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Oublier Marquise
Boysson Emmanuelle de
J'AI LU
7,40 €
Épuisé
EAN :9782290088265
Extrait Son pinceau en poils de martre posé au bord de la lucarne, Marquise caresse la truffe humide de Gaspard. Elle verse un filet d'eau dans une jatte de faïence, l'épagneul se précipite. Un rai de lumière éclaire au passage une toile inachevée : un cerf aux abois cerné par une meute au bord d'un étang. Marquise mélange des pigments de lapis-lazuli pailleté d'or à du jaune d'oeuf, un soupçon d'huile de lin. Elle éclaircit l'échappée bleutée au loin, examine de près la tête de Gaspard, au premier plan, un faisan dans la gueule. Le nez sur la toile, elle peaufine les oreilles. On entend des chevaux hennir place Royale. Le chien pisse sur le pied d'une chaise percée. Elle claque des mains. Il la défie, bondit et, d'un coup de queue, balaie la peinture fraîche. Elle pousse un cri, lui botte le train. Plus rien. Il ne reste plus rien de ce fichu cabot copié poil par poil depuis ce matin. Plus rien non plus de Blanche, d'Athénaïs, ni de Louise. Seul Louis a survécu au massacre. Gaspard s'est réfugié sous le lit. La tête entre les mains, Marquise s'effondre dans son fauteuil. Elle a passé des heures à fignoler cette scène. Il y a un mois, Armand avait vanté ses talents à Nicolas Desmarets, son patron, venu souper. Le contrôleur général des finances s'était pâmé devant les portraits des enfants, Clarissa et Alexandre, avant de lui commander un tableau de chasse pour son manoir de Sologne. Marquise avait rosi. Armand y voyant une occasion de se faire valoir, elle n'avait pas voulu le décevoir. Le lendemain, elle avait fouiné sur le Petit-Pont dans les caisses des marchands à la recherche de croquis de loups ou de canards sauvages. Dieu l'avait sauvée. Au Grand Monarque, Antoine Dieu lui avait dégoté la copie d'une esquisse d'Oudry dont elle s'était inspirée. Dans son atelier sous les combles, elle avait plongé une toile de chanvre dans de l'apprêt, l'avait tendue, clouée, brossée, décatie, avant de l'enduire de colle chaude de peau de lapin pour la couvrir de blanc de Meudon. Le décor ébauché à la mine de plomb, elle s'était mise à la peinture, soignant avec une brosse fine l'encolure, la crinière et le garrot des chevaux. Le tableau était attendu avant l'été. «Je vous en donnerai soixante livres. Ne soyez pas gênée», avait lancé Desmarets, un rien condescendant. Un bon début, cette première commande. Son amie Henriette aurait voulu qu'elle peigne son chat, Marquise s'était réfugiée derrière un : «Plus tard, je ne suis pas encore prête.» Un cafard glisse le long de la commode de palissandre sur laquelle sont alignés ses pots de pigments. La queue basse, misérable, l'épagneul rampe vers elle. Marquise l'attrape par les oreilles, le fixe, droit dans les yeux. - Pourquoi as-tu fait ça, crétin ? La toile aurait dû rester sur son chevalet, toi, à la niche. Jamais je ne pourrai retrouver les traits pâlichons de Louise de La Vallière, l'allure de la Montespan ou le minois de maman, yeux en bouton de pivoine, moue dégoûtée. Jamais, tu entends ? Pour la peine, tu seras privé de boulettes. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Au début du XXe siècle, Valentine, une jeune Bretonne insouciante, monte à Paris, au bras d'Antoine, son mari austère et volage. Introduite dans la société mondaine de la capitale et ses salons littéraires, elle rencontre des femmes libres qui la fascinent et l' attirent. Colette, Renée Vivien, Liane de Pougy, Elisabeth de Gramont et surtout l'irrésistible Natalie Cli ord- Barney. A leurs côtés, Valentine va bientôt se rêver écrivain. Mystérieuse et magnétique, l'Amazone Natalie, qui devient bientôt sa "Natty" , l'initie aux déliceslittéraires et aux amours saphiques. Naît alors en Valentine une passion pure et dévorante, dont elle pourrait bien ne jamais revenir...
Résumé : Depuis trente ans, Gaspard est le majordome de Jules Berlingault, vieux monsieur loufoque et richissime qui décide, sur un coup de dé, de lui léguer sa fortune. Mais rien ne va plus dans son immeuble : querelles de palier, déprimes, couple en crise? Jules se prend d?affection pour ses voisins, Patrick, Rose, Antoine, Luna, et les invite à l?île de Ré pour les vacances de Pâques. Après une arrivée explosive, il leur propose un incroyable marché : s?ils parviennent à prouver qu?ils sont heureux en restant unis, ils hériteront de tous ses biens. Dès lors, Gaspard, le narrateur à cran, n?aura de cesse de faire capoter cette comédie du bonheur. Entre doutes, duplicité et jeux de rôle, ses nouveaux amis se plieront-t-ils aux lubies de ce cher Berlingault, à la fois Pygmalion et farceur ? Une folle parenthèse où la fantaisie est une invitation à se dépasser, malgré l?inconnu. Un roman original et optimiste qui nous rappelle que le bonheur est un pari sans risque.
Son pinceau en poils de martre posé au bord de la lucarne, Marquise caresse la truffe humide de Gaspard. Elle verse un filet d'eau dans une jatte de faïence, l'épagneul se précipite. Un rai de lumière éclaire au passage une toile inachevée: un cerf aux abois cerné par une meute au bord d'un étang.Marquise mélange des pigments de lapis-lazuli pailleté d'or à du jaune d'oeuf, un soupçon d'huile de lin. Elle éclaircit l'échappée bleutée au loin, examine de près la tête de Gaspard, au premier plan, un faisan dans la gueule. Le nez sur la toile, elle peaufine les oreilles.On entend des chevaux hennir place Royale. Le chien pisse sur le pied d'une chaise percée. Elle claque des mains. Il la défie, bondit et, d'un coup de queue, balaie la peinture fraîche. Elle pousse un cri, lui botte le train.Plus rien. Il ne reste plus rien de ce fichu cabot copié poil par poil depuis ce matin. Plus rien non plus de Blanche, d'Athénaïs, ni de Louise. Seul Louis a survécu au massacre. Gaspard s'est réfugié sous le lit. La tête entre les mains, Marquise s'effondre dans son fauteuil.Elle a passé des heures à fignoler cette scène. Il y a un mois, Armand avait vanté ses talents à Nicolas Desmarets, son patron, venu souper. Le contrôleur général des finances s'était pâmé devant les portraits des enfants, Clarissa et Alexandre, avant de lui commander un tableau de chasse pour son manoir de Sologne. Marquise avait rosi. Armand y voyant une occasion de se faire valoir, elle n'avait pas voulu le décevoir. Le lendemain, elle avait fouiné sur le Petit-Pont dans les caisses des marchands à la recherche de croquis de loups ou de canards sauvages. Dieu l'avait sauvée. Au Grand Monarque, Antoine Dieu lui avait dégoté la copie d'une esquisse d'Oudry dont elle s'était inspirée. Dans son atelier sous les combles, elle avait plongé une toile de chanvre dans de l'apprêt, l'avait tendue, clouée, brossée, décatie, avant de l'enduire de colle chaude de peau de lapin pour la couvrir de blanc de Meudon. Le décor ébauché à la mine de plomb, elle s'était mise à la peinture, soignant avec une brosse fine l'encolure, la crinière et le garrot des chevaux.Le tableau était attendu avant l'été. «Je vous en donnerai soixante livres. Ne soyez pas gênée», avait lancé Desmarets, un rien condescendant. Un bon début, cette première commande. Son amie Henriette aurait voulu qu'elle peigne son chat, Marquise s'était réfugiée derrière un: «Plus tard, je ne suis pas encore prête.»Un cafard glisse le long de la commode de palissandre sur laquelle sont alignés ses pots de pigments. La queue basse, misérable, l'épagneul rampe vers elle. Marquise l'attrape par les oreilles, le fixe, droit dans les yeux.- Pourquoi as-tu fait ça, crétin? La toile aurait dû rester sur son chevalet, toi, à la niche. Jamais je ne pourrai retrouver les traits pâlichons de Louise de La Vallière, l'allure de la Montespan ou le minois de maman, yeux en bouton de pivoine, moue dégoûtée. Jamais, tu entends? Pour la peine, tu seras privé de boulettes.
Six femmes en lice : Cerise, Philippine, Iris, Douce, Lila, Rose, grandes bourgeoises ou apparentées. Jeunes filles, elles ont toutes appartenues au même rallye mondain ; aujourd'hui, avantageusement mariées, elles tiennent à leur confort comme une chatte à son coussin. Pas tendres pour un sou, elles s'observent, se jugent, se jalousent, griffent. Entre elles, circule une mystérieuse bague en émeraude qui va faire dérailler leur train-train. Au moment où elles tentent de se libérer de leurs névroses, elles sont déçues, piégées par leurs travers. Pour notre plus grand plaisir, elles forment un étonnant bouquet de défauts révélateurs de leur milieu : une épaisse couche de morale, une désespérante naïveté, un goût prononcé pour l'intérêt, une tendance exagérée au narcissisme, à l'hystérie ou même à la radinerie. Plus d'épines que de moelleux ! En un mot, on ne leur a pas appris à être simples : elles le paient, mais compensent et se relèvent. Malgré le luxe, un quotidien, disons facile, elles rêvent toutes d'un ailleurs improbable aux antipodes de leur univers étriqué. Seule Rose, la vieille fille confite, parviendra à larguer les amarres, à se fondre dans la masse pour y gagner sa liberté. « Je sais de quoi je parle, j'appartiens à ce petit monde dont je me moque, mais ne vous y méprenez pas, mon autodérision est un signe de bonne santé ! Je déborde d'affection pour ces femmes à mi vie, si touchantes avec leurs fêlures, leurs certitudes, leurs limites. » reconnait Emmanuelle de Boysson.
Kasser Rodolphe ; Meyer Marvin ; Wurst Gregor ; Bi
Bart D. Firman, spécialiste du christianisme primitif, est directeur du département d'études religieuses et titulaire de la chaire James A. Gray de l'université de Caroline du Nord, à Chapel Hill. François Gaudard, égyptologue et chercheur à l'Institut oriental de l'université de Chicago, est expert en copte et en démotique. Rodolphe Kasser est l'un des plus grands spécialistes mondiaux de langues, dialectes et littérature coptes. Professeur émérite à la faculté des lettres de l'université de Genève, il a publié maints travaux dans le domaine des études coptes et dirigé l'édition de plusieurs codex grecs et coptes.Marvin Meyer, professeur d'études bibliques et chrétiennes, titulaire de la chaire Griset, dirige l'institut A. Schweitzer de l'université Chapman d'Orange, en Californie. Il est l'un des spécialistes les plus renommés du gnosticisme et de la bibliothèque de Nag Hammadi. Gregor Wurst, spécialiste du copte ancien, est professeur d'histoire ecclésiastique et de patristique à l'université d'Augsbourg, en Allemagne.
Roxane arrive à Paris. Comme bagage, elle n'a que son enthousiasme, sa naïveté, son désir et sa rage d'apprendre le français. Mais la langue française se révèle implacable, une compagne infidèle. «Quelle belle garce cette langue, la plus belle.» Les bribes d'une enfance iranienne troublent son monde parisien. Les souvenirs murmurent tout bas. Elle se découvre un confident mythique : Montesquieu. Elle se raconte et raconte le monde d'aujourd'hui à l'inventeur des Lettres persanes. Dans une écriture où l'imaginaire se confond avec le réel, où la drôlerie et la fantaisie le disputent à la mélancolie et à l'amertume, la vie d'une jeune femme est mise en scène, une femme qui connaît le prix à payer pour ne pas perdre pied face à la réalité. Née en 1967, Chahdortt Djavann vit depuis 1993 à Paris.
Les têtes de nains tranchées ont beau s'accumuler sur le parvis de Castral-Roc, celle de Tyrion, meurtrier présumé de Tywin Lannister, son père, semble toujours solidement juchée sur ses deux épaules. Sa s?ur Cersei, désormais régente, ne sait plus qui elle doit haïr le plus: lui ou la petite reine, Margaery, intriguante de basse-cour qui est parvenue à lui ravir le c?ur du futur roi, son fils. Ses man?uvres ont beau être cousues de fil blanc, son joli minois et ses nombreux alliés font d'elle une rivale avec qui il faut compter. Pour autant, Cersei a encore quelques vilains tours dans son sac: ce n'est pas aux vieilles lionnes que l'on apprend à mordre...
Voici les 350 recettes tant attendues du Régime Dukan. Partant du principe que la première cause d'échec est la frustration, le Dr Dukan la combat sur trois fronts: le libre accès aux quantités avec ses 100 aliments à volonté, la variété des recettes et des aliments, la créativité culinaire et le plaisir de table. Difficile de résister au Poulet tandoori, au Tartare de thon et daurade, au Pain de viande, au Mille-feuille d'aubergine et à sa légendaire Galette au son d'avoine! 350 recettes appétissantes, qui prouvent que régime peut rimer avec plaisir. La liste des "100 aliments Dukan" assortie de la mention magique: "à volonté'. Rejoignez le million de personnes qui ont déjà maigri grâce à la méthode Dukan Biographie de l'auteur Dr Pierre Dukan. Spécialisé dans le comportement alimentaire et la rééducation nutritionnelle, le Dr Pierre Dukan a commencé par façonner sa méthode pour ses propres patients, puis pour les lecteurs de Je ne sais pas maigrir, et enfin pour les millions d'internautes. Traduite en dix langues, sa méthode a séduit de nombreuses cultures dans plus de vingt pays."
Bruges, 1441. Arborant un air mystérieux, l'index posé sur les lèvres, Jan Van Eyck avait chuchoté : Petit, il faut savoir se taire, surtout si l'on sait. Qui pouvait se douter alors que, derrière la recommandation du maître flamand, se cachait le Grand Secret. A travers les brumes de Flandre et la luminosité éclatante de la Toscane, un enfant de treize ans va se retrouver confronté à une effroyable conspiration. Un monde occulte, empli de ténèbres qu'il lui faudra affronter avec l'innocence pour toute arme. Pourquoi veut-on sa mort ? Que sait-il qu'il n'aurait jamais dû connaître ? Pour quelle raison des peintres de génie, des apprentis, des orfèvres, des penseurs, des architectes sont-ils la cible de meurtriers invisibles ? Quels sont les fils mystérieux qui les relient entre eux et les tirent insensiblement au bord de l'abîme ? Autant de questions auxquelles l'enfant de Bruges devra s'efforcer de répondre s'il ne veut pas disparaître à son tour dans la nuit.
«Véritable roman d'aventures aux innombrables personnages et rebondissements, cette chronique mêle très subtilement histoire et littérature. À lire absolument.»Le PointPour échapper à la galère, Justinien Pibrac devient bourreau officiel du seigneur de Bellerocaille. Le jour de sa première exécution, après quelques maladresses rocambolesques, il parvient finalement à briser les os du condamné. Ainsi débute la saga trépidante des Pibrac, qui deviendront de génération en génération les plus grands bourreaux de tous les temps.Reporter, photographe et écrivain, Michel Folco est l'auteur à succès de En avant comme avant !, Un loup est un loup et Même le mal se fait bien, tous disponibles chez Points.
Moi, Abou Obeïd el-Jozjani, je te livre ces mots. Ils m'ont été confiés par celui qui fut mon maître, mon ami, mon regard, vingt-cinq années durant : Avicenne, prince des médecins, dont la sagesse et le savoir ont ébloui tous les hommes. De Samarkand à Chiraz, des portes de la Ville-Ronde à celles des soixante-douze nations, résonne encore la grandeur de son nom..." Ainsi commence le récit consacré à l'une des plus hautes figures de la pensée universelle. Né en 980 à Boukhara, Avicenne, ou Ibn Sina, est à dix-huit ans le médecin le plus renommé de son temps. Pris dans les remous et les guerres qui agitent les confins de la Turquie et de la Perse du XIème siècle, il est tour à tour nomade, exilé, vizir. Sa dernière étape le conduit à Ispahan, cité sublime, où il meurt à cinquante-sept ans après avoir bu, jusqu'à l'ivresse, à la coupe du savoir et de l'amour.
Jamais pharaon n'aura autant intrigué. L'inventeur du monothéisme, qui défia au péril de sa vie la colère des dieux et de leurs gardiens, était-il un fou ou un visionnaire ? A-t-il été assassiné? La Grande Epouse royale Néfertiti a-t-elle influé sur les décisions du maître de l'Egypte. Tant de siècles écoulés ont éparpillé les pièces de ce puzzle... Au fil des pages, deux égyptologues, Judith Faber et Philippe Lucas, vont tenter de décrypter l'énigme du dieu roi. S'appuyant sur les thèses les plus récentes, Gilbert Sinoué plonge, à la manière d'une enquête policière, au c?ur du mystère de l'une des figures les plus fascinantes de l'Egypte ancienne.