Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
HORS DU TEMPS UN ESSAI SUR KANT
BOYER
VRIN
33,00 €
Épuisé
EAN :9782711614776
Cet essai propose les grandes lignes d'une interprétation générale du système kantien, répondant à un certain nombre de principes herméneutiques simples. Il se présente explicitement comme de nature conjecturale, et ouvert à la discussion critique, aux " problèmes et (aux) controverses ". L'interprétation du kantisme comme étant purement et simplement une critique de la métaphysique spéculative dans le cadre d'une pensée radicalement finitiste couronnant l'Aufklärung et annonçant un enracinement purement humaniste de la philosophie est discutée et relativisée. On essaye de montrer que le projet kantien est bien de sauver et de refonder la métaphysique comme " rempart " de la religion. Le temps n'est que l'une des formes de l'intuition humaine, et non une condition de l'existence de tout étant. Le fondement de l'être est " hors du temps ". Inaccessible par la voie théorique (Schwärmerei), le suprasensible est accessible par la voie pratique. La thèse de l'idéalisme formel, la " réfutation de l'idéalisme (matériel) ", la thèse de la finitude humaine, la conception du Souverain Bien, la structure des " trois questions ", la notion d'autonomie, la doctrine de la vertu, la question de l'intersubjectivité, celle de la vérité, ainsi que certains moments de la politique kantienne sont relus à la lumière de cette hypothèse.
Pourquoi les hommes ont-ils une religion? Pourquoi semble-t-elle porteuse de vérité? Pourquoi persiste-t-elle face à la science? Pourquoi conduit-elle à tant d'héroïsme mais aussi à tant d'intolérance? Les interrogations sur la foi, la spiritualité et la place de la pensée religieuse dans notre monde sont éternelles et fascinantes. Mais une question demeure: pourquoi la religion existe-t-elle? Pour la première fois, un chercheur renouvelle entièrement la question de l'origine de la religion.
Pourquoi insérer dans chaque nouvel ouvrage plusieurs textes précédents ? En fait, j'écris toujours dans l'urgence, et mal par conséquent. Oppressé par le sempiternel trafic d'aujourd'hui, comment serait-il possible à un descendant d'esclave de trouver suffisamment de temps et d'énergie pour se consacrer à l'écriture, ou même à la lecture ? Voilà pourquoi je reprends les textes qui me semblent au final les moins pires, afin de les ressusciter dans le recueil suivant, de les dégager ainsi de leur gangue, mon but étant moins de parvenir à la construction d'un bon poème qu'à celle d'un vrai livre. " L'île " s'en reproche probablement. Frustré par ce désœuvrement, il me reste néanmoins l'orgueil. Peut-être que celui-ci me perd, ou m'a déjà perdu. Mais sans ce péché, pour lequel on me jette sans arrêt la pierre, l'élite qui nous gouverne serait-elle parvenue à ce qu'elle est, ou à ce qu'elle n'est plus ? J'espère que cette réponse lapidaire satisfera la curiosité de mon lecteur. Peut-être qu'un jour aussi assagi, je lui parlerai de silence, pour changer. Mais pour l'instant dans " L'île ", je lui parle de Jésus, de Bonnefoy, de Manset, enfin du peu que j'ai cru comprendre de leur enseignement. Après, en ce qui concerne leurs défauts, ceux-ci ne différent en rien des nôtres, mais quelle importance ! Longue et douloureuse est la poutre que nous devons, éternels patients, arracher sans cesse à notre œil, pour laisser sourdre la lumière, et tenter de faire triompher le bien, malgré nos plus graves égarements. Il y a peut-être plus important que cette lutte pour recouvrer la vue, mais qu'accepterait donc un homme, même aveugle, en échange de son être ?
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.