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Deux siècles d'utilitarisme
Bozzo-Rey Malik ; Dardenne Emilie
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753517165
Sous l'impulsion de Jeremy Bentham, à la fin du XVIIIe siècle, le principe d'utilité a été défini comme visant la "maximisation du plus grand bonheur du plus grand nombre". Les penseurs utilitaristes entendent ainsi fonder l'éthique sur l'idée que la valeur morale d'une action se détermine par sa contribution à augmenter ou à diminuer le bonheur général. En plus d'être une théorie morale, l'utilitarisme étend son champ d'application à différentes sphères théoriques et pratiques telles que la politique, le droit, la philosophie de l'action, l'économie ou la sociologie. L'utilitarisme reste cependant mal connu en France où il est réduit à quelques figures et positions souvent caricaturales qui déprécient son image. Il en va tout autrement dans les pays anglophones où de nombreuses théories lui reconnaissent un statut privilégié de source d'inspiration, ou de rival. Du point de vue théorique, il constitue dans ces pays une tradition et cm tournant philosophique majeur. Du point de vue pratique, il compte parmi les doctrines qui ont le plus d'effets juridiques et éthiques. C'est à rendre compte de la richesse de la pensée utilitariste, et de la vivacité du débat qui l'entoure, que s'attache le présent ouvrage. Il entend proposer une vision pluridisciplinaire approfondie de l'utilitarisme à la fois critique et constructive en questionnant, d'une part, les racines historiques et philosophiques de la doctrine, et en interrogeant, d'autre part, son héritage, ses mutations et ses développements contemporains.
Lorsqu'il est question d'influencer le comportement des individus à l'aide de politiques publiques ou d'interventions gouvernementales, certains préféreront parler de contrôle social. Nous pouvons remarquer que la première décennie du XXIe siècle est marquée par la volonté de développer et tester des politiques réglementaires envisagées et évaluées selon le critère de l'efficacité, sans que celui-ci ne soit nécessairement explicité. De telles politiques sont habituellement regroupées sous le concept général de nudge, inventé par Cass Sunstein et Richard Thaler. Ils expliquent qu'un nudge est une "initiative qui préserve la liberté de choix tout en orientant les décisions des gens dans la bonne direction". Le dernier élément de cette définition peut sembler surprenant : pourquoi faudrait-il orienter les décisions des gens dans la "bonne" direction ? Ceux-ci ne sont-ils pas rationnels et autonomes ? Ne seraient-ils pas en mesure de prendre des décisions en accord avec leurs valeurs et leurs projets de vie ?
Carnoye Leslie ; Bozzo-Rey Malik ; Bon-Maury Gille
A quelles conditions l'achat public peut-il devenir un outil de politique publique d'accompagnement à la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) ? Plus largement, les acteurs disposent-ils aujourd'hui de tous les outils nécessaires afin de mettre en oeuvre un achat public réellement responsable ? Issu du projet "Une RSE repensée - De l'implication des acteurs à une réappropriation des politiques publiques" (2016-2018) cet ouvrage réunit des analyses et des témoignages de praticiens de l'achat public et de chercheurs en sciences humaines et sociales afin d'aborder de manière transdisciplinaire les enjeux de l'achat public responsable. Ce croisement de regards permet de montrer qu'en dépit du dynamisme réglementaire actuel et des multiples initiatives innovantes portées par les acteurs sur le terrain, l'achat public peine encore aujourd'hui à pleinement intégrer le développement durable, ce qui impliquerait une rupture plus franche avec son héritage ordo-libéral.
Résumé : Des randonneurs découvrent une forêt. En la traversant, ils apprennent à s'y adapter et développent des comportements utiles pour leur survie et leur confort. Au fur et à mesure de leur parcours, elle se transforme. Petit bois de pins au début, elle devient une forêt luxuriante habitée par de nombreux animaux, puis les arbres deviennent plus rares, la pente plus raide et la terre plus aride. Au bout du chemin, il y a un précipice, que même le plus expérimenté des randonneurs ne peut éviter. Ce qu'il y a au-delà est un mystère. Certains parlent d'un petit bois de jeunes pins.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.