Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Monsieur Islam n'existe pas. Pour une désislamisation des débats
Bouzar Dounia
HACHETTE LITT.
24,25 €
Épuisé
EAN :9782012358423
Monsieur Islam "n'existe pas! Telle est la réponse qu'il convient de faire à tous ceux qui font parler l'islam, ou qui parlent à sa place: jeunes militants musulmans, tout auréolés de leur fraîche science de l'islam, professant qu'il englobe par avance la modernité, le féminisme, la citoyenneté et même la laïcité; mais aussi institutions et instances politiques qui estiment que le comportementdes jeunes est le" produit de l'islam ". Pendant les vingt dernières années, on a demandé aux jeunes musulmans delaisser leur religion à la frontière pour devenir français. À présent, on accepte leur islam à condition de les réduire à une facette musulmane qui les définirait une fois pour toutes. Or, la question n'est pas de savoir" ce que l'islam dit ou ne dit pas ", mais de comprendre pourquoi ce jeune, né en France, socialisé à l'école de la République, a envie de penser que" l'islam dit plutôt ceci ou plutôt cela ". Dounia Bouzar a mené pendant deux ans, pour l'INHES, une enquête auprès d'associations dirigées par des musulmans. Elle montre les diverses manières devivre cet islam au quotidien, qui vont d'une volonté d'islamiser toutes les activités à l'invention, au contraire, d'une manière musulmane de pratiquer les activités communes. Ce livre, qui dérange les idées reçues sur les musulmans de France, donne pour la première fois la parole à ces jeunes issus de familles immigrées. Ils disentcomment ils cherchent à être musulmans et à relire le Coran en vivant dans une société laïque. Le livre de Dounia Bouzar est plus qu'une contribution au débat: il devrait permettre de changer le regard porté sur ces jeunes musulmans français."
De plus en plus de jeunes mettent en avant une référence religieuse de manière radicale dans leur construction identitaire et dans leur comportement. Or enseignants et éducateurs n'ont pas, dans leur ensemble, été formés pour faire face à une telle situation. Comment les professionnels peuvent-ils agir face à une référence religieuse utilisée pour s'auto-exclure ou exclure les autres? Pourquoi un jeune mobilise-t-il de façon parfois radicale une telle référence? Adhésion? Contestation de l'ordre qui l'entoure? Comment interroger le radicalisme du discours employé par le jeune? Comment l'aider à faire son choix de vie éclairé? Comment lui garantir le respect de ses croyances? En amont de toutes ces questions, la première étape consiste à reconnaître le processus qui mène à la radicalisation avant qu'il ne soit trop avancé. Pour ce faire, l'ouvrage propose des indications permettant de faire la part des choses entre ce qui appartient à la liberté de conscience et de culte (principe de laïcité) et ce qui relève du dysfonctionnement et du radicalisme. Cinquante professionnels de la Protection judiciaire de la jeunesse, de l'Education nationale, de jeunesse et sport, de conseils généraux, mais aussi du milieu associatif - se sont mis autour d'une table pendant trois ans avec Dounia Bouzar pour mettre en commun leurs expériences et leurs savoirs. Ce livre, fruit de ces rencontres, offre ainsi une contribution unique en son genre à la réponse éducative que notre société doit absolument apporter à cette question déterminante pour son avenir.
Résumé : On n'en finit pas de déplorer la perte de crédibilité des travailleurs sociaux auprès des jeunes en difficulté, dont ceux issus de l'immigration. Alors que les associations religieuses de quartiers réussissent là où les éducateurs et les travailleurs sociaux ont échoué. Comment expliquer ce phénomène ? Qu'est-ce qui séduit tant les jeunes dans ce discours religieux ? Faut-il y voir un danger ? C'est à ces questions que répond ici l'auteur, en s'appuyant sur de nombreuses enquêtes de terrain. Elle explique que des milliers de jeunes - filles plus que garçons - fréquentent régulièrement les permanences sociales des associations musulmanes de villes comme Paris, Lille, Tourcoing, Roubaix, Lyon, Nantes, Marseille, Bordeaux et Strasbourg. Ils y rencontrent des prédicateurs religieux, issus de la double culture comme eux, dont les propos ont plus de portée que les injonctions paradoxales de l'école ou du service social... Parmi eux, deux attirent particulièrement les foules lors de conférences en France et en Europe, et les cassettes de leurs prêches font un tabac. Analysant finement le contenu de leurs discours, Dounia Bouzar explicite les clés de leur succès : l'entrée dans la religion, loin d'être un " retour aux sources ", s'avère un facteur d'intégration et permet de vivre pleinement le double lien avec ses parents et la société occidentale. Cela est frappant pour les jeunes filles maghrébines ; elles peuvent ainsi revendiquer une identité de femme française musulmane résolument moderne. Ce mouvement, dont on ne peut négliger l'ampleur, interpelle, et sa connaissance sera l'occasion, pour les professionnels concernés et leurs formateurs, de s'interroger sur leurs pratiques. Sont-ils bien préparés à la dimension plurielle de la nouvelle identité française ? Une lecture roborative.
Présentation de l'éditeur Ils sont partis faire la guerre en Syrie. Dounia Bouzar raconte le combat de leurs parents pour les retrouver. Un cri contre leur abandon par l'Etat. Un signal d'alerte pour engager des actions de prévention. Un jour, sans qu'ils s'y attendent, leurs enfants, des mineurs, sont partis en Syrie sans laisser d'adresse. Des propagandistes radicaux leur ont promis le paradis, s'ils meurent en martyr pour le jihad. La plupart du temps, aucun signe précurseur n'annonçait ces décisions. Dounia Bouzar donne la parole à ces parents désespérés et abandonnés à leur sort par les autorités françaises. Esthelle est première de classe, décidée à faire médecine. Fille d'un grand psychanalyste de Paris et d'une historienne, de confession juive, elle mène une vie remplie et heureuse de lycéenne avec sa soeur Edith, en deuxième année de Sciences Politiques. Jusqu'au jour où Esthelle disparaît, laissant une lettre expliquant que pour sauver sa famille de l'enfer, elle part mourir en martyre en Terre Promise, la Syrie... S'ensuit pour ses parents une course effrénée qui se heurte à l'immobilisme des autorités. Le monde entier considère qu'Esthelle est juste devenue "trop musulmane". La faute à qui ? Sa mère se transforme en détective et rencontre Zohra, Nathalie, Christine, Meryam et Harriet, qui vivent la même situation. Ensemble, elles se battent pour prouver que leurs enfants ont été endoctrinés puis kidnappés. Le gouvernement français doit leur ramener leurs filles, plus jeunes otages de France.
Des jeunes Français adhèrent à des groupes terroristes cherchant à imposer par tous les moyens la loi divine au monde entier pour le " régénérer ". D'autres tuent de sang-froid des centaines de personnes à Charlie Hebdo, à l'Hypercasher, au Bataclan, à Magnanville, à Trèbes... pour ébranler la démocratie. D'autres enfin se félicitent de ces crimes. Comment, et pourquoi, des enfants de la République peuvent-ils commettre ou approuver ces actes ignobles ? Pour prévenir le plus possible les dangers d'attentats, tenter de sortir les jeunes du " djihadisme " et comprendre la raison et les étapes de leur engagement, l'anthropologue Dounia Bouzar et son équipe ont accompagné durant trois ans 1 000 djihadistes français et leurs familles. Les résultats de ce travail inédit à cette échelle sont saisissants. De nombreux jeunes " djihadistes " n'ont pas de parents musulmans. Leur allégeance à Daesh n'est pas uniquement idéologique mais relationnelle et émotionnelle. Dans cette enquête sont passés au crible le rôle de l'environnement social, des discriminations, des vulnérabilités psychologiques, les problématiques de genre, pour mieux comprendre comment faire face à cette déshumanisation et surtout comment aider les jeunes à s'en dégager. Loin des réponses sécuritaires, ce livre, prolongeant les travaux de nombreux experts étrangers, propose des repères pour sortir les " djihadistes " de leur enfermement mortifère et prévenir une radicalisation encore à l'oeuvre bien que plus calfeutrée. La logique meurtrière prônée par Daesh n'est pas fatale : 80 % des jeunes accompagnés par Dounia Bouzar et son équipe sont sortis de cette spirale...
Thirlwell Adam ; Seiffert Rachel ; Kennedy A. L. ;
Remix est un rendez-vous régulier de "combats d'écrivains": les nouvelles des uns y sont "remixées" par les autres, comme des morceaux de hip-hop, de jazz ou de musiques électroniques. Les romanciers anglais ont un don pour la nouvelle. Cinq jeunes écrivains anglais, figurant tous sur la dernière liste de la prestigieuse revue Granta, ont rencontré dix jeunes écrivains français. Résultat, un France/Angleterre d'un nouveau genre et une réflexion ludique sur la création.
Je voudrais leur dire qu'être chanteur c'est accepter de vivre avec le vide au c?ur, un manque, un sentiment d'abandon que rien, pas même le succès, surtout pas le succès, ne peut combler." Une rockstar et son crime. Alex frôle la gloire, il finira vendeur dans le garage de son père. Alex frôle l'amour, il tuera Nina. Trop pure, ou trop cruelle pour lui, elle ne jouera plus Tchekhov. Les témoins se succèdent à la barre. Pour retrouver Alex, le juger ou le perdre. Entendre Ses adieux à la vie, à ce père qui n'a pas su l'aimer. Deux autres longues nouvelles, Volley-ball et Trafics, explorent le même thème. À l'heure de perdre son père, Thomas comprend enfin qu'il l'avait mal jugé: ce qu'il avait pris pour de la lâcheté n'était que le courage dont il manque lui-même aujourd'hui. Abandonné à sa naissance, Simon part à la rencontre du frère qu'il n'a pas connu. Comment vivre lorsqu'on ne sait pas aimer?
Georges Charachidzé poursuit ici un dialogue entrepris il y a plus de trente ans avec Georges Dumézil et son oeuvre. Spécialiste du Caucase et comparatiste, l'auteur s'attaque à des problèmes que Dumézil qualifiait d'"étranges" et de "redoutables''. Le système trifonctionnel - la religion, la guerre, l'économie -, propre à l'univers indo-européen, peut-il être utilisé par des groupes étrangers aux langues indo-européennes ? Etendant son enquête au-delà des oeuvres littéraires étudiées par Dumézil, l'auteur analyse les religions du Caucase et fait cette découverte surprenante : pour comprendre et manier le dispositif mental des trois fonctions, il n'est nul besoin de l'avoir hérité de ses ancêtres. En effet, les indigènes caucasiens ont su préserver le système mieux que les Indo-européens auxquels ils l'avaient emprunté. Chemin faisant, on rencontre des figures singulières : Sainte-Marie, qui veille à la régulation des naissances ; Kviria, un dieu féministe au royaume de la misogynie ; l'étrange génie de la Petite-Vérole qui est, selon les cultes, mâle ou femelle, chrétien ou musulman. Enfin, dans ce livre qui renouvelle les études sur le Caucase, Georges Charachidzé ressuscite les Alains, ces bandes barbares qui terrorisèrent l'Empire romain et dont on croyait la religion perdue.
Tout a-t-il été dit sur "le mystère Lawrence" ? Depuis sa mort, en 1935, le héros de l'aventure arabe s'avance masqué. De nombreuses zones d'ombres subsistent. Est-il vraiment le seul, le vrai vainqueur du désert, le libérateur de Damas ? A-t-il subi, inventé ou enjolivé le supplice commis par les Turc : flagellation cruelle suivie de viol collectif ? Pourquoi, au faîte des honneurs et de la gloire, a-t-il choisi de terminer les douze dernières années de sa vie comme simple soldat, dans des circonstances dégradantes ? Pour expier - mais quoi ? Par volonté de mortification et d'humiliation - mais pourquoi ? Dans quelles conditions est-il mort : accident, attentat, suicide ? Explorant toutes les sources inédites disponibles à ce jour, Monteil restitue dans leurs ambivalences les plus troublantes - homosexualité, masochisme, mythomanie... - les différentes facettes d'une personnalité complexe trop souvent perçue de manière univoque à travers le film à grand spectacle de David Lean (1963). La statue n'en est pas déboulonnée : elle y trouve une profondeur de chair et de sang. Auteur d'une trentaine d'ouvrages sur la culture et la civilisation arabo-musulmanes, Vincent-Mansour Monteil est un familier de l'Orient, que ses expériences au Sahara occidental et au Maroc avaient fait surnommer le "Lawrence d'Arabie français". C'est dire que la biographie qu'il consacre aujourd'hui à l'illustre Colonel Lawrence n'est pas dénuée d'élans affectifs et passionnés...