès aux archives historiques postérieures à 1934, Gilles Morin Avis de recherches Rencontre autour de la mise en ligne de la Bibliographie de l'histoire de France, Amanda Maffei, Pauline Teyssier et Jean-Loup Vassilievitch-Kastler-Qu'est-ce que collecter hors d'Europe ? , Han Xiaojing-Enfance, adolescence et migration, Julia Descamps Images, lettres et sons "Bella Ciao" . Histoires et mémoires d'immigration italienne, Stéphane Mourlane-Le ghetto intérieur, Alban Perrin-Jean Besancenot et les Juifs du Maroc : le poids des mots, le silence des photos, Mathieu Marly-Dessiner la terreur : stalinisme, guerre et mémoires, François-Xavier Nérard
20&21. Revue d'histoire privilégie l'histoire contemporaine, de l'affaire Dreyfus à nos jours, et fait jouer le rapport entre le présent et le passé. S'appuyant sur un réseau d'auteurs essentiellement universitaires, elle couvre les principaux champs de la recherche historique : politique, social et économique, offrant ainsi une approche historique complète et rigoureuse.
Les "dix jours qui ébranlèrent le monde", pour reprendre le titre du célèbre opus du journaliste états-unien John Reed, ont, par l'instauration d'un pouvoir communiste inédit, marqué l'histoire de la Russie et celle du 20e siècle.Toutefois, le moment originel d'effondrement de l'Empire russe et du tsarisme dans le contexte de la guerre mondiale a été très largement recouvert par la mémoire et l'histoire du régime issu de la révolution bolchevique. En cette année du centenaire des révolutions russes de février et octobre 1917, Vingtième Siècle propose de réinterroger la polysémie et la polyphonie du moment 1917 et la manière dont l'événement s'inscrit clans l'agencement des temporalités historiques russes, européennes et transnationales. Nourri des recherches internationales les plus actuelles et des archives récemment ouvertes, ce numéro s'articule en trois axes : les dynamiques politiques de l'année 1917, les contagions, appropriations et résistances aux marges de l'Empire, les sociétés en mouvement et les perceptions de l'événement révolutionnaire.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.
Deux degrés, cela semble peu, mais c'est énorme. La température terrestre a déjà augmenté d'un degré depuis l'époque préindustrielle. Les émissions de carbone liées aux activités humaines en sont les premières responsables. Des bouleversements climatiques sont en cours et leurs impacts ne vont que s'aggraver. Il est presque sûr que nous ne tiendrons pas l'objectif, solennellement acté par les gouvernements du monde, de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 °C. La raison de cette incapacité tient à la triple dépendance de nos sociétés (technique, économique, culturelle) aux énergies fossiles, qui en constituent un soubassement aussi diffus que puissant. La science nous annonce qu'à ce rythme le pire est à craindre. Mais cela n'induit pas une fuite individuelle. Nous devons, au contraire, faire face collectivement. Constatant l'impossibilité actuelle de changer radicalement nos modes de vie et d'organisation, ce livre nous engage néanmoins à suivre plusieurs voies réalistes d'adaptation et de réforme pour préparer un futur moins sombre.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.