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Les saints face aux barbares au haut Moyen Age. Réalités et légendes
Bozoky Edina
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753553941
Le rôle et la représentation des barbares sont des questions historiographiques des plus discutées aujourd'hui. Les barbares - désignant les peuples qui ébranlent l'Empire romain, puis assimilés aux païens après la christianisation des royaumes du haut Moyen Age -, ont une réputation fort péjorative jusqu'à nos jours. Pénétrés d'un christianisme militant, les légendes hagiographiques ont particulièrement dramatisé la confrontation entre le saint défenseur de la communauté chrétienne et l'agresseur barbare ou encore le martyre du saint missionnaire infligé par les païens cruels. Ce volume explore la diversité de l'image des barbares dans les vies de saints ayant vécu au haut Moyen Age. Il montre comment l'idéal de la sainteté, en particulier la glorification des victimes des barbares, sont tributaires du contexte idéologique et politique de la rédaction des légendes. Au-delà de l'analyse des dossiers des saints allant de l'époque des invasions barbares jusqu'à la christianisation de l'Europe du Nord et de l'Est, cet ouvrage éclaire l'attitude à l'égard de l'Autre, de l'Etranger .
La relique, idolâtrie ou une gloire du christianisme ? Ce culte singulier, développé dans l'orthodoxie et le catholicisme, ne laisse pas indifférent. Son histoire fascinante éclaire aussi tout un pan caché de notre culture profane. Un étude sans précédent par une médiéviste de renom. Au fondement du christianisme, on trouve le culte des saints, dont en premier lieu les martyrs. Autrement dit des reliques. Dès le IVe siècle, la croyance en leur pouvoir surnaturel suscite l'engouement de détenir ces attestations du salut sur lesquelles on établit les autels et qu'on offre à la dévotion du peuple. On commence à pratiquer translations et morcellements des corps de celles et de ceux que l'Eglise canonise. Et des apparitions célestes, des manifestations miraculeuses viennent au besoin révéler des tombeaux oubliés, des figures anonymes, des formes d'ascèse ou de mystique inconnues. A travers l'histoire des reliques, de cette fantastique chasse aux trésors sacrés, nous revisitons l'histoire de notre civilisation. Ces vestiges physiques retirés à l'empire de la mort nous éclairent sur le rapport entre l'existence matérielle et la vie spirituelle, l'influence insoupçonnée de l'héritage païen et la force d'incarnation de la piété évangélique, la magie qui agit et le Dieu qui sauve dans un syncrétisme qui exalte la transfiguration de la chair. Le Moyen Age comme vous ne l'avez jamais appréhendé où le désir du merveilleux nourrit la ténacité de la foi. La première synthèse sur la vénération des reliques, fondement du culte ecclésial mais aussi de la culture mémorielle en Occident. Captivant, inédit, décisif. (140 x 215, 350 p.)
Attila incarne la férocité barbare. Il est la hantise de l'autre, l'ennemi absolu qui déferle sur l'Europe et nourrit les images les plus folles, hantant désormais les écrans de cinéma ou les albums de bande dessinée. Médiéviste d'origine hongroise, Edina Bozoky relate dans cet ouvrage la vraie vie du roi hun et les nombreuses légendes qui lui sont attachées. Au fil des pages, franchissant les régions d'Europe et les époques, Attila et les Huns semblent défier toute rationalité. Pourtant, les Huns n'étaient ni plus monstrueux ni plus cruels que d'autres peuples dits "barbares". Attila est en réa-lité un révélateur: il unit et rassemble les peuples européens, fonde les identités nationales. Dans les récits des saints, il s'oppose en Gaule aux évêques, défenseurs des cités, et devient le faiseur de martyrs. En Italie, on attribue la fondation de plusieurs villes, dont Venise, aux populations fuyant les Huns, tandis qu'Attila, fils d'un lévrier et d'une princesse, est assimilé aux Sarrasins! Parfois, à l'instar de l'épopée allemande des Nibelungen, il prend la figure d'un brave époux. C'est alors pour mieux accomplir la vengeance de Kriemhild... Ces récits, si curieux parfois, ne cessent de surprendre. Mais l'histoire d'Attila est bien la nôtre et elle nous éclaire sur notre imaginaire politique.
Résumé : Rome, Ier siècle ap. J.-C. : la communauté des premiers chrétiens est en émoi. Simon le Magicien, arrivé en volant sur la Ville éternelle, se proclame le nouveau Christ, ressuscite les morts et charme les nouveaux convertis... L?apôtre Pierre, refusant de voir en lui un envoyé de Dieu, entreprend de le défier. Une véritable bataille de miracles s?ensuit : un chien profère des malédictions, un hareng séché se remet à frétiller dans l?eau d?une fontaine, un enfant revient à la vie? Le faux prophète est confondu. Et la foule se convertit à la foi professée par Pierre ! Dès les premiers temps du christianisme, une littérature fl orissante célèbre les miracles opérés par les saints et leurs reliques. Edina Bozoky nous en propose ici un riche fl orilège d?après les récits originaux des IIIe au XIIIe siècle. Pour les croyants d?alors, ils proclamaient la toute-puissance de Dieu et de ses saints. Pour le lecteur d?aujourd?hui qui les redécouvre, fasciné, ils constituent une merveilleuse incursion dans l?imaginaire de l?Antiquité et du Moyen Age.
Petit imagier malgache destinés aux tout-petits (crèche, maternelle, école ...) pour découvrir les animaux les plus connus. Un ouvrage tout en couleurs avec plus de 40 photos représentant les animaux domestiques, de la ferme, de la mer ou encore de la savane...
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.