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Nouvelles et théâtre
Bowles Jane ; Thomas Claude-Nathalie ; Pieiller Ev
BOURGOIS
8,10 €
Épuisé
EAN :9782267021653
Les neuf nouvelles qui figurent en ouverture de cet ouvrage ont été publiées après la mort de JaneBowles. Ils faisaient partie des carnets dans lesquels elle avait pris des notes pour un romaninachevé ainsi que son roman paru sous le titre Deux dames sérieuses (qui, à l?origine, s?appelaitTrois dames sérieuses mais coupé sur les conseils de son mari). Paul Bowles, malgré ses premièresréticences, approuva la publication de ces inédits posthumes. « On y retrouve toutes les obsessions de Jane Bowles, la prise en compte des maladies nerveuses, de la dépression, des crises, des sautes d?humeur, des inquiétudes, des angoisses, des envies de solitude, des réactions imprévisibles et impossibles à maîtriser, et derrière, toujours, l?ombre de la folie et de la souffrance. On y trouve ce besoin de relatons avec les autres, quitte à aller trop loin, à se blesser, à heurter. La honte, la colère, qui s?oublient en un rien de temps pour laisser la place à l?ennui, un ennui tel que certaines femmes semblent devenir totalement imperméables quand d?autres semblent perpétuellement sur le point de se briser. Alors les personnages s?interrogent sur cette faculté que croient avoir certains de pouvoir changer pour se conformer à ce que l?on attend d?eux. Mais on y trouve souvent aussi de l?humour, de la cocasserie, de la drôlerie. Et quelques traits grinçant sur la mesquinerie, la méfiance à l?égard des étrangers ou des pauvres, forcément bizarres et un peu méprisables « Les Irlandais, les juifs ou les gens du cirque » et bien évidemment la bêtise ». (Martine Silber, Le Monde) Ces nouvelles sont suivies de Sa maison d?été, l?unique pièce de théâtre écrite par Janes Bowles. Nous sommes en Espagne, dans la maison de Gertrude qui y vit avec sa fille Molly. Cette dernière, qui voue à sa mère une dévotion excessive, est prise d?un accès de jalousie quand débarque la jeune Vivian; une pensionnaire. Molly n?aime pas non plus ce monsieur Solares qui tourne autour de sa mère et la demande sans cesse en mariage. Frustrée, la jeune fille trouve refuge dans une petite cabane du jardin appelée « Sa maison d?été ». Mais un jour, Vivian disparaît dans la mer. Suicide, meurtre ou accident? Sa maison d?été s?organise autour de trois rapports mère/fille: Gertrude Eastman Cuevas et Molly, Madame Constable et Vivian, Madame Lopez et Frederica. Les deux principaux montrent, à l?opposé l?un de l?autre, le pouvoir destructeur du lien maternel et filial mal résolu, ans toute sa virtualité tragique et parfois ses effets comiques. Cette relation inégale entre deux femme, le plus souvent une mère et une fille, deux soeurs rivales, parois deux amies, hante toute l?oeuvre de Jane Bowles.
Quatrième de couverture «Un type qui dormait la nuit dans des cafés, sous des arbres ou dans n'importe quel lieu où il se trouvait quand il avait sommeil, errait au matin dans les rues de la ville. Il arriva sur la place du marché où un vieux mejdoub en haillons cabriolait sous les yeux de la foule, tout en vaticinant à tue-tête. Il resta à observer, jusqu'à ce que le vieux ait terminé et ramassé toutes les oboles. Il fut étonné de voir combien d'argent ce fou avait récolté et, comme il n'avait rien à faire, il décida de le suivre.» Dans ce recueil, Paul Bowles brosse les portraits de personnages pittoresques emportés par la spirale de leur destin. Surprenantes et pleines d'humour, ces nouvelles qui ont pour cadre le Maghreb et l'Extrême-Orient comptent, selon Gore Vidal, «parmi les meilleures jamais écrites par un Américain». Elles révèlent l'art et le talent de conteur de Bowles, véritable entomologiste de l'âme humaine.
Un jour de marché, la jolie Malika croise la route d'un étranger. Autant par défi que par curiosité, elle accepte de le suivre. Commence une nouvelle vie qui entraîne la jeune femme de Tanger à Paris, Milan, Madrid, à la découverte du monde, de ses plaisirs comme de ses cruautés, et surtout à la découverte d'elle-même. À travers le portrait d'une jeune Marocaine aux prises avec la civilisation occidentale, l'auteur du célèbre Thé au Sahara nous entraîne dans un voyage sentimental et initiatique.
Un jour j?ai sorti un livre, je l?ai ouvert et c?était ça. Je restai planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l?or à la décharge publique. J?ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d?une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page, une sensation de quelque chose sculpté dans le texte. Voilà enfin un homme qui n?avait pas peur de l?émotion. L?humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité. Le début du livre était un gigantesque miracle pour moi. J?avais une carte de la bibliothèque. Je sortis le livre et l?emportai dans ma chambre. Je me couchai sur mon lit et le lus. Et je compris bien avant de le terminer qu?il y avait là un homme qui avait changé l?écriture. Le livre était Demande à la poussière et l?auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m?influencer dans mon travail" (Charles Bukowski, 1979).
Dora Chance, ancienne danseuse de music-hall, raconte avec verve soixante ans de vie du théâtre et du cinéma à travers l'histoire d'une famille où la bâtardise est de tradition. De génération en génération, les enfants seraient bien malins de connaître leur père ! Il y a de l'Evelyn Waugh, de l'Anthony Powell et parfois même du Wodehouse dans cette chronique facétieuse et attendrie qui nous mène des bastringues du Londres de l'entre-deux-guerres à Hollywood et aux plus beaux châteaux anglais. Mais le théâtre n'est qu'un prétexte et Angela Carter sait créer des personnages tous plus originaux, attachants et pittoresques les uns que les autres.
Résumé : "Toute ma vie son influence a illuminé mon travail... Oui, Fante a eu un énorme effet sur moi. [...] Fante était mon dieu." Charles Bukowski. "En tant qu'écrivain, je suis très heureux de recevoir une bonne leçon. Comme simple lecteur, j'ai poussé les portes du paradis." Philippe Djian. "A l'image de Fante, Bandini et Molise, ses héros de papier, débordent de rancoeur, de tendresse, de générosité ou d'une méchanceté noire inouïe. Ils sont infects, drôles, adorables, émouvants." La Vie. "Les histoires de Fante ressemblent toujours à la sienne. Son héros, Arturo Bandini, est aussi fils d'immigrés italiens, il a aussi envie de prendre sa revanche sur les années de dèche, de se faire une place sur les rayons des bibliothèques, d'aimer les femmes. Tout cela, Fante le fait passer dans une écriture dégraissée, déblayée de toute littérature." Télérama.
Lady Susan était resté inédit du vivant de Jane Austen. L'intrigue est entièrement bâtie autour des lettres échangées entre les différents protagonistes : Susan, ravissante veuve d'environ trente-cinq ans, en est le personnage central. Ses agissements volages engendrent bien des critiques. Cette femme spirituelle et sans le sou s'est en effet installée chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou simplement une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Réginald risque de payer cher la réponse à cette question... Ce texte est suivi de deux fragments inachevés rédigés, l'un au milieu de sa vie, et l'autre juste avant sa mort. Au-delà de leur intérêt documentaire, ils valent par leur qualité littéraire et le plaisir de lecture qu'ils procurent.
Il voulait voir s'envoler les minutes...Gil n'a que huit ans. Mais son petit coeur a déjà connu de bien grands sentiments. Trop grands. Trop forts...À cause de ce qu'il a fait à Jessica, le voici dans une résidence spécialisée. Seul, face à la bêtise des adultes qui transforment ses rêves en symptômes cliniques, et son amour en attentat. Seul dans une forteresse de silence. Qui pourra l'y rechercher ?Une émotion pure, dans une langue merveilleusement préservée.
Résumé : Eté 1958. Ted Cole, auteur de livres pour enfants, pousse son assistant de seize ans dans les bras de sa femme Marion. Il veut précipiter un divorce devenu inévitable depuis la mort de leurs deux fils. Mais la belle et triste Marion décide de tout quitter, laissant derrière elle une petite fille désorientée, Ruth. Automne 1990. Ruth est devenue un écrivain de renom. En tournée à Amsterdam, elle est confrontée à une aventure tout droit sortie de ses terreurs enfantines...
Dupin est le roi de la déduction. Et quand il décide de mener l?enquête, c?est avant tout pour prouver que tout s?explique, même les histoires les plus extraordinaires. Afin d?illustrer ce propos, le narrateur nous raconte deux affaires que son jeune ami a résolues. D?abord, celle du double assassinat d?une mère et de sa fille, particulièrement affreux, survenu de nuit dans une rue sombre de Paris. Ensuite, celle de la cachette introuvable dans laquelle un maître chanteur avait placé une lettre volée fort compromettante pour sa propriétaire.
À quarante et un ans, Cal aborde une autre étape de sa vie : intrigué par l'histoire de sa famille, une famille au fort degré de consanguinité, il a décidé de consigner une fois pour toutes l'errance mouvementée à travers le temps de ses lointains parents, et du gène à l'origine de sa « double » nature. Tout a commencé à Smyrne en 1922. Desdémone élève des vers à soie, elle vit avec son frère Lefty qui va les vendre sur le marché. Lorsque les Turcs mettent le feu à la ville, ils fuient et s'embarquent sur un paquebot. C'est l'occasion de « reconstruire » leur vie sur la seule chose finalement qu'ils n'ont pas perdue, leur désir. Durant le long voyage qui les mènera à Detroit, ils se marient, tout en gardant le silence sur la nature incestueuse de leur union. À Detroit, Lefty ouvre un bar. Leur fils, Milton, le reprend dans les années 50, après avoir épousé sa cousine Tessie. Il le fait prospérer au point de rêver à une autre affaire. Les émeutes sociales de Detroit en juillet 1967 précipitent son projet : le bar brûle et Milton investit dans une fabrique de hot dogs. Il fait fortune et peut enfin s'installer dans les beaux quartiers : il achète la maison la plus excentrique de Grosse Pointe, la banlieue résidentielle de Detroit, une maison « moderne », rue Middlesex. Et il envoie sa fille, Calliope, dans une école pour jeunes filles de bonne famille, jusqu'au jour où elle se lie avec l'une d'elles, une « rousse originaire de Grosse Pointe » qu'elle surnomme « L'Objet Obscur »...