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N.I.M.B.Y.. Suivi de Dialogues avec un calendrier bulgare
Boutinova Veronika ; Doutreligne Louise
ESPACE INSTANT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782915037845
N.I.M.B.Y. : à Calais, Jean-Bert loue sa chiotte-douche aux migrants de passage, profitant de la misère des étrangers pour adoucir un tant soit peu la sienne ; c'est dans cette pièce sordide qu'il assistera malgré lui à l'accouchement d'une réfugiée africaine. Dialogues avec un calendrier bulgare : un quinqua solitaire discute avec la femme dénudée d'un calendrier érotique, qui prendra bientôt chair pour le supplier de lui faciliter l'obtention de la nationalité française. Veronika Boutinova est une auteure du lieu : ses personnages en errance cherchent un endroit où vivre bien. Ses deux pièces nous parlent aussi de l'accueil fait en France à des hommes, des femmes en quête d'un quotidien banal et sécurisant. Les situations sont rudes, les relations humaines rugueuses, pourtant il se dégage des pièces de l'auteure et de sa langue poétisée un humour ténu, grinçant, et surtout un souci d'humanité, un appel à la lucidité et à l'altruisme. Oeuvre publiée aux éditions l'Espace d'un instant, à l'initiative de la Maison d'Europe et d'Orient et avec le concours du Centre national du Livre.
Mimosa a le sourire plus étrange et fragile que celui de Mona Lisa. Peut-être parce qu'elle vit un petit tracas : Savoir si son Popa est vraiment son Popa. Dans les Hauts-de-France, on dit d'une fillette qu'elle est une petite tratra, lorsqu'elle est un peu délurée, pleine d'énergie, une sacrée chipette. Mimosa est une tratra sans tracas jusqu'au jour où elle doute de la paternité biologique de son Popa à la suite de confidences entendues dans la bouche de ses parents. Conseillée par son amie Carmela, elle va demander à son Popa de faire une prise de sang pour une recherche A. D. N...
Depuis trois décennies, les zones cotonnières de la vallée de la Bénoué au Nord Cameroun sont le lieu d'accueil des populations appelées "migrantes". De religion animiste ou chrétienne et d'origines ethniques multiples, elles s'installent sur les territoires dominés depuis deux siècles par les chefferies foulbé musulmanes, les Lamidats. Leur présence est tolérée sur les lieux d'accueil en tant que force productive pour la culture cotonnière, mais leur reproduction sociale et culturelle les maintient dans un statut d'allochtones. Ce caractère dédoublé des migrants révèle l'ambiguïté de leur gestion sur les territoires foulbé. Un détour par l'histoire témoigne de la récurrence du phénomène. Cette étude montre le mouvement individuel et instable dans lequel sont pris les migrants. Ces derniers représentent-ils un des points d'équilibre d'un enjeu politique national ? Dans quelle mesure leur contribution aux élections multipartistes de 1992 a-t-elle pu, en dissociant leur choix politique individuel de leur appartenance territoriale, soutenir le parti au pouvoir, via le Lamido (chef traditionnel) ? Ceux des autochtones foulbé qui sont sympathisants de l'opposition, s'y maintiendront-ils ? Seront- ils invités en cela à troquer leur légitimité territoriale pour une autre identité qui n'est pas sans lien avec un Islam dont il faudra alors renégocier la place dans le champ politique ?
Le cas de l'apprentissage du français L3 étudié dans un contexte universitaire bulgare reflète la situation de nombreux autres jeunes qui apprennent le français après l'anglais L2. En constatant des difficultés fréquentes à l'écrit, il importe de repenser l'approche didactique pour répondre aux besoins du public plurilingue. Les dispositifs dynamiques de formation hybride avec appui sur le numérique semblent susceptibles d'encourager la créativité et d'accélérer l'apprentissage. Les tâches proposées visent à la fois à assurer une utilisation authentique de la langue cible et un entraînement raisonné et collaboratif à l'aide d'outils numériques multilingues. Evaluées positivement par les étudiants, ces tâches obtiennent également une validation sociale réelle grâce au partage des productions avec un public francophone. Le rôle facilitateur de l'anglais est observé en analysant les stratégies des apprenants à partir du niveau A1 jusqu'au niveau B2.
Le concept de transformation est omniprésent dans la psychanalyse, bien qu'il soit rarement utilisé d'une manière spécifique. C'est seulement avec Bion qu'il prend une signification particulière, c'est-à-dire qu'il devient un concept absolument central, définissant une nouvelle théorie et une nouvelle technique pour la psychanalyse. Au départ, Bion ne fait que proposer une théorie de l'observation en psychanalyse plus efficace et susceptible d'augmenter le niveau formel des concepts psychanalytiques. Mais bien vite, il en arrive à la définition d'un nouveau paradigme. Contrairement au paradigme classique, ce dernier peut être défini comme esthétique ou intersubjectif. La relation mère enfant est le modèle central de ce nouveau paradigme. Et la transformation est un outil des plus précieux (" clarificateur [illuminating] ") pour saisir l'évolution de l'expérience émotionnelle de la séance. Le concept de transformation permet de rendre l'analyste plus réceptif au discours inconscient et au spectre des manifestations oniriques en séance : rêverie, transformation en rêve, transformation en hallucinose, flash onirique, rêverie " somatique ", etc. C'est cela qu'il s'agit d'analyser dans ce numéro issu des communications du 78e Congrès des psychanalyste sde langue française. A propos de la revue : Première revue internationale de psychanalyse en langue française, fondée sous le patronage du Pr Sigmund Freud, la revue existe depuis 1927. Elle a été et reste partie prenante de tous les débats qui ont animé et animent le monde psychanalytique. La Revue française de Psychanalyse les publie, et les confronte aux données freudiennes classiques et post-freudiennes ainsi qu'aux avancées contemporaines des autres sciences humaines, de la psychiatrie et des neurosciences.
Extrait de la préface de Gilles BoulanLes parents ont quitté la campagne pour venir s'installer à la ville. Ils se sont arrêtés sur la colline des anges et des djinns au-delà du périph, cette frontière infranchissable entre leur bidonville, la décharge, l'usine toxique de «Stop herbe» et la ville. Vingt ans plus tard, «leurs enfants sans nombril» rêvent de partir à leur tour. Cette fois beaucoup plus loin, où un autre périphérique les séparera de la belle ville. Une seule chose aura réellement changé, ces jeunes gens «mauvaises herbes» auront plutôt recours à la bonne fée marraine de la télévision qu'à la gitane et à sa magie.Avec une belle intelligence, une grande simplicité de moyens et beaucoup d'émotion, Sedef Ecer raconte la similitude des destins, l'éternité de cette misère qui reproduit les mêmes schémas dans les pays en développement comme dans les pays développés. L'exclusion, le recours à des travaux dangereux (l'usine de sablage des blue-jeans a remplacé l'usine de production d'herbicide), la seule force du rêve pour nourrir un quelconque espoir.
L'action d'Angry Bird se déroule dans un village qui voit naître un conflit religieux entre ses habitants. Autrefois vivant en bonne intelligence, ils doivent à présent faire face à une radicalisation d'un autre âge. Dans le même temps, deux adolescents, l'un issu d'une famille chrétienne et l'autre d'une famille musulmane, se découvrent mutuellement, autour d'une tablette électronique. Ils se retrouvent ainsi chaque soir pour jouer ensemble, alors que leurs pères tentent de se dresser contre ce rapprochement et que la tension monte tout autour d'eux. Mais ces Roméo et Juliette du Caucase décident de créer leur propre jeu. Le village, les parents et les dieux deviennent les jouets d'une lutte cruelle et impitoyable, à la fin apocalyptique. Le jeu devient plus brutal encore que la réalité et prend une dimension prophétique.
Un homme raconte une journée de son existence, alors qu'il n'est plus. Est-il mort, est-il simplement absent au monde ? Qu'importe, il accompagne son propre personnage à travers une après-midi, lors de laquelle il tente de renouer le dialogue avec une jeune femme, qu'il a quittée sans explication, et son père, un vieil homme avec lequel il n'a jamais réussi à communiquer. "Dans ce périple minuscule, qui devient un chemin du dévoilement, ou de réparation, des leurres s'effondrent, des mensonges prennent l'eau. Se dévoile la fausseté de l'amour, le leurre de l'amour du père et de la mère, du père amoureux d'une autre femme, et de la relation de notre homme et de cette femme qu'il n'a jamais su aimer non plus. Ou jamais pu. La crudité, la cruauté du réel, on pourrait s'y enfoncer, s'y perdre facilement. Et quelque chose, alors qu'on ne s'y attendait pas, vient tout sauver..." (Eugène Durif)
A l'été 1993, de nombreux artistes et intellectuels convergent vers Sivas, en Anatolie. La quatrième édition du festival est prévue en ville, en présence d'Aziz Nesin, le célèbre écrivain qui vient de traduire Les Versets sataniques, de Salman Rushdie. Le 2 juillet, sous le regard impassible des autorités, une foule surexcitée et manipulée par les islamistes radicaux assiège puis met le feu à l'hôtel Madimak, où se trouvent les participants. Trente-sept personnes, journalistes, écrivains, poètes, comédiens et musiciens, majoritairement alévies, y perdent la vie. Genco Erkal est déjà connu pour ses prises de position publiques concernant la vie sociale, politique et religieuse de son pays, la Turquie. En 2007, il décide donc de composer une pièce documentaire sur ce massacre et collecte toutes sortes de témoignages sur cette journée noire de l'humanité. Le spectacle est créé en 2007 à Istanbul avant d'être accueilli en 2009 au Théâtre des Célestins à Lyon, dans le cadre de Sens interdits.