Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La boîte à images. Il était une fois la télévision suisse romande
Bouvier Nicolas ; Chollier Alexandre
HEROS LIMITE
23,00 €
Épuisé
EAN :9782889550739
Epopée technologique, mais aussi humaine, Nicolas Bouvier raconte les débuts de la télévision avec l'humour et la verve qui lui sont propres. L'écrivain illustre son récit de nombreuses anecdotes qu'il a recueillies auprès du personnel de la grande maison. Du travail de pionnier fourni par les premiers passionnés avec des moyens de fortune jusqu'aux "années héroïques" du média, entre 1954 à 1979, période charnière, la télévision prendra en Suisse romande comme ailleurs, l'importance que l'on sait. Une ascension que Bouvier ne manque pas de questionner, que ce soit dans sa structure, son rôle, mais aussi de ses limites et de sa liberté. La boîte à images témoigne de l'évolution d'un média et de ses révolutions successives : élargissements des horaires de diffusion, croissance exponentielle des concessionnaires, spécialisation des métiers (cinquante-deux sont recensés par Bouvier), arrivée de la couleur et de la publicité ou encore de l'eurovision... Accompagné d'images d'archives, le texte sera également mis en valeur par une pièce sonore diffusée sur le site de nos éditions. Réédité pour la première fois depuis 1979, cette chronique révèle une fois encore le talent immense de l'écrivain voyageur. Quel que soit son sujet, Nicolas Bouvier sait captiver et emporter le lecteur avec lui.
L?éléphant est peut-être vindicatif, mais plutôt prudent. II n?aurait guère de raison de s?en prendre à un congénère pour le plaisir de quelques princes enturbannés. On devait donc les bourrer de chanvre indien ou de quelque autre toxique pour augmenter leur combativité, et leurs cornaques les cravacher à mort pour qu?ils s?affrontent. Celui que l?on voit pris sous la patte de l?animal vaincu a l?air bien mal en point. S?il n?en meurt pas, il boitera toute sa vie et ne l?aura pas volé".
À partir de 1955, peu après le périple qui l'a mené de Genève à Ceylan, Nicolas Bouvier effectue de longs séjours au Japon. Il figure alors parmi les tout premiers «vagabonds» à parcourir à pied ce pays encore méconnu en Europe. Il en ramènera la matière d'un de ses livres les plus célèbres : Chronique japonaise. C'est à Tokyo que l'écrivain devient photographe. «Pour survivre», explique-t-il, il s'essaie au portrait de ses voisins de quartier : vendeur de parapluie, marchande de soupe ou maquerelle¿ Mais l'écrivain se prend vite au jeu et, lors de ses pérégrinations à travers l'archipel, il s'intéresse à tous les sujets d'une culture populaire qu'il découvre au fur et à mesure qu'il la photographie : la vie des saltimbanques, l'enseignement du sumo, les enseignes peintes, les lanternes, les épouvantails ou les paysages qui «ont toujours l'air d'avoir été arrangés par un antiquaire». Le Japon de Nicolas Bouvier est un pays pauvre d'avant le miracle économique, un monde clos dont les caractéristiques les plus frappantes sont la lenteur, la frugalité, le silence, tout ce qu'apprécie le voyageur : «Dans ce peu qui me ressemble je me sens chez moi, je m'y retrouve.» Ce recueil d'images et de textes inédits révèle un grand photographe, portraitiste sensible qui découvre qu'il pourrait consacrer sa vie aux visages des autres, attendre d'y voir monter les émotions réprimées, de les voir se remplir «comme une chambre vide que l'on meublerait en hâte pour un hôte inattendu». Il témoigne d'une rencontre décisive et émerveillée : celle d'un auteur avec un pays qui l'inspire comme aucun autre.Notes Biographiques : Nicolas Bouvier, né en 1929 à Genève, photographe, écrivain, grand voyageur, s'est fait connaître grâce à des livres inspirés par son expérience du monde entier. Le poisson-scorpion a reçu le prix de la Critique 1982 et le prix Schiller 1983. Nicolas Bouvier est mort le 17 février 1998 à Genève.
Pour Nicolas Bouvier, l'art populaire n'est pas spécifique à une seule région. C'est ainsi que l'on retrouve en Souabe et en Alsace les lettres d'amour si bien connues en Suisse. Comme on retrouve, à l'identique, les rosaces sculptées des anciens meubles rustiques suisses sur le bonnet des femmes kalmouks, au fond de la Sibérie. Ainsi l'art populaire, écrit Nicolas Bouvier, nous permet de " parcourir la planète sur un tapis volant par archétypes interposés ". Mû par son infatigable curiosité pour cet art anonyme, il en a rassemblé une collection d'images importante. Des papiers découpés aux enseignes, des costumes aux masques, du mobilier aux arts du textile, des images de cuir au verre peint et gravé, il décrit et illustre avec une érudition raffinée les arts populaires suisses dans leur richesse et leur diversité. Et ajoute malicieusement : " Le métier d'iconographe est de nos jours aussi répandu que celui de charmeur de rats ou de chien truffier. "
Ce pourrait être le récit d'un séjour exotique, c'est le voyage intérieur d'un homme arrivé à Ceylan après un long périple, pour achever le voyage intérieur au bout de lui-même. Le narrateur fait lentement naufrage, enlisé dans la solitude et la maladie, frôlé par la folie. Et là, sous l'?il indifférent des insectes qui se livrent autour de lui à d'effroyables carnages, et des habitants qui marinent dans leur chaleur comme un sombre bestiaire fainéant, l'auteur reconstruit, avec patience et ironie, un monde luxuriant et poétique. Au fil des chapitres, il observe et nous apprend à voir le spectacle mystérieux de ce monde des ombres d'où émergent d'étonnants portraits. Ainsi le lecteur participe à une sorte d'envoûtement dans ce récit bourré comme un pétard d'humour, de sagesse et d'espoir.
Figure majeure de l?avant-garde poétique américaine au 20e siècle, co-fondateur du mouvement «?objectiviste?» dont font aussi partie Charles Reznikoff ou George Oppen, Louis Zukofsky a publié au cours de sa vie un nombre important de poèmes et d?essais. Malgré l?importance capitale de ces textes tant aux États-Unis qu?outre-Atlantique, peu d?entre eux sont disponibles en français. C?est le cas notamment de Un objectif & deux autres essais, traduit par Pierre Alféri et publié par les éditions Royaumont en 1989.Ce texte que nous nous apprêtons aujourd?hui à rééditer dans la collection feuilles d?herbe comprend donc trois essais?: «?Un objectif?», «?La poésie?» et «?Déclaration pour la poésie?». Définitions et commentaires sur la poésie, ils en exposent en fait une conception singulière, théorisent le rapport que la poésie objectiviste ? et celle de Zukofsky en particulier ? entretient au monde, à la forme, à la musique. Le premier essai est en vérité un programme, celui que la poésie objectiviste se fixe dès 1931, et dont une première version avait été publiée dans la revue Poetry de Harriet Monroe, dans un numéro qui avait en quelque sorte fondé le mouvement objectiviste.
Résumé : Lorsque je me mets en route, je n'ai aucune spécialité, je suis dilettante en tout ; j'aime la musique sans être véritablement musicologue, je fais des photographies sans être photographe, et j'écris de temps en temps sans être véritablement écrivain. Je crois que si je devais me prévaloir d'une spécialité, j'opterais pour celle de voyageur. Etre l'oeil ou l'esprit qui se promène, observe, compare et ensuite relate, une sorte de témoin.
Résumé : Dix chevaux-vapeur n'est pas seulement une attaque contre la déshumanisation du travail à la chaîne chez Citröen et l'exploitation du tiers-monde (plantations de caoutchouc), c'est une réflexion inquiète sur l'avènement de l'automobile, le règne de la vitesse imbécile. La bagnole, écrit Ehrenbourg, "? déchiquette la chair, aveugle les yeux, ronge les poumons, fait perdre la raison. Enfin, la voilà qui s'échappe par une porte pour entrer dans le monde. Sur l'heure, elle débarrasse son pseudo-propriétaire de l'archaïque repos. Le lilas se fane. (...) L'automobile, laconiquement, écrase les piétons. (...) On ne l'accuse de rien. Sa conscience est aussi pure que celle de M. ? Citroën. Elle n'accomplit que sa mission : elle est appelée à exterminer les hommes. ? "