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De Dakar à Tokyo. Carnets de voyage
Bouvier Pierre
GALILEE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782718609065
Les singes roux s'indignent et crient l'exaspération des troupeaux assoiffés, la colère des animaux que le soleil pourchasse, de ces innombrables coquillages dont l'amas recouvre aujourd'hui les plaines. Pressentent-ils la lente agonie que les hommes vont leur faire subir : la forêt dépecée, les villages aux toits de tôle ondulée, les feux brûlant les gousses et la fuite plus loin, vers l'inaccessible, plus haut dans les réserves où subsistent ceux qui n'ont pas encore été vassalisés ? Vacarme de la faune, crissement des herbes, chaleur oppressante des lianes, transparence des torrents jusqu'à la mort, la calcination des roches ; retour au silence. Paysages des villes endormies, de leurs faubourgs où la terre disparaît sous les planches et le béton, où les enfants imaginent des jardins ; travaux de botaniste, feuille sèche épinglée... Que la folie s'empare des musées, qu'ils tressaillent et brisent leur paroi de verre ! Pourront-ils de nouveau se vautrer dans la fange, éclabousser les marbres, les saisir et les abattre ? Pourront-ils de nouveau errer sur les décombres et brouter l'herbe ?".
Résumé : Ombre et lumière est un ouvrage poétique qui compile proses et poèmes avec peu de retouche, de réécriture. Inspiré par la vie, le monde et ce que l'homme traverse comme joie, peine, il contient toujours une note d'espoir. Il évoque une époque en transition, en questionnement sur elle-même, en quête de sens. Ces notes exposent une sagesse, une résilience par la main qui exprime une source, une nature, un esprit, un absolu. Un livre à ressentir plus qu'à lire.
Face à la perte de sens, la montée du chômage et les phénomènes d'exclusion, face au délitement des solidarités organiques, le progrès tend à être relégué au statut de mythe. Ce scepticisme ambiant, qui touche tant les institutions que les grands systèmes explicatifs, sollicite un retour au local, au quotidien et à ses expressions décalées, comme l'occasion d'une lecture moins univoque des faits sociaux, lieux de ressourcement. La socioanthropologie vise à énoncer et à comprendre ces formes d'agrégation sociale où l'individuel et le collectif s'entremêlent et fabriquent des pratiques aptes à induire de l'exister ensemble Cet essai en interprète les valeurs et les représentations, explorant des champs tels que les réseaux et les mouvements sociaux, les rites d'inclusion et d'exclusion, les identités singulières et communautaires, ici et là-bas.
Cet ouvrage révèle l'importance de reprendre à nouveaux frais les questions que soulèvent les liens sociaux. Comprendre les interactions implique d'associer et de conjuguer des concepts : construits et ensembles populationnels, endoréisme élaborés au prisme de l'anthropologie et de la sociologie. Ceux-ci ouvrent vers les formes contemporaines des rapports et des émotions physiques, symboliques, individuelles et collectives. Les milieux artistiques et ceux des métissages en sont des illustrations.
Les tirailleurs dits "sénégalais" sont montés au front, aux cotés des poilus de métropole. Ils sont près de 200 000 à combattre, 30 000 a mourir sur les champs de bataille de la Grande Guerre. Durant ce premier XXe siècle, leur expérience du front, le contact brutal avec des puissances fragilisées par la guerre, ont profondément modifié leur rapport à la métropole. De retour en Afrique, ces tirailleurs joueront un rôle majeur dans les courants anticoloniaux. Ils seront encore près de 150 000 mobilisés durant la Seconde Guerre mondiale. Leur histoire est largement oubliée, leurs engagements en Afrique même sont encore méconnus. Pierre Bouvier fait le récit de leur enrôlement parfois violent, de leur démobilisation, de leur retour sur leur sol natal et de leur rôle déterminant dans la marche vers les indépendances.
Il ne s'agit pas d'ajouter quelque chose à Derrida. Pas non plus de suppléer à des manques chez lui. Rien du double sens de ce mot — supplément — dont il a fait une de ses signatures conceptuelles. De manière générale, on ne complète ni on ne remplace jamais rien dans l'oeuvre d'un auteur : elle vaut telle qu'elle existe. Je pense plutôt à un troisième sens du mot, à ce sens littéraire ou journalistique selon lequel on joint une publication à une autre pour offrir un autre registre ou un autre aspect (un supplément illustré, sonore, ou bien encore le Supplément au voyage de Bougainville...). Ces textes écrits au gré des circonstances — colloques, ouvrages collectifs — et au fil de vingt-cinq années ne sont ni des études, ni des commentaires, ni des interprétations de la pensée de Derrida. Ce sont, pour le dire ainsi, des réponses à sa présence — telle qu'elle est venue et qu'à nouveau elle nous vient, supplément d'elle-même.