
LA PAROLE MALHEUREUSE. De l'alchimie linguistique à la grammaire philosophique
Pour la philosophie dire " analytique " ou " linguistique ", les problèmes philosophiques ne doivent leur existence qu'à certain type de méconnaissance de la nature et du fonctionnement de notre langage. A l'opposé, Chomsky et certains de ses disciples soutiennent actuellement qu'une conaissance adéquate du langage, loin de les faire disparaître, confère au contraire une dignité nouvelle et éventuellement fournit une solution à certains problèmes philosophiques classiques. Que le langage soit ignoré, traité en suspect ou au contraire en intérmédaire digne de foi, il s'agit cependant toujours pour la philosophie - et, à cet égard, les néo-positivistes peuvent être considérés comme des philosophes traditionnels - de retrouver, à l'aide ou en dépit du langage, le monde tel qu'il est derrière le monde tel qu'on le parle. Le rêve du philosophe serait en particulier de transformer une fois pour toutes en entités réelles ou en non-entités ces entités fictives qui, pour parler comme Bentham, tiennent du langage " leur impossible, et néanmoins indispensable, existence ", et au nombre desquelles on peut compter, à des titres divers, Dieu, l'Esprit, le sens, les êtres mathématiques, les objets physiques eux-mêmes. Mais c'est en un sens uniquement parce que et pour autant qu'on les considère avec cette arrière-pensée, au lieu de décrire simplement leur fonction dans notre langage et dans notre vie, qu'elles constituent, selon Wittgenstein, un problème désespérant et insoluble.
| Nombre de pages | 475 |
|---|---|
| Date de parution | 01/04/1971 |
| Poids | 510g |
| Largeur | 135mm |
| SKU: | 9782707302441 |
| wmi_id_distributeur: | 26005000 |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782707302441 |
|---|---|
| Titre | LA PAROLE MALHEUREUSE. De l'alchimie linguistique à la grammaire philosophique |
| Auteur | Bouveresse Jacques |
| Editeur | MINUIT |
| Largeur | 135 |
| Poids | 510 |
| Date de parution | 19710401 |
| Nombre de pages | 475,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La force de la règle. Wittgenstein et l'invention de la nécessité
Bouveresse JacquesSelon une conception traditionnelle de la nécessité, les propositions nécessaires expriment des faits d'un certain type, des faits nécessaires. Notre langage doit comporter des propositions nécessaires, s'il veut pouvoir représenter tous les faits que comporte la réalité. Wittgenstein soutient, au contraire, que les propositions nécessaires ne sont, en réalité, que l'expression déguisée de règles "grammaticales" que nous avons adoptées pour la représentation de la réalité et qui ne nous ont pas été imposées par elle en un sens comparable à celui auquel l'acceptation d'une proposition descriptive ordinaire peut nous être imposée par ce qui est décrit. L'autonomie de la grammaire contraste avec la dépendance des propositions ordinaires par rapport à la réalité et, loin de la remettre en question, en constitue au contraire la condition de possibilité essentielle. Wittgenstein qualifie d'"arbitraires" les propositions grammaticales, en voulant dire par là qu'elles ne sont pas elles-mêmes soumises au genre de responsabilité envers la réalité qu'elles contribuent à déterminer pour les autres propositions. Le paradoxe (que l'on pourrait qualifier de "transcendantal") est que, une fois que la nécessité a été reconnue, il est impossible de dire par quoi elle pourrait avoir été imposée et qu'elle ne peut apparemment s'exprimer autrement que dans des règles arbitraires. La difficulté est de comprendre comment elle peut le faire sans risquer de disparaître purement et simplement.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,50 € -

Le mythe de l'intériorité. Expérience, signification et langage privé chez Wittgenstein
Bouveresse JacquesWittgenstein a souligné à maintes reprises que la distinction intérieur-extérieur ne l'intéressait pas, et précisé que c'était une manière de dire que la philosophie n'a rien à voir avec la psychologie. Mais, en caractérisant la philosophie comme une recherche conceptuelle ou " grammaticale ", il a, de façon plus générale, rejeté comme non pertinentes pour ce dont il est question dans le travail du philosophe toutes les philosophies de la conscience et du sujet. Même les concepts qui décrivent ou donnent l'impression de décrire des expériences internes privées comme ceux de " douleur ", "vision ", " sensation ", " pensée ", " compréhension ", etc., doivent être caractérisés avant tout par la manière dont ils entrent dans des jeux de langage publics que nous jouons les uns avec les autres. Les jeux de langage - qui prennent en un certain sens la place du transcendantal - constituent le " phénomène premier ", ce qui est toujours déjà là et doit être accepté. Vouloir remonter au-delà, comme le font à la fois les philosophies du fondement et celles de la déconstruction radicale, c'est ne pas vouloir " commencer au commencement " et caresser finalement le rêve (qui n'est pas propre aux empiristes) de " ce son inarticulé par lequel certains auteurs aimeraient bien commencer la philosophie ".ÉPUISÉVOIR PRODUIT55,80 € -

LE PHILOSOPHE ET LE REEL. Entretiens avec Jean-Jacques Rosat
Bouveresse JacquesCes Entretiens sont à la fois l'autobiographie intellectuelle d'un des philosophes les plus au fait de quelques-uns des grands débats contemporains et un plaidoyer pour un style de pensée modeste, rigoureux et ironique. Jacques Bouveresse appartient à cette génération des jeunes assistants qui, dans les années 1960 montèrent à l'assaut d'une Sorbonne un peu poussièreuse et à dominante spiritualiste. La véritable nouveauté pour lui ne fut cependant ni la linguistique, ni le marxisme, ni la psychanalyse, mais la logique moderne"qu'on tenait alors pour exotique et marginale.Adversaire-né de tous les conformismes, introducteur en France des philosophes logiciens Frege, Russell, Carnap et surtout Wittgenstein, Jacques Bouveresse ne s'est pas contenté de plaider pour la philosophie analytique; il a tracé d'emblée la voie d'une certaine résistance intellectuelle, qui s'alimente autant à l'ironie viennoise d'un Kraus ou d'un Musil, qu'à une relecture très personnelle de Nietsche.Jacques Bouveresse est professeur au Collège de France. Il a notamment publié: Le Philosophe chez les autophages, Minuit, 1984; Rationalité et Cynisme, Minuit, 1984; La Force de la règle: Wittgenstein et l'invention de la nécessité, Minuit, 1987; La demande philosophique, Ed. de l'Eclat, 1996.Jean-Jacques Rosat est professeur de philosophie au lycée Paul Valéry à Paris."ÉPUISÉVOIR PRODUIT30,40 € -

Wittgenstein, la rime et la raison. Science, éthique et esthétique
Bouveresse JacquesBien qu'il ait peu écrit et rien publié sur des sujets tels que l'éthique et l'esthétique, Wittgenstein leur accordait une importance essentielle. Une lecture approfondie de textes comme la Conférence sur l'éthique, les leçons et conversations sur l'éthique, la psychologie et la croyance religieuse ou les étonnantes Remarques sur " Le Rameau d'or ", de Frazer, éclaire d'un jour nouveau l'entreprise du philosophe dans son ensemble, en en faisant ressortir les tendances profondes, les présupposés fondamentaux, les partis pris, et finalement l'unité foncière. La philosophie est, pour Wittgenstein, une anti-mythologie. Mais cela n'implique pas qu'elle doive être " scientifique ". La tâche du philosophe est de lutter contre toute espèce de mythologie, qu'elle provienne de la science, de la pseudo-science, de l'anti-science ou de la philosophie. La technique philosophique originale que Wittgenstein a utilisée pour sa part met en ?uvre d'exceptionnelles ressources d'imagination, d'invention et de séduction, et s'apparente finalement beaucoup plus à celle de l'esthéticien ou du critique d'art qu'à celle du savant.ÉPUISÉVOIR PRODUIT29,00 €
Du même éditeur
-
Premier combat
Moulin JeanJuin 1940. Chartres, submergée par la foule des réfugiés du Nord, s'est simultanément vidée de ses propres habitants. Quelques unités combattantes en retraite la traversent encore, bientôt suivies par les premiers détachements de la Werhmacht. Resté à peu près seul à son poste, le jeune préfet est convoqué par le vainqueur, qui veut le contraindre à signer un document mensonger portant atteinte à l'honneur de l'armée française. Le dramatique récit de Jean Moulin, dont le dépouillement fait la force, ouvre, le 17 juin 1940, le grand livre de la Résistance.ÉPUISÉVOIR PRODUIT13,90 € -
En attendant Godot
Beckett SamuelUn des pionniers du Théâtre de l'Absurde, Samuel Becket, offre un spectacle qui fait rire jaune à plus d'une reprise. Deux personnages en attendent un troisième et pendant cette attente, ils refont le monde à leur manière. Jamais ce que l'on nomme l'absurde n'aura été si visionnaire et réellement vrai.EN STOCKCOMMANDER8,00 € -
La Modification
Butor MichelDès la première phrase, vous entrez dans le livre, ce livre que vous écrivez en le lisant et que vous finirez par ramasser sur la banquette du train qui vous a conduit de Paris à Rome, non sans de multiples arrêts et détours. Le troisième roman de Michel Butor, paru en 1957, la même année que La jalousie d'Alain Robbe-Grillet, Le vent de Claude Simon et Tropismes de Nathalie Sarraute, reçut d'emblée un excellent accueil de la critique. Couronné par le prix Renaudot, traduit dans vingt langues, c'est encore aujourd'hui le plus lu des ouvrages du Nouveau Roman.EN STOCKCOMMANDER9,90 € -
Stigmate
Goffman ErvingIl y a le stigmate d'infamie, tel la fleur de lys gravée au fer rouge sur l'épaule des galériens. Il y a les stigmates sacrés qui frappent les mystiques. Il y a les stigmates que laissent la maladie ou l'accident. Il y a les stigmates de l'alcoolisme et ceux qu'inflige l'emploi des drogues. Il y a la peau du Noir, l'étoile du Juif, les façons de l'homosexuel. Il y a enfin le dossier de police du militant et, plus généralement, ce que l'on sait de quelqu'un qui a fait ou été quelque chose, et "ces gens-là, vous savez..." Le point commun de tout cela ? Marquer une différence et assigner une place : une différence entre ceux qui se disent "normaux" et les hommes qui ne le sont pas tout à fait (ou, plus exactement, les anormaux qui ne sont pas tout à fait des hommes) ; une place dans un jeu qui, mené selon les règles, permet aux uns de se sentir à bon compte supérieurs devant le Noir, virils devant l'homosexuel, etc., et donne aux autres l'assurance, fragile, qu'à tout le moins on ne les lynchera pas, et aussi l'espoir tranquillisant que, peut-être, un jour, ils passeront de l'autre côté de la barrière.ÉPUISÉVOIR PRODUIT16,00 €
De la même catégorie
-
L'éthique aujourd'hui. Maximalistes et minimalistes
Ogien RuwenImaginez un monde dans lequel vous pourriez être jugé "immoral" pour vos actions non seulement à l'égard des autres, mais aussi de vous-même. Qui aimerait vivre dans un tel monde, où rien de ce qu'on est, pense ou ressent, où aucune de nos activités, fût-elle la plus solitaire, n'échapperait au jugement moral ? C'est pourtant ce que propose aujourd'hui l'éthique, largement ralliée aux thèses maximalistes d'un Aristote, qui nous recommande tout un art de vivre et pas seulement un code de bonne conduite en société, et de Kant, pour qui nous avons des devoirs moraux à l'égard d'autrui comme de nous-même. C'est oublier les éthiques alternatives, minimalistes, pour lesquelles le monde moral, moins envahissant, se limite au souci d'éviter de nuire délibérément à autrui. Toute l'histoire de l'éthique aujourd'hui est l'histoire de l'opposition entre maximalistes et minimalistes.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,50 € -
Qu'est-ce que l'esthétique ?
Jimenez MarcRésumé : L'esthétique est une fois encore à l'ordre du jour philosophique. Notre époque, pressée d'en découdre avec la fin proclamée de l'Art, tient pour évident l'objet de cette discipline. Or l'esthétique est relativement récente : la réflexion sur l'art est une histoire parallèle à celle de la rationalité. Marc Jimenez en retrace ici le développement. C'est au siècle des Lumières que l'esthétique s'autonomise, qu'elle conquiert ses lettres de noblesse, quand devient primordiale la question du Beau comme accès au sens, à la vérité. Alors s'ouvrent des voies diverses : la science du beau (Kunstwissenschaft) n'est pas la faculté de juger kantienne ni la philosophie de l'Art, entre tradition et modernité, imaginée par Hegel. D'où les grands changements de perspective opérés au XXe siècle : le tournant esthétique de la philosophie, inauguré par Nietzsche ; le tournant politique de l'esthétique (Lukàcs, Heidegger, Benjamin, Adorno notamment) ; le tournant culturel de l'esthétique (Goodman, Danto, etc.). Rarement un ouvrage aura dressé un panorama aussi exact qu'utile de l'esthétique d'hier à aujourd'hui, alors que l'art demeure, pour la philosophie, une question essentielle.ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,50 € -
La communauté qui vient. Théorie de la singularité quelconque
Agamben Giorgio ; Raiola Marilène118pages. 18x11x1cm. Broché.ÉPUISÉVOIR PRODUIT16,00 € -
Le Petit Larousse de la philosophie
Boillot HervéUne brève histoire de la philosophie : De sa naissance en Grèce antique aux mouvements de pensée postmodernes, en passant par le courant de l'humanisme ou celui des Lumières. Les grands débats de la philosophie, avec 50 grandes questions : Les classiques : l'homme est-il un loup pour l'homme ? En quoi le langage est-il spécifiquement humain ? L'Etat est-il l'ennemi de la liberté ? Les actuelles : l'embryon est-il une personne ? Y a-t-il un devoir de mémoire ? Peut-on dire qu'une civilisation est supérieure à une autre ? Faut-il protéger ou respecter la nature ? La morale a-t-elle sa place dans l'économie ? Un dictionnaire des auteurs et des concepts : Plus de 700 entrées consacrées aux philosophes, de Hannah Arendt à Ludwig Wittgenstein, et aux notions philosophiques majeures, d'absolu à vivant.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,70 €







