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La sexualité aux temps du Sida
Bozon Michel ; Bajos Nathalie ; Ferrand Alexis
PUF
14,50 €
Épuisé
EAN :9782130489849
Cet ouvrage propose des analyses inédites sur la sexualité en France, à l'ère du sida, à partir des données de l'enquête sur les comportements sexuels réalisée en 1992 auprès de 20000 personnes. Parce qu'une recherche sur ce thème est forcément un pari scientifique, plusieurs chapitres sont consacrés aux conditions de recueil des données qui apportent des éclairages sur la communication en matière de sexualité. L'ouvrage situe les évolutions des comportements sexuels au cours des dernières décennies. Les écarts entre les déclarations des femmes et des hommes se sont amoindris, qu'il s'agisse de l'âge au premier rapport sexuel, du nombre de partenaires ou encore du répertoire des pratiques sexuelles. Des changements majeurs concernent la manière dont la sexualité est vécue. Ayant acquis une plus grande autonomie sociale, les femmes sont devenues plus actives en matière sexuelle et plus exigeantes dans leurs relations avec les hommes. Mais si un meilleur équilibre s'établit entre les partenaires, les femmes restent généralement plus soucieuses d'inscrire leur activité sexuelle dans le cadre d'une relation, tandis que les hommes continuent à avoir une interprétation plus individualiste de la sexualité. L'adaptation au risque de contamination par le virus du sida prend de nombreuses formes, qui sont loin de se limiter à la seule utilisation du préservatif. On ne s'adapte pas de la même façon, selon les étapes de sa vie, selon qu'on est homme ou femme, selon qu'on est amoureux ou pas de son partenaire, selon les réseaux sociaux auxquels on appartient. Pour l'immense majorité de la population, les changements constatés s'inscrivent dans le contexte existant de la sexualité, plus qu'ils ne le perturbent ; le sida n'a pas modifié en profondeur les logiques sociales qui structurent l'activité sexuelle. Le caractère déterminant des configurations sociales et biographiques dans la prise en compte du risque de contamination conduit à souligner les limites des démarches de prévention qui ne font appel qu'à la responsabilité de l'individu. Le présent ouvrage a été coordonné par Nathalie Bajos, Michel Bozon, Alexis Ferrand, Alain Giami et Alfred Spira. L'enquête a été réalisée par un collectif de 25 chercheurs en sciences sociales et en épidémiologie travaillant à l'INSERM, à l'INED, au CNRS et à l'Université ; elle a été coordonnée par Alfred Spira et Nathalie Bajos. L'ouvrage Comportements sexuels et sida en France. Données de l'enquête ACSF, publié simultanément aux Editions de l'INSERM, présente les réponses des femmes et des hommes à l'ensemble des questions de l'enquête et une synthèse des principaux acquis méthodologiques.
Malgré la prolifération de recherches sur le genre, de débats sociétaux virulents, de luttes pour la reconnaissance où les enjeux identitaires se doublent d'enjeux citoyens, les sciences sociales demeurent peu bavardes sur l'hétérosexualité. Cet ouvrage cherche à répondre à une question centrale : comment le pouvoir de l'hétéronormativité se manifeste-t-il en société ? A partir d'une étude sur les conduites sexuelles et la construction des masculinités chez une population de jeunes hommes marocains musulmans immigrés en Europe (France et Italie), cet ouvrage analyse les discours, les pratiques et les manières d'être en relation qui instituent l'hétérosexualité comme la norme socialement juste et convenable. Fondée sur un vaste corpus d'entretiens semi-directifs et sur un long travail d'observation ethnographique, les résultats de cette étude montrent que l'hétéronormativité, loin d'être un pouvoir monolithique et figé, est une norme plurielle. L'enquête met en évidence que la force hégémonique de l'hétéronormativité ne se limite pas à définir les expériences sexuelles et les processus de construction de la masculinité chez les jeunes interviewés. Elle façonne aussi les représentations subjectives et collectives des âges, la transition vers le statut d'adulte, le rapport à la religion, les relations intra et intergénérationnelles, les rapports sociaux intra et interculturels. L'analyse sociologique des conduites sexuelles et des masculinités devient ainsi le terrain pour une étude bien plus large des profils sociaux des jeunes immigrés rencontrés et de leurs trajectoires biographiques en Europe.
Bozon Michel ; Bonierbale Mireille ; Gouyon Pierre
Au XXIe siècle, à l'heure de la contraception et de Youporn, de Tinder et de Adopteunmec, que devient le sexe ? Que sait-on vraiment de sa pratique, de sa fonction, de son rôle social ? La sexologue Mireille Bonierbale explore pour nous le sujet de la sexualité moderne : de la réalité de l'intimité des couples à la différence fondamentale entre le mode de fonctionnement sexuel des femmes de celui des hommes, en passant par l'influence de la pornographie sur la construction de l'imaginaire sexuel des adolescents... Le sociologue Michel Bozon nous rappelle qu'il n'existe pas d'"état de nature" de la sexualité humaine. La sexualité est une "construction sociale" éminemment changeante selon les cultures et pose la question des normes de la sexualité hier et aujourd'hui, ici et ailleurs. Le biologiste Pierre-Henri Gouyon s'étonne du triomphe du sexe dans le monde du vivant alors que se cloner est plus simple et plus efficace démographiquement. Il dresse un panorama des pratiques sexuelles chez les animaux pour nous permettre d'appréhender la spécificité de la sexualité humaine.
Ce livre accompagne l?une des deux grandes expositions d?ouverture du MuCEM à Marseille, au thème contemporain et accrocheur: le genre. En écho à l?une des plus grandes questions de société d?aujourd?hui, l?ouvrage interroge les multiples façons d?être homme ou femme dans l?espace méditerranéen. Objets anthropologiques, photographies et ?uvres d?art contemporain à l?appui, des chercheurs français, italiens, grecs, marocains..., redessinent les contours d?un ordre des sexes bouleversé: mutations démographiques et maîtrise de la fécondité, revendications portées par les femmes ou les minorités sexuelles, rites, normes et nouveaux modèles, relations amoureuses, vie quotidienne, représentations cinématographiques et littéraires... Un aperçu substantiel du bazar du genre en Méditerranée.
Bajos Nathalie ; Bozon Michel ; Beltzer Nathalie ;
Cette recherche a été conduite sous la responsabilité scientifique de Nathalie Bajos, directrice de recherche à l'Inserm, et de Michel Bozon, directeur de recherche à l'Ined. Elle a été coordonnée par Nathalie Beltzer et associe onze chercheurs de l'Inserm, de l'Ined, du CNRS, de l'INVS et de l'Université. Elle a été financée par l'ANRS, la DREES, la Fondation de France et l'INPES.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Servigne Pablo ; Stevens Raphaël ; Chapelle Gauthi
La situation critique dans laquelle se trouve la planète n'est plus à démontrer. Des effondrements sont déjà en cours tandis que d'autres s'amorcent, faisant grandir la possibilité d'un emballement global qui signifierait la fin du monde tel que nous le connaissons.Le choix de notre génération est cornélien : soit nous attendons de subir de plein fouet la violence des cataclysmes à venir, soit, pour en éviter certains, nous prenons un virage si serré qu'il déclencherait notre propre fin-du-monde-industriel.L'horizon se trouve désormais au-delà : imaginer la suite, tout en se préparant à vivre des années de désorganisation et d'incertitude. En toute honnêteté, qui est prêt à cela ?Est-il possible de se remettre d'un déluge de mauvaises nouvelles ? Peut-on simplement se contenter de vouloir survivre ? Comment se projeter au-delà, voir plus grand, et trouver des manières de vivre ces effondrements ?Dans ce deuxième opus, après Comment tout peut s'effondrer, les auteurs montrent qu'un changement de cap ouvrant à de nouveaux horizons passe nécessairement par un cheminement intérieur et par une remise en question radicale de notre vision du monde. Par-delà optimisme et pessimisme, ce sentier non-balisé part de la collapsologie et mène à ce que l'on pourrait appeler la collapsosophie...Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle ont une (dé)formation scientifique et sont devenus chercheurs in-Terre-dépendants. Ils ont publié Comment tout peut s'effondrer . Petit Manuel de collapsologie à l'usage des générations présentes (Seuil, 2015), Le Vivant comme modèle. La voie du biomimétisme (Albin Michel, 2015), Petit traité de résilience locale (ECLM, 2015), Nourrir l'Europe en temps de crise (Babel, 2017) ou encore L'Entraide. L'autre loi de la jungle (Les liens qui libèrent, 2017).
Et si notre civilisation s'effondrait ? Non pas dans plusieurs siècles, mais de notre vivant. Loin des prédictions Maya et autres eschatologies millénaristes, un nombre croissant d'auteurs, de scientifiques et d'institutions annoncent la fin de la civilisation industrielle telle qu'elle s'est constituée depuis plus de deux siècles. Que faut-il penser de ces sombres prédictions ? Pourquoi est-il devenu si difficile d'éviter un tel scénario ?Dans ce livre, Pablo Servigne et Raphaël Stevens décortiquent les ressorts d'un possible effondrement et proposent un tour d'horizon interdisciplinaire de ce sujet - fort inconfortable - qu'ils nomment la "collapsologie". En mettant des mots sur des intuitions partagées par beaucoup d'entre nous, ce livre redonne de l'intelligibilité aux phénomènes de "crises" que nous vivons, et surtout, redonne du sens à notre époque. Car aujourd'hui, l'utopie a changé de camp : est utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant. L'effondrement est l'horizon de notre génération, c'est le début de son avenir. Qu'y aura-t-il après ? Tout cela reste à penser, à imaginer, et à vivre...Pablo Servigne est ingénieur agronome et docteur en biologie. Spécialiste des questions d'effondrement, de transition, d'agroécologie et des mécanismes de l'entraide, il est l'auteur de Nourrir l'Europe en temps de crise (Nature & Progrès, 2014).Raphaël Stevens est éco-conseiller. Expert en résilience des systèmes socioécologiques, il est cofondateur du bureau de consultance Greenloop.Postface d'Yves Cochet, ancien ministre de l'Environnement et président de l'Institut Momentum.
Bernard E. Harcourt propose une critique puissante de notre nouvelle transparence virtuelle. Il livre une analyse de ce que les technologies big data font à nos vies, et de la manière dont elles s'y introduisent, et révèle l'ampleur de notre renoncement, volontaire, à la liberté ? jusqu'à l'acceptation de toutes les dérives sécuritaires. Ces atteintes à nos libertés sont flagrantes ; pourtant, nous ne semblons pas nous en soucier.Exploitant notre désir sans fin d'avoir accès à tout, tout le temps, les géants d'Internet dressent un portrait de notre propre intimité, collectent des millions de données sur nos activités, nos centres d'intérêt et nos relations, tandis que les agences de renseignement les croisent aux milliards de communications qu'elles enregistrent chaque jour. Nous continuons cependant, et malgré notre connaissance de l'instrumentalisation de ces données, de publier nos photos de familles, nos humeurs et nos pensées. Nous donnons en caisse, en même temps que notre carte bleue, nos adresses email et postale. D'où vient le sentiment de fatalité à l'égard de cette transgression du public et du privé ?Ce livre montre d'une manière saisissante comment les nouvelles technologies exploitent notre désir illimité d'accéder à tout, tout le temps et sans attendre ? au risque de la surveillance généralisée. Et invite à la désobéissance et à la résistance.Professeur de droit à Columbia University où il dirige le Center for Contemporary Critical Thought, Bernard E. Harcourt est aussi directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales et avocat de condamnés à mort dans l'État d'Alabama. Il a établi l'édition des deux cours de Foucault donnés au Collège de France, dont Théories et institutions pénales et La Société punitive. Il est par ailleurs l'auteur, en français, L'illusion de l'ordre.