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Quelle éducation face au radicalisme religieux ?
Bouzar Dounia ; Duvette Michel
DUNOD
27,50 €
Épuisé
EAN :9782100072859
De plus en plus de jeunes mettent en avant une référence religieuse de manière radicale dans leur construction identitaire et dans leur comportement. Or enseignants et éducateurs n'ont pas, dans leur ensemble, été formés pour faire face à une telle situation. Comment les professionnels peuvent-ils agir face à une référence religieuse utilisée pour s'auto-exclure ou exclure les autres? Pourquoi un jeune mobilise-t-il de façon parfois radicale une telle référence? Adhésion? Contestation de l'ordre qui l'entoure? Comment interroger le radicalisme du discours employé par le jeune? Comment l'aider à faire son choix de vie éclairé? Comment lui garantir le respect de ses croyances? En amont de toutes ces questions, la première étape consiste à reconnaître le processus qui mène à la radicalisation avant qu'il ne soit trop avancé. Pour ce faire, l'ouvrage propose des indications permettant de faire la part des choses entre ce qui appartient à la liberté de conscience et de culte (principe de laïcité) et ce qui relève du dysfonctionnement et du radicalisme. Cinquante professionnels de la Protection judiciaire de la jeunesse, de l'Education nationale, de jeunesse et sport, de conseils généraux, mais aussi du milieu associatif - se sont mis autour d'une table pendant trois ans avec Dounia Bouzar pour mettre en commun leurs expériences et leurs savoirs. Ce livre, fruit de ces rencontres, offre ainsi une contribution unique en son genre à la réponse éducative que notre société doit absolument apporter à cette question déterminante pour son avenir.
Léa s?est préparée à commettre un attentat. Inès a tenté par trois fois de rejoindre les combattants de Daesh. Hanane s?est échappée de Syrie. Ali et Aouda ont voulu partir avec leur bébé sur la "terre sainte". Charlotte se sentait aimée par ses nouveaux "frères et soeurs ". Aida était fière de son mari candidat au martyre en Irak. Brian voulait exterminer tous ceux qui ne pensaient pas comme lui. Nadia et son équipe parcourent la France pour les rencontrer. Ensemble, ils se battent pour essayer de leur redonner une vie après Daesh. Ils doivent affronter leurs propres fantômes, car chacun a déjà rencontré la terreur kidnapping d?une petite soeur en Syrie, violence d?un mari psychopathe, menaces d?un mari radicalisé sur leur enfant... Leurs combats les ont rendu forts... Pour lutter contre Daesh, il faut savoir marcher sans trembler.
Un salarié peut-il réclamer un local de prière sur son lieu de travail, refuser de serrer la main à des collègues féminines ou à des clientes, imposer ses congés pour le ramadan? Inversement, le DRH peut-il interdire le port du foulard à une chef de service, ou celui de la barbe à un commercial? Le plus grand flou règne sur ces questions, qu'on ne peut résoudre simplement, comme on le ferait dans le service public, en faisant appel au principe de neutralité. L'enquête passionnante de Dounia et Lylia Bouzar, anthropologues du fait religieux, montre que l'on oscille en général entre un dangereux laxisme (par crainte de paraître raciste ou islamophobe) et des pratiques discriminatoires.Or, il existe des règles de droit précises en la matière, et des balises élaborées par la Halde (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité), mais elles restent méconnues tant des responsables que des salariés. Ce livre les énonce et les explique très clairement au moyen d'exemples concrets, en proposant également une grille de critères objectifs, outil indispensable pour penser et gérer sereinement ces situations.
Le mouvement "djihadiste" a changé de visage et attire de plus en plus de jeunes Français. Ce ne sont plus seulement des adolescents des milieux défavorisés et sans repères familiaux, mais aussi des fils et des filles d'enseignants athées ou d'artisans bouddhistes exilés du Cambodge, des enfants de la campagne, des banlieues, du XVIe arrondissement... Daesh et Al-Nosra, les deux principaux groupes terroristes, ont affiné leurs techniques d'embrigadement pour réussir à convaincre ces jeunes qu'ils vont accomplir leur mission en rejoignant leurs rangs. Une fois cette emprise idéologique établie, est-il possible d'en sortir ? Quand le jeune embrigadé a tiré un trait sur sa famille pour se tourner vers une communauté de substitution, quand il a remplacé la raison par le mimétisme et la répétition, quand c'est le groupe qui pense à sa place, quand il ne ressent plus rien pour personne, quand il veut tuer et mourir, comment le remobiliser en tant qu'individu ? Comment faire pour qu'il redevienne un être humain qui pense et qui aime ? Il est urgent de répondre à ces questions pour pouvoir enrayer le processus d'embrigadement. C'est le pari de cet ouvrage. Dounia Bouzar veut partager la méthode de "désembrigadement" conçue et expérimentée par le Centre de prévention des dérives sectaires liées à l'islam (CPDSI) en s'appuyant sur l'accompagnement de quatre cents familles dont les enfants ont été entraînés dans cette spirale morbide. Pour construire une chaîne humaine qui soit plus forte que la chaîne terroriste de la mort et convaincre chacun d'entre nous qu'il est possible d'en finir avec l'emprise "djihadiste"
Monsieur Islam "n'existe pas! Telle est la réponse qu'il convient de faire à tous ceux qui font parler l'islam, ou qui parlent à sa place: jeunes militants musulmans, tout auréolés de leur fraîche science de l'islam, professant qu'il englobe par avance la modernité, le féminisme, la citoyenneté et même la laïcité; mais aussi institutions et instances politiques qui estiment que le comportementdes jeunes est le" produit de l'islam ". Pendant les vingt dernières années, on a demandé aux jeunes musulmans delaisser leur religion à la frontière pour devenir français. À présent, on accepte leur islam à condition de les réduire à une facette musulmane qui les définirait une fois pour toutes. Or, la question n'est pas de savoir" ce que l'islam dit ou ne dit pas ", mais de comprendre pourquoi ce jeune, né en France, socialisé à l'école de la République, a envie de penser que" l'islam dit plutôt ceci ou plutôt cela ". Dounia Bouzar a mené pendant deux ans, pour l'INHES, une enquête auprès d'associations dirigées par des musulmans. Elle montre les diverses manières devivre cet islam au quotidien, qui vont d'une volonté d'islamiser toutes les activités à l'invention, au contraire, d'une manière musulmane de pratiquer les activités communes. Ce livre, qui dérange les idées reçues sur les musulmans de France, donne pour la première fois la parole à ces jeunes issus de familles immigrées. Ils disentcomment ils cherchent à être musulmans et à relire le Coran en vivant dans une société laïque. Le livre de Dounia Bouzar est plus qu'une contribution au débat: il devrait permettre de changer le regard porté sur ces jeunes musulmans français."
Quiconque désire concevoir, perfectionner ou personnaliser ses propres montages doit connaître et savoir utiliser les formules de base de l'électricité et de l'électronique! Cet ouvrage présente sous forme de fiches les 101 formules incontournables de l'électricité, de l'électronique analogique classique et de l'électronique appliquée aux radiocommunications. Chaque formule est accompagnée de la définition de ses différents termes, d'une description élémentaire du phénomène électronique auquel elle se rapporte et d'exemples concrets d'applications. De très nombreux circuits types y sont décrits simplement et clairement. Cette nouvelle présentation de l'ouvrage, refondue et mise à jour, introduit les redresseurs à diode et la commande d'un thyristor. De par sa conception originale et son orientation résolument appliquée, "Calculer ses circuits" se destine tout autant aux professionnels qu'aux futurs professionnels ou amateurs de l'électronique, à la recherche d'un outil de travail ou d'apprentissage.
Carl R. Rogers, fondateur de l'approche "centrée sur la personne", présente dans ce livre un exposé de sa conception pédagogique. Rogers est incontestablement un "anti-professeur" - au sens où certains psychiatres se réclament de l'"anti-psychiatrie". Pour lui, l'enseignant ne doit pas être "un maître à penser" mais plutôt un "facilitateur d'apprentissage". Il faut réformer l'institution scolaire pour qu'elle cesse d'être un cadre susceptible d'entraver l'individu et devienne au contraire un environnemnet qui mettrait l'élève au défi de s'inventer lui-même. Un classique unanimement salué depuis sa parution par l'ensemble de la communauté éducative.
La pédophilie suscite une horreur indicible entretenue par la confusion qui règne autour de cette conduite perverse et la rareté des travaux la concernant. On entend parler de pédophilie quand il s'agit d'inceste, tandis que le crime sexuel est confondu avec l'intention pédophile. Or, si l'acte pédophile est un abus sexuel, l'agression sexuelle d'un enfant ne relève pas toujours de la perversion pédophile, laquelle est définie par des variables spécifiques. Quant à la petite victime, l'angoisse de l'entourage risque de conduire à ignorer les exactions qu'elle a subies ou, au contraire, à les imaginer en dépit du bon sens. Enfin, il n'est pas rare que l'enfant ne veuille rien savoir des solutions thérapeutiques qui lui sont proposées - pourquoi ? Il semble bien que ces réactions et la tension qui traverse le débat sur la pédophilie répondent au rejet de la subjectivité et de l'inconscient dans la civilisation contemporaine. Il n'est plus question de parole, mais de communication, et la sexualité y est réduite à la biologie. Appréhender la logique de l'auteur d'actes pédophiles réclame la prise en compte de trois registres, tout en les distinguant : historique, clinique et légal. " Comprendre " la pédophilie implique non pas d'excuser ou de prendre à partie mais d'élaborer une approche raisonnée, afin de susciter une réflexion qui oriente une pratique médico-sociale et judiciaire.