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L'hiver dans le Midi (XVIIe-XXIe siècles)
Boyer Marc ; Agulhon Maurice
L'HARMATTAN
42,00 €
Épuisé
EAN :9782296106826
Le tourisme n'a pas toujours existé; il a été inventé par les Britanniques au XVIIIe siècle. Dès l'origine, il prit des formes saisonières. La plus importante fut l'hiver dans le Midi. Cette migration qui pouvait durer six mois conduisait des rentiers venus de toute l'Europe et même d'Amérique vers des bourgades vite transformées en villes d'hiver: Nice, Hyères d'abord, Pau, Cannes, Menton, Montecarlo dans la première moitié du XIXe siècle. Après les origines, ce livre décrit une grande diaspora migratoire qui intéresse le pourtour méditerranéen, quelques zones atlantiques (d'Arcachon à Estoril); ce ne sont que des points; ce n'est qu'une (longue) saison. C'est toujours la même réputation du climat, l'admiration d'une végétation exotique importée, les fêtes et les jeux. L'ouvrage indique l'akmê, début XXe, vite suivi, après 1929, d'un rapide déclin. Il y a, au XXe, d'autres attraits (les hivers de glisse sur neige...), des clientèles plus diversifiées. Les anciens lieux de l'hivernage ont gardé leur forte réputation et gagné de nouveaux adeptes. La fréquentation est plus mélangée, en partie populaire et surtout estivale. Les trois ou quatre S sont devenus l'attrait majeur du Midi.
Maison de campagne, résidence secondaire, ces vocables appartiennent au phénomène de la villégiature né au XVIIIe siècle, que l'auteur analyse brillamment pour en donner les origines et l'histoire. Après avoir expliqué la révolution touristique initiée par les Anglais, il s'essaie à distinguer dans les deux siècles qui ont suivi le touriste du "villégiateur', en particulier à la campagne. La vogue de la maison de campagne, étudiée ici dans le détail, est liée aux grands courants de pensée, depuis le rousseauisme du XVIIIe siècle jusqu'au néo-ruralisme d'aujourd'hui. Elle connaît une expansion élitiste au XIXe siècle et une explosion au XXe siècle, en particulier après l'exode rural qui a suivi la Seconde Guerre mondiale. L'analyse historique montre que ce sont d'abord les couches sociales élevées - au XIXe siècle seuls les rentiers partaient en voyage et en villégiature - puis celles moins privilégiées et, à la fin du XXe siècle, les couches populaires, qui s'offrent une maison de campagne. Ce processus ne cadre pas bien avec la loi de l'offre et de la demande. Le goût pour cette deuxième demeure dans un cadre bucolique résulte plus du processus de la distinction, qui consiste pour les classes les moins élevées à s'approprier des pratiques et les lieux de l'élite. Tel est l'enseignement de cet ouvrage qui analyse sur plus de trois siècles l'histoire de ce phénomène sociologique qui eut ses modes. Des photos de villas célèbres accompagnent cette étude historique minutieuse et originale. Biographie de l'auteur Marc Boyer, agrégé d'histoire, a enseigné longtemps à l'université de Lyon. Auteur de nombreux ouvrages, en particulier Histoire du tourisme de masse (PUF, coll."Que sais-je', 1999), il a renouvelé l'histoire du tourisme grâce à ses recherches. Il a également participé à de nombreux colloques sur l'histoire de la villégiature.
Marc BOYER, Docteur d'Etat, Agrégé de l'Université, a créé les Centres de recherche et d'enseignement sur le tourisme des Université d'Aix-Marseille puis de Lyon II (où il fut vice-président). Il fut Président de l'Association Méditerranéenne de Sociologie du Tourisme. Il a écrit une quinzaine d'ouvrages sur ce thème (dont Le tourisme en France, EMS, 2003). Son ouvrage sur Le thermalisme dans le grand Sud-est fut couronné en 2006 par l'Académie Française.
Résumé : L'invention du tourisme date du XVIIIe siècle. Avec le Grand Tour, les Anglais inventent le voyage éducatif à travers l'Europe ; avec Bath et Brighton, ils lancent les stations thermales et balnéaires et découvrent la montagne. Au XIXe siècle, à leur suite, la haute société rentière sillonne l'Europe au rythme des saisons et des stations, là où il faut se montrer : l'hiver dans le Midi, l'été en montagne ou sur les côtes atlantiques. Plus tard viendront l'été dans le Midi et l'hiver en montagne. Après 1936 et la loi sur les congés payés, le tourisme social se développe : colonies, auberges de jeunesse, villages vacances, camping. Aux paquebots, aux palaces et aux trains de luxe succèdent bicyclettes, voitures, cars et caravanes. Aujourd'hui, le tourisme s'internationalise, mais ne concerne encore qu'une minorité privilégiée du globe. En liant l'évolution du tourisme à celle de la société, Marc Boyer, historien et spécialiste, lui donne ici sa vraie dimension historique.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.