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Théorie de la régulation. Tome 1, Les fondamentaux
Boyer Robert
LA DECOUVERTE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782707132161
Alors que percent de nouveaux pays industrialisés, les économies de vieille industrialisation n'ont pas retrouvé le rythme de croissance des années 1960. Pourquoi ? La théorie de la régulation a d'abord été connue pour avoir apporté une réponse en termes d'essor puis de crise du fordisme. Mais pour expliquer les changements intervenus depuis les années 1970, elle n'a cessé de se renouveler. En tant que programme de recherche, elle emprunte à Marx le concept de capitalisme, à l'École des Annales le sens de la profondeur historique, et aux post-keynésiens les outils de la macroéconomie. Quelle est l'origine des différents modes de régulation ? Pourquoi les crises se suivent-elles sans se ressembler ? Quel est le rôle du politique dans la construction des formes institutionnelles ? Un régime d'accumulation tirée par la finance est-il viable et généralisable ? Cet ouvrage présente les bases et les méthodes de cette théorie, caractérise les différents régimes d'accumulation et cerne les modes de régulation émergents.
Résumé : Après trente années de confiance dans les mécanismes de marché, le début de la décennie 2020 semble marquer le retour de l'Etat en tant que protecteur des citoyens et assureur des risques systémiques. Est-ce le début d'une nouvelle époque d'interventionnisme et la répétition d'un mouvement de balancier qui ne cesse d'osciller entre Etat et marché, alors que, de longue date, l'économie sociale et solidaire a proposé une troisième voie ? Comment expliquer que celle-ci ne se soit pas constituée en une alternative largement discutée dans la société et la sphère politique ? Pourquoi n'est-elle pas plus présente dans les débats sur ce que pourraient ou devraient être les régimes socio-économiques post-covid-19 ? Est-il fondé de voir dans la proposition des " communs globaux ", théorisés par Elinor Ostrom, l'expression d'un renouveau de l'ESS ? Dans une approche comparative croisant théories et analyses historiques, l'économiste Robert Boyer montre que l'ESS constitue une composante essentielle qui assure la viabilité du couple Etat-marché. C'est le terreau de l'innovation sociale et de la démocratie dans l'économie, qui suscitent la formulation de projets de société en rupture avec le fondamentalisme du marché.
Résumé : La remarquable croissance américaine des années quatre-vingt-dix puis son brutal ralentissement en 2001 mettent au premier plan l'analyse des transformations financières, institutionnelles et technologiques intervenues tant aux Etats-Unis qu'en Europe et au Japon. Avant que la bulle Internet n'éclate, beaucoup croyaient que les institutions du capitalisme de marché, de type américain, étaient nécessaires et suffisantes au dynamisme d'une croissance tirée par les technologies de l'information. Le mythe de la " nouvelle économie " a vécu. L'ouvrage procède à une critique de cette notion et analyse l'origine, les contours et la crise de ce régime de croissance. Il explique comment les pays nordiques ont atteint un meilleur compromis entre efficacité dynamique et justice sociale, grâce à une architecture institutionnelle aux antipodes de celle de la Silicon Valley. En fait, les transformations multiformes et interdépendantes qui sont à l'?uvre peuvent déboucher sur une variété de régimes économiques. La vogue des technologies de l'information dissimulerait-elle finalement un régime de croissance " anthropogénétique ", c'est-à-dire fondé sur la production de l'homme par l'homme ? L'Europe saura-t-elle saisir cette opportunité de concilier modernité et solidarité ?
Boyer Robert ; Chanteau Jean-Pierre ; Labrousse Ag
La théorie de la régulation s'est constituée dans les années 1970 à partir des pensées marxistes et keynésiennes. Il s'agit du principal courant d'analyse économique offrant une alternative robuste à l'approche néoclassique. Depuis l' "état des savoirs" de référence publié en 1995, la discipline a beaucoup évolué. La théorie de la régulation n'est plus seulement identifiée à une recherche de type macroéconomique (modes de régulation des économies nationales et du capitalisme mondial) mais traite désormais aussi de champs sectoriels traditionnels (automobile, agro-alimentaire...) ou plus novateurs (éducation, santé, RSE...) et d'objets originaux (connaissance, génétique, droits fonciers...). Faisant intervenir une centaine d'universitaires spécialistes de divers champs de la socio-économie, cet ouvrage est un nouvel état des savoirs prenant en compte cette extension des champs de recherche régulationnistes pour l'analyse économique. Il sera un outil de travail efficace et durable pour les étudiants comme pour les enseignants-chercheurs et s'avérera aussi une référence pour intégrer les transformations structurelles de la société à l'analyse économique.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.