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la danse du loup
Bramly Serge
ED DU MASQUE
11,95 €
Épuisé
EAN :9782702434376
Florence, février 1497. Une foule inquiète. Des émeutes. Les Médicis ont été bannis; le pouvoir a changé de mains; qui songerait encore à fêter le carnaval? Des enfants parcourent les rues en brandissant des croix rouges. Appuyés par la milice, ils pénètrent dans les maisons, arrachent leurs parures aux femmes, saccagent les oeuvres d art, pillent les bibliothèques. Sur la place de la Seigneurie, des hommes dressent un bûcher. Le moine Jérôme Savonarole hurle dans la cathédrale: Voici que le glaive céleste s'abat sur la terre!Mais des voleurs se sont glissés dans les rangs des petits inquisiteurs. Mais l'opposition politique s'organise. Mais l'épouse d'un marchand ruiné s'est éprise d'un érudit byzantin qui saura tirer parti de la situation: ils prépareront ensemble une prodigieuse mystification.
Quelle fatuité pour un Long Nez, un Barbare ignare, d'échafauder sur la Chine la moindre théorie! Tenir sous forme de notes un journal de voyage me paraît la meilleure façon de procéder. Le poème serait presque le genre le plus approprié: évoquer les saisons, les joies et les peines, la lune, tout ce qui passe, à mesure qu'on le ressent. Prendre les choses comme elles viennent, goûter chaque plat, être attentif à chaque son, enregistrer le moindre écart... Une approche fragmentaire, au jour le jour, dont il sera toujours temps ensuite de tirer un sens; et peut-être que le sens, s'il en faut un, se dégagera alors de lui-même. Shanghai est une ville où je pourrais allégrement me perdre pour n'en plus repartir... - Aller à la Chine, comme on disait autrefois, et s'y éclipser." S.B.
Résumé : Des premiers Américains, de leurs langues, de leurs cultures, de leurs traditions, que savons-nous réellement ? Serge Bramly a passé plusieurs années en Amérique du Nord sur la terre sacrée des Indiens pour y chercher le vrai visage, la dernière voix d'une civilisation millénaire porteuse de vérités essentielles. Les religions des Indiens, qu'ils soient des plaines, des montagnes ou des déserts, présentent de remarquables constantes : l'homme n'est jamais seul, l'univers est peuplé de forces actives, invisibles et puissantes, qu'il importe de capter pour survivre. Sans elles, l'homme n'est rien. Pour s'allier à elles, se concilier leurs faveurs, les nombreux rites des Indiens, dramatiques ou grandioses, tendent tous vers un seul et même but : la quête de pouvoirs à travers la connaissance divinatoire et religieuse de la nature. Les chants indiens qui s'élèvent dans cet ouvrage, d'une beauté poignante, ont l'ampleur de visions prophétiques.
Résumé : Il y a un blanc de huit mois dans la vie de Donatien Alphonse François, marquis de Sade. Le 8 mars 1794, le ci-devant marquis, âgé de plus de cinquante ans, pourrissait dans un cachot révolutionnaire lorsqu'on le transféra à Picpus, établissement fort coûteux, à mi-chemin entre la geôle et le boudoir. Qui protégeait Sade ? Fallait-il sauver cet " être que rien ne peut réduire " quand tout l'accablait aux yeux de la Convention ? Qui donc payait pour lui ? Et surtout quelles furent les délices de Picpus ? Alors que la Terreur ensanglantait la France, que " le rasoir national " tranchait chaque jour les têtes, que montait l'odeur du sang, Sade s'amusa à Picpus : manille, biribi, aimable société, jolies femmes, jardin, charades, tableaux vivants et bientôt le théâtre de l'irréductible libertin. Encore un peu de plaisir avant la mort... Serge Bramly invente mais il retrouve la vérité violente de Sade. Il mène son ouvrage comme une enquête policière, un puzzle érudit, un voyage parmi les écrits du temps, les filles de joie et les députés corrompus, les caprices de son imagination. C'est une illusion de l'histoire, une énigme érotique, le roman sanglant de la Terreur dans le boudoir, où l'on entend presque Sade, triomphant, s'écrier : " Je jouis de tout et ne m'aveugle de rien. "
Extrait Comment Voltaire prit un parti audacieux et se fit couler un bain. En son deuxième étage de la rue de Longpont, Voltaire éprouvait une impression étrange : il se sentait un peu moins mourant que d'habitude. Il dut se rendre à l'évidence. Il n'avait mal nulle part, il allait presque bien. La nouveauté de cet accès de santé le désarçonnait, il fallait le dominer. L'énergie lui donnait de l'audace, le moment était propice à de grandes résolutions. Il décida de se faire monter un bain. On se récria. Un bain, en hiver ! Il était patent que se laver gâtait la vue, engendrait les maux de dents, fanait le visage et vous exposait au froid. Déjà, en été, ces ablutions dénudées étaient réservées aux téméraires capables de braver les redoutables effets de l'eau et du savon. - Vous avez raison, admit l'intrépide. Son courage l'effrayait. Pour n'avoir pas à se dédire, il prit des mesures conservatoires : on calfeutra portes et fenêtres pour étouffer le plus infime courant d'air aux conséquences tragiques, on créa dans son cabinet une chaleur d'étuve, on reconstitua pour lui la moiteur de l'ie. Chacun fut réquisitionné pour alimenter un feu de forge dans la cheminée comme dans le poêle, derniers remparts du génial cerveau contre la morsure du gel. Quand on eut créé une touffeur de hammam où ne manquaient que les odalisques, Voltaire envoya chercher son bain dans la rue avant qu'une végétation tropicale ne germât sur le parquet. On n'en avait pas fait davantage pour le baptême de Clovis. Les gens bien informés avaient connaissance d'un projet qui consistait à pousser l'eau jusque chez les particuliers à l'aide d'une pompe installée sur la colline de Chaillot. C'était une idée folle que l'on réaliserait peut-être un jour. Pour l'heure, l'eau courante courait encore sur deux pattes. Dumoulin, le logeur, héla un porteur de bains qui passait avec sa carriole, sa réserve d'eau, son bois, sa baignoire et ses paniers pleins de savons, huiles, onguents, crèmes, en un mot, tout ce dont Sapho ou Cléopâtre eussent rêvé, y compris, sur commande, le lait d'ânesse. Tandis que se faisait dans l'escalier un va-et-vient de toute la maisonnée pour apporter le matériel et le liquide dans les hauteurs où vivaient les penseurs, Voltaire se félicita d'être né en un temps où la modernité vous offrait tant de confort. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
En 1930, dans un petit village de la Drôme, Madeleine, enceinte, est contrainte d'épouser un homme qu'elle n'aime pas. Le mari meurt subitement et, lorsque Madeleine est retrouvée assassinée en compagnie de son amant, les gens du village n'hésitent pas à mettre ce double crime sur le compte d'une justice fortuite. En 1960, Marie et Thomas s'installent dans la maison sur laquelle pèse depuis trente ans le sceau de la malédiction. Au bout de dix ans, Marie, enfin enceinte, espère avoir déjoué le mauvais oeil. L'enfant qu'elle porte sera pourtant une véritable bombe à retardement. A 26 ans, Manon a quitté le village de son enfance et décidé de fonder à son tour une famille. C'est alors qu'un étrange personnage entre dans sa vie jusqu'à devenir de plus en plus envahissant. L'existence de Manon va alors se trouver bouleversée par la pesante histoire d'un passé dont elle subira toutes les conséquences. Trois femmes unies par un terrible secret de famille dans un inquiétant thriller. Biographie de l'auteur Barbara Abel est née en 1969 et vit à Bruxelles. Très remarquée pour ses intrigues aux rebondissements inattendus, L'instinct maternel, Un bel âge pour mourir, Duelle, Barbara Abel signe ici un thriller psychologique glaçant où les femmes ont la part belle certes, mais terrifiante.
Christie Agatha ; Baudou Jacques ; Coudert Raymond
La campagne anglaise est un véritable havre de paix parsemé de petits villages aux cottages si typiques. Ainsi St Mary Mead où vit une communauté tranquille composée de colonels à la retraite, de dames soignées et de vieilles filles à l'existence rangée, du moins en apparence... Car l'une d'elles, Miss Marple, est convaincue du contraire: "Le mal rôde partout!" Et elle le prouve en observant avec minutie la vie de ses contemporains, leurs qualités et leurs travers. Abandonnant alors son tricot, elle vient prêter main-forte à la police locale; et ses idées saugrenues mais géniales permettent de résoudre les enquêtes criminelles les plus complexes.
Richard et Jeanne Tavier jouent, depuis de nombreuses années, la comédie du bonheur parfait dans le milieu huppé qu'ils fréquentent. Leur agressivité et leur mépris sont renforcés par le fait qu'ils n'ont jamais pu avoir d'enfant. Edwige, la confidente de Jeanne, l'aide de son mieux en lui procurant conseils et tendresse. Un soir, celle-ci débarque chez elle et lui annonce que Richard s'est rompu le cou en tombant dans l'escalier. Edwige n'est pas dupe mais couvre son amie en l'assurant de son silence. À l'ouverture du testament, le notaire annonce à la veuve que Richard lègue sa fortune à une inconnue, Suzanna Da Costa. Il reste bien une moitié de l'héritage du père de Richard qui aurait dû lui revenir ! Si seulement elle avait eu un descendant mâle comme le spécifiait le testament de M. Tavier senior ! Dépit, colère, haine, Jeanne transforme son ressentiment en une boule de fiel qui lui fait perdre la raison. Décidée à retrouver la femme qui a hérité à sa place, elle a bien l'intention de la supprimer.Pour son premier roman, Barbara Abel frappe fort. Si fort qu'elle a obtenu le prix du roman policier au festival 2002 de Cognac. C'est sans doute la première fois qu'un thriller psychologique met en scène l'enlèvement d'une femme enceinte dans le but de s'approprier l'enfant et aborde de manière aussi féroce la frustration maternelle. Un livre à donner le frisson jusqu'au dénouement ultime... l'accouchement où vie et mort ne feront qu'un ! --Claude Mesplède