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La signification. Contribution à une linguistique de la parole
Bouton Charles
KLINCKSIECK
60,00 €
Épuisé
EAN :9782252019634
Le langage est le lieu de tous les possibles et de tous les impossibles. Par le langage l'homme exprime la ralit, la dpasse et la nie au niveau de l'imaginaire. Par quels chemins a-t-il pris conscience de ce pouvoir des mots sur les choses, sur son intelligence et sur sa sensibilit ? La thorie de la signification s'est d'abord construite partir d'une prsupposition selon laquelle les mots postulent les choses. Mais le sens d'un nonc se rvle bien souvent partir de la ngation d'une telle relation, car l'usage que l'homme fait de son langage repose frquemment sur la libert qu'il exprimente partir des mots de recrer un imaginaire qui s'oppose aux donnes du rel. C'est dans l'espace historique et dans celui, actuel, des thories linguistiques qu'il convient de proposer une interprtation des relations complexes de l'homme avec son langage. Le problme du sens est actuellement au cur des proccupations de la linguistique. Cet ouvrage de rflexion s'efforce d'clairer le problme du sens la fois dans ses aspects diachroniques et synchroniques, tout en faisant siens les cadres thoriques hrits de Saussure et de Guillaume. La dmarche suivie bouscule bien des barrires et se limite volontairement l'esquisse d'une thorie de la signification intgrant les dimensions convergentes d'une systmatique de la langue, de la pragmatique du discours et d'une ontognie du sens qui se construit d'abord dans le champ clos de toute conscience individuelle. La cl de toute thorie linguistique, dpassant la langue saisie comme un objet, se trouve dans une approche neurolinguistique qui replace le sujet parlant au cur du dbat. Si cet ouvrage heurte quelques principes et peut susciter de violentes ractions, sinon des contestations, conduisant poser les problmes sous des jours nouveaux, il aura atteint son but essentiel.
Toute pensée de l'histoire est confrontée à une antinomie, qui oppose invariablement la thèse qu'il existe un sens de l'histoire, à l'antithèse qui voit dans le cours des événements un chaos absurde. Ce livre se propose d'analyser la structure de cette antinomie, et d'esquisser à partir de là un tableau d'ensemble des théories de l'histoire développées en Allemagne des Lumières à nos jours. Nous défendons l'idée que loin d'être une simple "sécularisation" croissante de la Providence, celles-ci expriment plutôt une montée en puissance du motif de la liberté et du "principe de faisabilité", selon lequel les hommes sont les auteurs de leur histoire. La première partie retrace l'émergence de l'antinomie de l'histoire chez Herder, Kant, Schelling et Fichte, et les solutions qui lui sont à chaque fois données. La partie centrale étudie la manière dont Hegel a révolutionné la pensée de l'histoire, en détrônant la Providence au profit de la raison, la notion de nature pour celle d'historicité. Le procès de l'histoire signifie chez Hegel à la fois que l'histoire est un processus, et qu'elle est un tribunal où l'esprit du monde exerce son droit absolu. Mais au cours du XIXe siècle, l'expression prend la forme d'un génitif objectif, elle devient une mise en accusation de l'histoire à laquelle il est reproché d'être une vallée de larmes pour l'humanité. La dernière partie, qui part de ce renversement, porte sur la postérité de la philosophie hégélienne de l'histoire chez des auteurs comme Marx, Dilthey ou Adorno. En contrepoint de la tendance actuelle au pessimisme, nous nous demandons ce que peut encore nous apporter aujourd'hui, après les catastrophes du XXe siècle, la pensée hégélienne de l'histoire Biographie de l'auteur Christophe Bouton est maître de conférences en philosophie à l'Université Michel de Montaigne Bordeaux III. Ses travaux portent principalement sur la pensée allemand e Kant à Heidegger
Girard Charles ; Le Dantec Tangi ; Boudon Thomas ;
Depuis des siècles, il est communément admis que l'on vit mieux à la campagne et dans les villes petites ou moyennes que dans les centres denses des métropoles. Moins de "stress", de pollutions, de risques de contagion par voie d'épidémies, et moins de promiscuité auraient pour conséquence un "mieux-être" général ? condition sine qua non, dans un monde en voie d'urbanisation généralisée, d'un cadre de vie "durable". Or, paradoxalement, les statistiques récentes font apparaître que c'est aujourd'hui dans les hyper-centres (Paris intra-muros, Manhattan, etc.) des métropoles modernes (Paris, New York, Londres, Tokyo, Singapour, Hong Kong et même Shanghai) que l'on vit le plus longtemps. Bien entendu, la longévité des habitants n'est pas le seul indicateur du "bien vivre". Bien entendu ce constat s'inverse (plus ou moins) dans les mégapoles du quart-monde ou des pays émergents. Et bien entendu aussi, dans les métropoles modernes, ce privilège des hyper-centres denses a peut-être pour prix la dégradation des conditions du bien-être dans les périphéries diffuses. Reste qu'il y a là un paradoxe qui mérite d'être interrogé : quelles sont en effet, par-delà les évidences portant sur les niveaux de vies différents et la qualité des services, les causes d'un tel phénomène qui bouscule bien des idées reçues ? Et quelles sont surtout les conséquences qu'il convient d'en tirer en matière d'urbanisme durable ? C'est à l'analyse de cette configuration inédite du bien vivre urbain contemporain, condition essentielle d'une ville durable, qu'est consacré ce travail de recherche dans le cadre de la Fondation d'entreprise AIA.