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L'invention du tourisme
Boyer Marc
GALLIMARD
16,20 €
Épuisé
EAN :9782070533558
L'invention du tourisme date du XVIIIe siècle. Avec le Grand Tour, les Anglais inventent le voyage éducatif à travers l'Europe ; avec Bath et Brighton, ils lancent les stations thermales et balnéaires et découvrent la montagne. Au XIXe siècle, à leur suite, la haute société rentière sillonne l'Europe au rythme des saisons et des stations, là où il faut se montrer : l'hiver dans le Midi, l'été en montagne ou sur les côtes atlantiques. Plus tard viendront l'été dans le Midi et l'hiver en montagne. Après 1936 et la loi sur les congés payés, le tourisme social se développe : colonies, auberges de jeunesse, villages vacances, camping. Aux paquebots, aux palaces et aux trains de luxe succèdent bicyclettes, voitures, cars et caravanes. Aujourd'hui, le tourisme s'internationalise, mais ne concerne encore qu'une minorité privilégiée du globe. En liant l'évolution du tourisme à celle de la société, Marc Boyer, historien et spécialiste, lui donne ici sa vraie dimension historique.
Dans ce récit, à mi-chemin entre l'autobiographie et la fiction, décrivant une année de classe entre 1926 et 1927, l'instituteur se souvient de l'enfant qu'il fut, puisque l'un et l'autre ont connu les mêmes lieux et la même vie. C'est, dans le cadre d'un premier poste, la découverte d'une communauté paysanne en haute Lozère où la vie est dure, les démêlés avec le maire, la défense de la laïcité, l'apprentissage de la classe unique, l'affrontement entre la langue française et le prétendu patois, le premier certificat d'études enfin... Servi par un goût heureux de la narration, ce témoignage n'omet rien de la vie de la France rurale de ce temps et nous montre comment l'école primaire de la IIIe République sut former les esprits et les rêves. Une expérience qui peut se lire comme un passage entre deux époques et deux civilisations construit autour d'une unité de lieu, de temps et de ton. L'historien comme le lecteur, curieux de la vie de la campagne française, reconnaîtront là un ouvrage qui mérite de prendre place à côté des classiques du roman pédagogique et rural.
Résumé : Ce " Que sais-je ? " renouvelle le sujet, lui donnant des dimensions historique et européenne. 1936, date-symbole certes, n'est pas le vrai début. Les Trente Glorieuses (1945- 1975) ont vu le bond en avant du tourisme de masse. Mais ce n'est toujours pas le tourisme pour tous. Balayant des idées reçues, l'auteur souligne que : - la grande référence, ce sont les pratiques et inventions de l'élite : la société, le peuple même s'approprient modes et lieux de tourisme ; - la France n'est point pionnière. Longtemps en retard, elle progresse par bonds depuis 1936 ; - les Etats, quoi qu'ils disent, sont peu intervenants ; - l'accès aux vacances a éveillé beaucoup d'espoir : les associations de tourisme social ont un continu idéologique fort. La consommation de vacances de masse tend aujourd'hui à tout recouvrir.
Tout le monde croit pouvoir traiter du tourisme : les touristes parce qu'ils en font, les chercheurs des diverse sdisciplines qui l'annexent à leur champ d'étude. Résultat : le tourisme est souvent jugé, décrit sous un seul aspect ; il a des effets économiques, il perturbe les milieux récepteurs, il modifie sinon détruit les paysages. Comme phénomène global, il est rarement étudié. Ce livre comble cette lacune. Il renouvelle Le Tourisme publié au Seuil en 1982, depuis longtemps épuisé. Il est à la fois une épistémologie, une histoire, une prospective du tourisme. Il constitue la synthèse des travaux que, pendant toute une vie, l'auteur a consacrés au tourisme et prolonge jusqu'au XXIe siècle sa thèse sur l'Invention de distinction.
Le tourisme n'a pas toujours existé; il a été inventé par les Britanniques au XVIIIe siècle. Dès l'origine, il prit des formes saisonières. La plus importante fut l'hiver dans le Midi. Cette migration qui pouvait durer six mois conduisait des rentiers venus de toute l'Europe et même d'Amérique vers des bourgades vite transformées en villes d'hiver: Nice, Hyères d'abord, Pau, Cannes, Menton, Montecarlo dans la première moitié du XIXe siècle. Après les origines, ce livre décrit une grande diaspora migratoire qui intéresse le pourtour méditerranéen, quelques zones atlantiques (d'Arcachon à Estoril); ce ne sont que des points; ce n'est qu'une (longue) saison. C'est toujours la même réputation du climat, l'admiration d'une végétation exotique importée, les fêtes et les jeux. L'ouvrage indique l'akmê, début XXe, vite suivi, après 1929, d'un rapide déclin. Il y a, au XXe, d'autres attraits (les hivers de glisse sur neige...), des clientèles plus diversifiées. Les anciens lieux de l'hivernage ont gardé leur forte réputation et gagné de nouveaux adeptes. La fréquentation est plus mélangée, en partie populaire et surtout estivale. Les trois ou quatre S sont devenus l'attrait majeur du Midi.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.