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Penser le pouvoir au Moyen Age ( VIIIe-XVe siècle). Etudes d'histoire et de littérature offertes à F
BOUTET
ULM
38,70 €
Épuisé
EAN :9782728802562
L'histoire politique est redevenue un des axes majeurs de l'histoire médiévale. Mais il ne s'agit plus du simple récit événementiel des règnes et des batailles. Les mécanismes du pouvoir, au sens le plus large, la sociologie des gouvernants, leur culture, les réflexions théoriques et pratiques qu'eux-mêmes ou les clercs à leur service ont menées sur l'exercice du pouvoir, les représentations et les symboles liés à la souveraineté sont désormais au c?ur de l'histoire politique du Moyen Age occidental. Celle-ci est aujourd'hui inséparable d'une histoire culturelle qui se situe elle-même au carrefour de l'histoire des mentalités et de celle des productions intellectuelles, écrites ou figurées. Les vingt essais ici réunis en l'honneur de Françoise Autrand, qui a été en France l'une des pionnières de ce renouveau historiographique, abordent avec précision la plupart de ces thèmes. De l'époque carolingienne à la fin du XVe siècle, de la Bohême à l'Italie en passant par les états bourguignons et le royaume de France, et à travers les sources les plus diverses - du fabliau à la chronique, du traité savant aux actes de chancellerie, de la parole à l'image -, ils balisent un champ encore largement ouvert de la recherche historique.
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Tous les combats politiques de Simone Weil (dans le syndicalisme ouvrier, aux côtés des Républicains en Espagne, à Londres auprès de la France libre) se sont accompagnés d'une intense activité d'écriture, à la fois tentative d'agir sur la conjoncture politique et travail moral d'accommodation avec le monde. Cette écriture est à l'image d'un engagement impossible et nécessaire: sans illusion mais imposé par l'expérience du déracinement, en particulier dans l'épreuve de la guerre. Les lectures présentées ici, centrées sur les années 1937-1943, suivent les différentes formes que prend une oeuvre écrite au contact du malheur, une écriture en guerre, déchirée et critique.
A la fin de la République romaine, deux figures contrastées ont dominé la scène philosophique le Romain Cicéron et Philodème de Gadara, un Oriental hellénisé. Le rôle de Cicéron est bien connu, au moins comme historien de la philosophie ; celui de Philodème, le maître épicurien de la baie de Naples, commence seulement à l'être, depuis que sont réédités scientifiquement les textes transmis par les papyrus d'Herculanum. Il restait à étudier de près les liens unissant ces deux contemporains dont les ?uvres présentent des problématiques qui méritent d'être comparées, sur la politique, l'éthique, la théologie et surtout sur l'esthétique (rhétorique, poétique et musique) tel est l'objet de ce volume qui rassemble une bonne vingtaine de contributions de spécialistes français et étrangers. Leurs travaux font apparaître la fécondité philosophique des polémiques conduites par Cicéron et par Philodème et dessinent des perspectives nouvelles et prometteuses pour l'étude de la polémique philosophique en milieu romain.
Les seize textes réunis dans ce volume visent à aborder l'histoire des pouvoirs dans l'espace français au cours des deux derniers siècles du Moyen Age de façon à la fois variée et précise : historiographie, iconographie, lexicographie, approche quantitative des phénomènes, étude voire édition de textes didactiques et de documents d'ordre diplomatique ou administratif... Les différentes méthodes appliquées par les historiens récents du fait politique reçoivent ici application et illustration. Les exposés synthétiques voisinent à dessein avec les enquêtes menées autour d'une controverse ou d'une péripétie particulière. Figurent aussi bien les conceptions et les représentations des pouvoirs que les mécanismes qu'ils utilisent et les pratiques auxquelles ils ont recours. Sans doute le pouvoir des rois de France, sa nature, son exercice, occupent-ils la première place mais les réactions individuelles ou collectives de leurs sujets, leurs attentes et leurs craintes ont largement retenu l'attention, tandis que se trouve souligné le rôle déterminant des princes, qu'ils appartiennent ou non à la maison de France. Indissolublement liées, quelques questions majeures se posent à propos du royaume de France à la fin du Moyen Age : quels pouvoirs ses souverains étaient-ils en mesure d'exercer ? Quel type de gouvernement s'efforçaient-ils de promouvoir ? Quels contre-pouvoirs, quel autre modèle les princes pouvaient-ils ou souhaitaient-ils leur opposer ? A ces interrogations, des éléments de réponse sont fournis, à partir d'approches originales.