
Collaboratrices, 1940-1945. Histoire des femmes qui ont soutenu le régime de Vichy et l'occupant naz
Collaboratrices" : la simple évocation de ce mot renvoie aux images de ces milliers de Françaises broyées par l'épuration sauvage et tondues publiquement à la Libération pour avoir "fauté" avec l'ennemi. Parfois, on se souvient aussi d'autres événements qui ont marqué les années d'Occupation - comme ce fameux voyage en Allemagne que des actrices françaises ont effectué en 1942 dans le "train de la honte". Toutefois, l'engagement des femmes avec l'ennemi à partir de 1940 ne peut être réduit à ces quelques profils types. Dans cet ouvrage inédit sur la France des années noires, Pierre Brana et Joëlle Dusseau évoquent les collaboratrices actives, soulignant qu'elles étaient nombreuses... et qu'elles sévissaient partout. Certaines, bien sûr, sont célèbres : c'est le cas d'artistes (comme Coco Chanel), d'épouses (songeons à Hélène, la femme de Marcel Déat) ou bien de "filles de" (telle Josée de Chambrun, qui idolâtrait son père Pierre Laval). La plupart cependant sont des anonymes, mais beaucoup n'en étaient pas moins dangereuses : miliciennes, gestapistes ou encore espionnes, elles ont souvent menti, dénoncé, traqué voire violenté. Pour quelles raisons ? par besoin ? par amour ? par conviction ? par sadisme ? S'appuyant sur des sources inédites, les deux auteurs livrent les fruits d'une enquête historique bouleversante qui prouve que "collaborer" peut aussi se conjuguer au féminin. Une synthèse indispensable qui comble un vide historiographique majeur.
| SKU: | 9782262100100 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782262100100 |
|---|---|
| Titre | Collaboratrices, 1940-1945. Histoire des femmes qui ont soutenu le régime de Vichy et l'occupant naz |
| Auteur | Brana Pierre ; Dusseau Joëlle |
| Editeur | PERRIN |
| Largeur | 143 |
| Poids | 472 |
| Date de parution | 20240613 |
| Nombre de pages | 384,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Du syndicalisme au politique. Regard intérieur sur la CGT, le PSU et le PS
Brana PierreComment passer du syndicalisme au politique, de la contestation à la gestion ? Y a-t-il une fatalité à être minoritaire ? Minoritaire dans une CGT dominée par le parti communiste ? Minoritaire comme rocardien dans un parti socialiste dominé par Mitterrand ? Comment concilier les impératifs de la gestion et la volonté de changer la vie, les réalités politiques et les exigences éthiques ? Comment confronter ces exigences aux choix de son pays, des nationalisations aux privatisations, de l'engagement dans la guerre en Irak à l'intervention au Rwanda ? Dans ce parcours original d'un ingénieur issu du quartier ouvrier de Bordeaux, d'un syndicaliste autogestionnaire à la CGT qui devient maire, conseiller général, député, apparaissent toute la richesse et tes interrogations de cette deuxième gauche que symbolise Michel Rocard dont Pierre Brana a été un des proches au PSU et au PS tout en gardant son indépendance et son originalité. Un itinéraire singulier qui éclaire l'histoire syndicale et politique des cinquante dernières années.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,00 € -

Napoléon et ses hommes. La Maison de l'empereur 1804-1815
Branda PierreCe n'est pas seulement à coup de victoires militaires, avec une propagande très efficace et une police ultra-moderne, que Napoléon est devenu le souverain le plus puissant d'Europe au XIXe siècle. Contrairement aux monarques absolus de l'Ancien Régime, il comprit qu'il ne devait dépendre de personne pour ses ressources personnelles, pour sa protection, pour ses voyages, pour son logement. Mieux valait que la fidélité de son entourage dépende de lui plutôt que du seul Etat. Avec une très substantielle casette échappant à tout contôle, et une nombreuse compétente et archi-dévouée équipe de personnes vouées à son service exclusif, il disposait, à l'intérieur de l'Etat, d'un outil dont lui seul pouvait et savait se servir. Cela explique qu'il ait si longtemps pu résister aux oppositions et aux revers qui ont accablé les dernières années du règne.ÉPUISÉVOIR PRODUIT33,10 € -

Le prix de la gloire. Napoléon et l'argent
Branda PierreAvec sa redingote grise et son petit chapeau, Napoléon passe pour un personnage empreint d'une grande simplicité et peu vénal. Rien de commun entre lui et le "vil métal" qui corrompt et déshonore les hommes.Et pourtant l'argent fut son compagnon de route. Ne pas en tenir compte serait oublier que la Révolution française, à laquelle il devait tout, était la conséquence directe d'une crise financière que l'Ancien Régime n'avait pas su maîtriser. Ce serait ignorer que la faillite du papier-monnaie fut l'un des facteurs principaux du discrédit du Directoire et qu'indirectement elle favorisa l'avènement d'un sabre capable de rétablir l'ordre. Ce serait méconnaître que des expéditions militaires décidées ou conduites par Bonaparte l'ont été pour des raisons économiques (Italie, Saint-Domingue) ou ont échoué notamment à cause d'une cruelle insuffisance de moyens (Egypte). Mais ce serait aussi ne pas mesurer à sa juste valeur le redressement financier qui a consolidé le régime consulaire. Et si l'on en revient à l'épopée, nier le poids de l'argent serait passer sous silence l'incroyable défi relevé par Napoléon; financer quinze années de guerres sans provoquer la faillite de l'Etat alors que, deux décennies plus tôt, la guerre d'indépendance américaine, pourtant modeste sur le plan militaire, avait suffi à mettre à genoux une monarchie millénaire.Les financiers ne firent aucun cadeau à Napoléon et l'argent fut pour lui une préoccupation constante. En le "travaillant" sans relâche, il s'en fit un précieux allié capable de favoriser son destin. Il l'utilisa dans son ascension, s'en servit pour affermir son pouvoir et en fit encore une arme politique (et posthume) dans le testament de Sainte-Hélène. Il dut aussi le combattre dans sa guerre contre l'Angleterre. Les moyens furent à la hauteur de l'enjeu, c'est-à-dire considérables, presque miraculeux pour un pays dont la population était deux à trois fois inférieure à celle de la France. Dans la lutte à mort opposant les deux plus grandes puissances d'alors, il fallut trouver de part et d'autre de l'argent, encore de l'argent, toujours de l'argent. Et la victoire finit par sourire au pays qui possédait la plus grande surface financière. Voici une autre façon, inédite, d'étudier vingt années qui ont profondément marqué la France. Biographie de l'auteur Pierre Branda, historien, est l'auteur, avec Thierry Lentz, de Napoléon, l'esclavage et les colonies (Fayard, 2006).ÉPUISÉVOIR PRODUIT40,40 € -

La saga des Bonaparte
Branda PierreDeux siècles de descendants de la dynastie qui a sidéré le monde ! Ils sont dix-sept et auraient pu être plus nombreux. Le premier d'entre eux, Napoléon, est un géant de l'histoire. Autour de lui une famille, les Bonaparte, qui participa à son épopée mais perpétua aussi sa grandeur. Chacun, animé de ses forces et faiblesses, joua un rôle éminent dans son époque. Tous ont mené plusieurs vies, parfois loin de la France, au point d'apparaître tels d'excellents personnages de romans que n'auraient reniés ni Balzac ni Dumas. Pour les étudier, l'auteur a mené l'enquête à partir de sources renouvelées, d'études récentes, battant en brèche nombre d'idées reçues ou de légendes devenues vérité au fil du temps. Sur fond d'intrigues et avec une large place accordée au récit, le style vivant et alerte de Pierre Branda nous fait revivre leurs improbables et attachantes destinées.EN STOCKCOMMANDER11,00 €
Du même éditeur
-
Les Borgia. La pourpre et le sang
Boriaud Jean-YvesFrappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,50 € -
1915. L'enlisement
Le Naour Jean-YvesAvec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,00 € -
1914. La grande illusion
Le Naour Jean-YvesA la lumière des recherches les plus récentes, 1914 offre une synthèse des évènements qui ont précédé et suivi l'entrée en guerre de l'Europe. Dans une approche très concrète,nourrie d'archives, Jean-Yves Le Naour y restitue la façon dont cette année a été vécue par les contemporains, loin des antichambres ministérielles ou princières. Il montre la France plongée en situation de tension extrême, sensible à la moindre rumeur: les plaques de publicité Maggi ou du bouillon Kub auraient servi d'indications à l?armée allemande en marche, les Russes auraient débarqué au Havre, des espions allemands distribuent des bonbons empoisonnés, les soldats allemands coupent les mains des enfants durant l?invasion, etc.? Mais ce volume revisite évidemment les grands événements de 1914 comme l?attentat de Sarajevo, l?assassinat de Jean Jaurès et la bataille de la Marne. Il fait place à des évènements ignorés habituellement de l?historiographie: l?hésitation du gouvernement qui, partant pour Bordeaux, a failli décréter Paris « ville libre », sans défense, afin d?éviter sa destruction dans des combats; l?incroyable réception de la célèbre voyante, Mme Fraya, en pleine nuit du 1er août devant une assemblée de ministres angoissés qui s?en remettent à l?irrationnel pour se rassurer! Ou pourquoi Joffre a laissé les Allemands passer par la Belgique (contrairement à la version officielle, on savait que les Allemands passeraient par là!). L'auteur revient sur la fameuse « Union sacrée » qui ne restera qu'un rêve: les querelles se poursuivent, à fleurets mouchetés.... A chaque page, le récit est vivant et le lecteur peut éprouver ce climat si particulier, attisé par les premières morts, les errements des contemporains, leurs espoirs, leurs troubles et leurs angoisses. Poignant.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,00 € -
1916. L'enfer
Le Naour Jean-YvesRésumé : Début 1916, Joffre planifie une offensive générale des Alliés, simultanément sur la Somme, le front russe, les Balkans et l'Italie. Mais les Allemands attaquent les premiers, à Verdun, le 21 février : 1,5 million d'obus s'abattent en une seule journée sur 12 kilomètres de front français ! Une puissance de feu jamais vue jusque-là. Le début de l'enfer... Sur la scène internationale, 1916 est marquée par la révolte arabe contre les Turcs, menée par Lawrence d'Arabie ; la Russie qui jette ses dernières forces dans la bataille avec l'offensive Broussilov et qui se désagrège de l'intérieur : la question n'est plus de savoir s'il va y avoir une révolution, mais quand elle aura lieu et sous quelle forme ; ou encore l'épuisement de l'Allemagne qui, asphyxiée par le blocus britannique, lance la guerre sous-marine à outrance. 1916, enfin, c'est aussi et surtout une vie politique française particulièrement tendue : le mouvement pacifiste s'organise, les socialistes se divisent, l'Union sacrée se meurt, la Chambre et le Sénat se réunissent en comité secret pour se débarrasser de Joffre et d'Aristide Briand, etc. Avec le talent narratif qu'on lui connaît, Jean-Yves Le Naour nous fait entrer dans les coulisses du conflit, alternant les points de vue du pouvoir et du peuple, et même ceux des Anglais et des Allemands grâce au dépouillement des archives diplomatiques. Il fait ainsi tomber nombre de préjugés et d'idées reçues, dont le mythe de Pétain-vainqueur de Verdun : sa mise en avant a en fait répondu à un plan politique cherchant à diminuer Joffre ! Un récit vivant, poignant, qui mêle avec brio faits, sentiments et réalités de la guerre.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,00 €
De la même catégorie
-
A l'épreuve du temps. Souvenirs
Benoist-Méchin Jacques ; Roussel EricIntellectuel, homme politique, écrivain et historien, Jacques Benoist-Méchin (1901-1983) est l'auteur de mémoires d'une qualité littéraire et d'un intérêt historique exceptionnel. Jeune écrivain, ivre de musique, admirateur de Marcel Proust, Jacques Benoist-Méchin (1901-1983) cède au vertige de son époque. En 1936, les jeux Olympiques de Berlin marqueront le début de sa fascination pour le national-socialisme, à tel point que, cinq ans plus tard, il prendra part au gouvernement de Vichy en tant que secrétaire d'Etat chargé des rapports franco-allemands. Il relate ensuite sa descente aux enfers durant les années 1943-1947, au terme desquelles il sera condamné à mort par la Haute Cour de justice. Gracié et libéré en 1954, il ne cessera, dès lors, de parcourir le monde arabe, dont le premier il devina l'éveil. Benoist-Méchin est l'un de ces personnages de l'Histoire qui suscitent les controverses les plus passionnées. Mais la valeur de cette confession, d'une écriture magistrale et plus captivante que maints romans, est incontestable et capitale notamment pour comprendre le phénomène totalitaire.ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,00 € -
La France de Vichy. 1940-1944
Paxton RobertEst-il aujourd'hui possible d'écrire une histoire politique du régime de Vichy ? Un universitaire américain, Robert O. Paxton, répond ici par l'affirmative : refusant de prendre au pied de la lettre la kyrielle des témoignages pro domo dont la littérature politique s'est enrichie, passé la guerre et la libération, il a appuyé toute son étude sur les écrits contemporains des événements et surtout mis à profit la richesse des archives allemandes et américaines qui remettent en question, sur tant de points, les assertions de ceux qui avaient voulu, à la faveur d'une défaite nationale et sous l'oeil de l'occupant, entreprendre une nouvelle restauration. Cet ouvrage iconoclaste est devenu un classique. La présente édition a été revue, corrigée et augmentée en fonction des recherches les plus récentes.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,90 € -
La France à l'envers. La guerre de Vichy (1940-1945)
Aglan AlyaRésumé : La France qui entre en guerre en 1939 a pour devise Liberté, Egalité, Fraternité. En juillet 1940, un nouveau régime, l'Etat français, impose à sa place le triptyque Travail, Famille, Patrie. L'ordre des valeurs républicaines s'en trouve inversé et la défaite, déguisée en armistice, entraîne l'effacement de la République au profit d'une "Révolution nationale" qui entend en finir avec l'héritage de 1789. L'occupation allemande et italienne, en redessinant les frontières externes et internes, bouleverse l'ensemble des solidarités nationales et favorise la dissolution des liens politiques et sociaux. Réflexe vital, à la fois individuel et collectif, la Résistance est ainsi prise entre deux feux : la répression exercée par l'envahisseur et la répudiation pratiquée par l'Etat collaborationniste qui l'accuse d'attiser la guerre civile. En inversant à son tour les normes d'un ordre établi avec le soutien de l'occupant, l'insurrection clandestine assume la nécessité d'affronter, outre l'adversaire étranger, l'ennemi intime, le collaborateur qui fut un voisin, un ami, voire un parent. Ce n'est qu'à la lumière de ce déchirement tragique qu'on peut espérer rendre compte des conflits opposant entre eux des Français pris dans la tourmente d'une guerre planétaire.EN STOCKCOMMANDER12,60 €








