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Politique et sociétés au miroir de l’alimentation. Etudes de cas
Boutonnet Thomas ; Lemler David
PU STRASBOURG
24,00 €
Épuisé
EAN :9791034401512
Comment manger et cuisiner reflètent-ils l'évolution d'une société ? La question est ici abordée selon des aires géographiques et culturelles diverses (France, Chine, Iran, Israël, Turquie, Japon) et sous un angle interdisciplinaire très ouvert. Se nourrir est, pour l'espèce humaine, une nécessité biologique, mais c'est aussi un acte social, qui reflète et traduit, jusque dans ses modalités les plus concrètes, un certain état des rapports qu'entretiennent les membres d'un groupe social. Comment manger et cuisiner interagissent-ils avec la construction ou l'évolution d'une société ? Comment l'alimentation participe-t-elle à la construction des normes et des pratiques sociales et politiques d'une communauté humaine ? Cet ouvrage aborde ces questions au travers d'une étude de cas. Faisant dialoguer des aires géographiques et culturelles très diverses (France, Chine, Iran, Israël, Turquie, Japon) sous l'angle des différentes approches propres aux sciences humaines (histoire, sociologie, littérature...), son but est d'apporter un éclairage original et sans parti pris sur le rapport entre alimentation et changement social. Une approche résolument pluridisciplinaire et multiaréale au service d'une question qui, par sa formulation et le traitement qui en est ici donné, entend faire ressortir l' "humain" et le "social" au fondement des sciences qui leur sont théoriquement dédiées, mais qui, par le formalisme inhérent à toute approche théorique, ont souvent du mal à les envisager dans leur singularité et leur originalité vivante.
Hautereau-Boutonnet Mathilde ; Truilhé-Marengo Eve
Quelle(s) valeur(s) pour la biodiversité ? Alors qu'elle pourrait paraître saugrenue, la question, aujourd'hui lancinante, est même devenue incontournable. L'arrivée du discours économique sur la scène de la biodiversité a mis au jour le débat portant sur la protection de celle-ci à travers la valeur, ou plutôt les valeurs à elle assignées. Loin de se limiter à la dimension économique de la diversité biologique, le présent ouvrage met en effet le concept de valeur au pluriel. Il propose une mise à l'épreuve de la biodiversité par le biais d'un croisement disciplinaire en proposant de réfléchir à ce que, confronté à la biodiversité, le concept de valeur recouvre et suscite. Fruit d'une réflexion collective qui s'est tenue en 2014 à la Fondation des Treilles, l'objectif premier de ce livre était une recherche fondamentale visant à faire parler le droit sur la question des valeurs de la biodiversité. Initiée ici par des juristes, la recherche n'a pour autant pas perdu de vue le fait que sous la dalle des mots et dans les coulisses des notions réputées denses se nouent également des enjeux très pratiques. A partir d'une approche délibérément interdisciplinaire, aux dimensions à la fois théorique et empirique, il s'agit de contribuer à la révélation de l'ensemble des valeurs que l'on attribue à la biodiversité, pour mieux en renforcer la protection. La réflexion ici livrée, avant tout exploratoire, est ainsi loin d'être figée puisqu'elle repose sur des concepts pour l'heure non consensuels au sein de la communauté scientifique, et dont la cristallisation supposera des approfondissements successifs : il s'agit donc, on l'aura compris, d'un appel visant à mobilier les forces créatrices présentes dans toutes les disciplines.
Canali Laura ; Hautereau-Boutonnet Mathilde ; Trui
Procès et changement climatique De la confrontation du procès et du changement climatique émerge une analyse féconde à une époque où les actions en justice relatives aux causes ou aux effets du changement climatique se multiplient en France ainsi qu'à l'étranger. Au-delà de l'actualité de son objet, une étude relative au procès climatique possède le double intérêt d'étudier les règles de droit formel qui règlent l'organisation et la procédure des tribunaux ainsi que les règles de droit matériel qui déterminent le contenu des solutions juridictionnelles retenues par les juges. Façonné par sa dimension collective, transnationale, transgénérationnelle, technique, le litige climatique peut être qualifié de complexe tant en raison des problématiques juridiques qu'il soulève que dans les réponses qu'il implique. Ces éléments conduisent à s'interroger sur la capacité du droit du procès à réceptionner cette catégorie de litige, ainsi qu'à l'aptitude du juge de trancher le litige climatique en disant le droit. L'apparition de tels litiges met en doute alors la capacité du procès à apporter des solutions à des questions juridiques inédites tant du point de vue du droit procédural que du droit matériel. Or, si les points d'achoppements s'avèrent nombreux, il existe un puissant espace de conciliation entre le procès et le changement climatique. Malgré la mise à l'épreuve du droit que soulève l'apparition de ce contentieux, l'étude entend démontrer que le procès est actuellement un puissant facteur de réalisation du droit du changement climatique car en disant le droit pour trancher le litige, le juge découvre le sens et les effets des normes juridiques qu'il applique.
Objectifs, Pratiques et Difficultés du contrat dans la lutte pour la protection de l'environnement Dans le prolongement de l'ouvrage paru en 2024 sur " Les grandes notions du droit de la responsabilité civile à l'aune des mutations environnementales ", il apparait désormais logique et essentiel de s'interroger sur les implications des mutations environnementales contemporaines sur les instruments volontaires, en particulier les contrats et les engagements.
Professeur à la faculté de droit d'Orléans depuis son concours d'agrégation de droit privé, Catherine Thibierge est réputée pour ses travaux de recherche en droit des obligations et en théorie du droit. En droit des obligations, elle a renouvelé les questions communes aux nullités, aux restitutions, au contrat et à la responsabilité de l'avenir. Ce renouvellement a permis de prendre en compte les générations futures et l'environnement, et a contribué à l'essor du solidarisme contractuel. En théorie du droit, elle a porté haut l'Ecole d'Orléans. Cette Ecole de pensée questionne la mutation des normes juridiques au croisement des autres types de normes. Elle a dirigé des thèses ainsi que des ouvrages collectifs qui ont marqué la doctrine en proposant des concepts inédits et opératoires pour diagnostiquer les normes contemporaines : le concept de force normative, le processus de densification normative et la notion-fonction de garantie normative.