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Numérique, droit et société
Boyer-Bévière Bénédicte ; Dibie Dorothée
DALLOZ
48,00 €
Épuisé
EAN :9782247207893
Si le droit a réussi à s'adapter à plusieurs reprises, au cours de son histoire, aux progrès scientifiques, u est aujourd'hui confronté à la rapidité du développement des technologies numériques. L'heure est à l'avènement de l'intelligence artificielle par le biais du traitement massif de données. Le développement de nouvelles applications du numérique, notamment en matière de justice, de santé ou d'environnement, s'accompagne de multiples questions (responsabilité, protection des données et de la vie privée, utilisation dans les relations contractuelles...) auxquelles les juristes, et spécialement les juges, peuvent être amenés à répondre. L'état actuel du droit est-il suffisant pour leur permettre de fonder leurs décisions ? Convient-il d'élaborer un régime juridique spécifique ? Ce débat est d'autant plus important que le législateur est peu enclin à légiférer en la matière afin de ne pas freiner, par un régime trop strict, le développement des acteurs économiques intervenant dans le domaine du numérique, ainsi que les progrès scientifiques. C'est à une réflexion large, et aux multiples dimensions (technique, éthique, philosophique et juridique...), que se sont livrés les chercheurs et praticiens qui ont participé au cycle de conférences " Numérique, Droit et Société", croisant ainsi leurs regards experts dans l'objectif d'anticiper, par une étude des solutions actuelles, les questions auxquelles nous serons, dans un avenir proche, tous confrontés.
Ce livre unique dans la littérature médiévale occidentale pourrait à lui seul justifier l'appellation " miracle islandais " dont on a coutume de qualifier les XIIe et XIIIe siècles islandais. Il s'agit d'une sorte de recensement, à partir de 874, des colonisateurs de l'Islande. Partis en général de Norvège, après de longues escales en territoires celtiques, ils vinrent s'établir dans ce pays à peu près désert : rites de prise de possession du sol, installation, mise en place progressive d'une société originale, instauration d'une législation minutieuse, d'un pouvoir reposant sur le respect de la loi, départ de l'histoire de grandes familles que l'on retrouvera au premier plan des sagas les plus célèbres, attention à la valeur humaine de fortes personnalités. Le tout est conté en un style marqué de réalisme dru, d'économie de moyens et de rapidité, qui fera aussi le succès des sagas. C'est d'ailleurs la même vision de la vie et du monde : confiance dans le destin, sens intransigeant de l'honneur et, en cas d'offense, exercice impitoyable de la vengeance. En outre, les auteurs des différentes versions, conscients de reconstruire le passé, ne négligent pas de consigner croyances et rites anciens, plongeant ainsi le lecteur dans un univers païen.
Pourquoi insérer dans chaque nouvel ouvrage plusieurs textes précédents ? En fait, j'écris toujours dans l'urgence, et mal par conséquent. Oppressé par le sempiternel trafic d'aujourd'hui, comment serait-il possible à un descendant d'esclave de trouver suffisamment de temps et d'énergie pour se consacrer à l'écriture, ou même à la lecture ? Voilà pourquoi je reprends les textes qui me semblent au final les moins pires, afin de les ressusciter dans le recueil suivant, de les dégager ainsi de leur gangue, mon but étant moins de parvenir à la construction d'un bon poème qu'à celle d'un vrai livre. " L'île " s'en reproche probablement. Frustré par ce désœuvrement, il me reste néanmoins l'orgueil. Peut-être que celui-ci me perd, ou m'a déjà perdu. Mais sans ce péché, pour lequel on me jette sans arrêt la pierre, l'élite qui nous gouverne serait-elle parvenue à ce qu'elle est, ou à ce qu'elle n'est plus ? J'espère que cette réponse lapidaire satisfera la curiosité de mon lecteur. Peut-être qu'un jour aussi assagi, je lui parlerai de silence, pour changer. Mais pour l'instant dans " L'île ", je lui parle de Jésus, de Bonnefoy, de Manset, enfin du peu que j'ai cru comprendre de leur enseignement. Après, en ce qui concerne leurs défauts, ceux-ci ne différent en rien des nôtres, mais quelle importance ! Longue et douloureuse est la poutre que nous devons, éternels patients, arracher sans cesse à notre œil, pour laisser sourdre la lumière, et tenter de faire triompher le bien, malgré nos plus graves égarements. Il y a peut-être plus important que cette lutte pour recouvrer la vue, mais qu'accepterait donc un homme, même aveugle, en échange de son être ?
Cet essai propose les grandes lignes d'une interprétation générale du système kantien, répondant à un certain nombre de principes herméneutiques simples. Il se présente explicitement comme de nature conjecturale, et ouvert à la discussion critique, aux " problèmes et (aux) controverses ". L'interprétation du kantisme comme étant purement et simplement une critique de la métaphysique spéculative dans le cadre d'une pensée radicalement finitiste couronnant l'Aufklärung et annonçant un enracinement purement humaniste de la philosophie est discutée et relativisée. On essaye de montrer que le projet kantien est bien de sauver et de refonder la métaphysique comme " rempart " de la religion. Le temps n'est que l'une des formes de l'intuition humaine, et non une condition de l'existence de tout étant. Le fondement de l'être est " hors du temps ". Inaccessible par la voie théorique (Schwärmerei), le suprasensible est accessible par la voie pratique. La thèse de l'idéalisme formel, la " réfutation de l'idéalisme (matériel) ", la thèse de la finitude humaine, la conception du Souverain Bien, la structure des " trois questions ", la notion d'autonomie, la doctrine de la vertu, la question de l'intersubjectivité, celle de la vérité, ainsi que certains moments de la politique kantienne sont relus à la lumière de cette hypothèse.
Résumé : Cet ouvrage se veut une présentation générale et renouvelée de l'argumentation juridique, ne se limitant pas au droit français et pulsant volontiers au système de common law ou au droit talmudique. De nombreux arguments sont analysés et illustrés les arguments a pari, a contrario, a fortiori, mais également les présomptions, les standards, les principes non écrits. En outre, une place est faite à des procédés moins connus, comme l'obiter dictum, les perspectives ex post et ex ante, les lectures de re et de dicto, l'effet utile, le distinguishing. L'approche proposée ici est pragmatique, dans l'esprit de Chaïm Perelman et de l'Ecole de Bruxelles : les notions de formalisme, d'arbitraire, de fiction, de présomption, de sens littéral, sont étudiées sous l'angle du rôle pragmatique que ces procédés jouent dans l'argumentation et non de manière décontextualisée. L'ouvrage sera utile tant à l'étudiant en droit qu'au praticien expérimenté de l'argumentation juridique. Un glossaire rend son maniement plus facile.
Résumé : Parler est un art dont les lois sont trop souvent méconnues par qui s'expose à un auditoire. Des penseurs, des praticiens, des pédagogues ont pourtant depuis plus de 2 500 ans confronté leurs savoirs et partagé leurs enseignements. Un voyage à travers les siècles révèle les méthodes communes entre l'acteur et l'orateur que chacun peut s'approprier par des entraînements simples pour développer son charisme. Frère de la danse et du chant, du yoga et du zen, de l'art du comédien et des arts martiaux, cousin de la plupart des sports, l'art oratoire commence par la conscience du corps. Puis viennent les mots pour le dire. Avec un enjeude taille : Toute parole contribue au réel et à sa perception.
Résumé : Georges Picquart (1854-1914), officier brillant, chef de l'espionnage militaire, refuse, contre toutes les pressions, d'ignorer la preuve de l'innocence d'Alfred Dreyfus qu'il a découverte en 1896 du fait de ses fonctions à la tête du service secret. Ses chefs, l'état-major, les ministres,jusqu'au président de la République, s'irritent de ce qu'ils prennent pour de l'entêtement orgueilleux. Picquart, lui, sait d'instinct que l'exactitude des faits et le professionnalisme sont le premier rempart contre les renoncements, les injustices qui mènent à l'indignité. Dans cette vie de roman, l'officier supérieur est exilé puis banni de l'armée pendant dix ans. Il subit un an de prison sans jugement, affronte deux duels, lutte sans répit pour sa propre réintégration dans l'armée et la réhabilitation de Dreyfus. Ce symbole de la Grande muette qui prend la parole pour faire prévaloir la vérité, vilipendé pour sa détermination, devient en 1906, par un retournement saisissant qui soulève l'indignation des anti dreyfusards, ministre de la Guerre de Clemenceau. Sans se montrer un grand réformateur à ce poste, il concourt à ancrer fermement l'armée dans la République. Ambitieux, déterminé, stratège, laïc, distancié, secret, mélomane, polyglotte, curieux de tout, ironique, rejetant les réflexes antisémites que son milieu lui avait légués, mais aussi hautain, égocentrique et rancunier, Picquart reste une figure significative de celles que la IIIe République a su produire pour construire un Etat de droit. Son itinéraire, entre guerre et paix, culture et polémiques, administration et politique, Clemenceau et Jaurès, Mirbeau et Mahler, est marqué par son indépendance d'esprit et son courage. Il témoigne de l'attitude que peut choisir un fonctionnaire face à la déraison d'Etat.
Résumé : Symbole du droit international des droits de l'Homme qui a connu un développement remarquable depuis la Seconde Guerre mondiale, la Déclaration universelle des droits de l'Homme cristallise également les interrogations qu'il suscite. Des droits peuvent-ils réellement être universels ? Droits civils et politiques, droits économiques, sociaux et culturels peuvent-ils être pensés ensemble ? Quelle est la portée d'une déclaration de droits ? La protection effective des droits suppose-t-elle la régionalisation ?